Ecrits dans la cendre. Anthologie de la poésie hébraïque de l'après-Shoah
Ben-Shaul Moshe ; Ya'oz Hana ; Mandel Yankel
TIRESIAS
13,00 €
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EAN :9782908527483
Sur nos doigts, à toujours, dans notre âme et notre coeur, un feu saigne. A nos pieds, sous notre semelle et dans le vent encore mauvais qui siffle dans nos crânes, la cendre de ces écrits chuinte à notre devenir. Les larmes et la douleur de ces humains exterminés sont. Comme des fantômes, à pas immortels, leur ombre hante notre demain, la civilisation sera pour l'éternité marquée du sceau de cette infamie faite à l'Homme. Qu'ils furent victimes ou pas, ces poètes ici pleurent et intentent comme un cantique de douleur le souvenir. Tous, déportés ou pas, tous ont cette marque, cette empreinte, nul ne peut l'oublier, la gommer, ôter ce tatouage du malheur laissé aux volutes des cheminées par les victimes. Dans la bourrasque de nos jours mauvais, en ces heures cruelles où l'insulte est verbe dans la parole négationiste à ces êtres exterminés, à cette part de notre humanité 'persécutée, ces textes sont nécessaires. En ces instants où l'ignoble amnésie ou plus atrocement la perverse pensée voudrait refaire l'histoire et la tragédie de ces enfants, de ces femmes, de ces hommes, de ces vieillards, ces poèmes sont la chair de notre naissance. Tous ces poèmes trouvés, recensés et présentés par Moshe Ben-Shaul nous exhortent à nous souvenir, mais aussi à graver dans le sillon de notre mémoire collective la plaie purulente que fut à l'humanité la Shoah. Que tous, au travers de ces paroles de l'impossible oubli, nous recueillions l'instant où l'incandescence de cette tragédie s'offre cendre. Michel Reynaud
Nombre de pages
110
Date de parution
20/08/2001
Poids
160g
Plus d'informations
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EAN
9782908527483
Titre
Ecrits dans la cendre. Anthologie de la poésie hébraïque de l'après-Shoah
Auteur
Ben-Shaul Moshe ; Ya'oz Hana ; Mandel Yankel
Editeur
TIRESIAS
Largeur
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Poids
160
Date de parution
20010820
Nombre de pages
110,00 €
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Dès que je me mets à classer, à ranger je me sens mieux. Ceci étant, je râle souvent en classant, j'ajouterais donc que le bonheur pour moi, C'est de râler en classant. L'inquiétude pour moi c'est de me dire : ai-je tout classé ? L'inquiétude pour moi c'est de trouver une liste, Et ne pas savoir où la classer. La vie est faite de tout : De grandes théories sur les limites de l'art Mais aussi du climatiseur qui marche mal. A propos où est passé le mode d'emploi... Ben note consciencieusement tous ses états d'âme, sa recherche de la vérité, ses notes sur l'ethnisme, sur le sexe ou sur le monde de l'art contemporain dans des newsletters quotidiennes. Avant de basculer sur le net, ces billets d'humeur faisaient déjà l'objet d'un mensuel photocopié que les happy few de l'art s'arrachaient. Mes Démangeaisons propose une sélection de textes, intégraux ou partiels issus de centaines de newsletters.Ce recueil offre une vision synthétique de l'univers de l'artiste que vous pourrez retrouver dans sa multiplicité et complexité sur le site internez: www.ben-vautier.com
Ben a vécu plusieurs vies : polyglotte, il a constamment voyagé pendant son enfance, aiguisant son sens de l'observation et de la dérision pour pallier le manque d'affection dont il a souffert. L'humour et l'art du décalage sont ses armes. Il est avant tout philosophe et transmet, dans des tableaux d'une simplicité apparente, la profondeur de ses expériences, ses sentiments, ses revendications, ses dénonciations. Il est aussi l'un des fers de lance du mouvement Fluxus, né dans les années 1960, qui réunissait plusieurs artistes de domaines variés, inspirés par le dadaïsme et animés de l'envie de saper les catégories officielles de l'?uvre d'art et des institutions traditionnelles.
Un livre magnifiquement illustré, riche, drôle, parfois émouvant, qui nous plonge dans l'univers de l'artiste et nous pousse à réfléchir à notre vie de chaque instant. Ben a choisi de philosopher et de poser des questions essentielles sur l'être et le néant, le temps, la mort, l'amour, etc. Mais que le lecteur se rassure : l'humour, l'émotion, le doute, la réflexion, etc. sont convoqués à tout instant ! On découvre aussi que les célèbres calligraphies et écritures de Ben sont bien plus complexes qu'il n'y paraît : d'abord par leur contenu et leur association aux images, ensuite par leur support et enfin leur technique. Contrairement aux apparences, Ben ne se répète jamais.
Geneviève est âgée de trois ans à Saint-Ouen quand je nais dans la Creuse, dans une France encore occupée. A la fin des combats, ma famille s'installe à Auxerre dans la maison de mes arrière-grands-parents, Geneviève suit ses parents en Allemagne où son père officier occupe un poste universitaire. Rien ne peut prédire que nos chemins vont se croiser. Je grandis, entourée de mes parents, de mon frère, de mon petit oncle, choyée par ma grand-mère qui va me transmettre sa culture. Geneviève et sa famille quittent l'Allemagne, pour Auch, puis Auxerre, où son père est nommé inspecteur d'académie. Elle fréquente le lycée, puis entre à l'Ecole normale. Elle parvient en quatrième année, où je suis encore en seconde au lycée. Je suis les cours du groupe théâtral Cadet Roussel où mon frère, un jour, arrive accompagné de Geneviève. Pour s'amuser, il emmêle nos chevelures alors que, assises dos à dos, nous écoutons Verlaine. Nous devenons plus que des soeurs. Comme des jumelles, nous vivons désormais en miroir l'une de l'autre. La magie va durer cinquante ans. Nous suivons des parcours de vie différents, mais menons les mêmes combats, pour notre liberté de femmes. Jusqu'à ce que Geneviève, atteinte d'un cancer du poumon et d'une tumeur du cerveau, décide de couper le ruban de sa vie. Elle me laisse orpheline inconsolable.
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.
Ces pages ouvrent un nouveau chantier de recherches et d'investigations sur notre Histoire du XXe siècle. Nous proposons d'ouvrir le dossier sur les prisonniers de guerre de 14-18 pour découvrir le petit peuple des prisonniers poilus, du deuxième classe au sous-officier, ce combattant devenu prisonnier dont on parle trop peu souvent, et le mépris qu'on lui porte fait en sorte qu'on ignore la tragédie de sa condition. Plus terriblement, sont mis à jour les sévices et l'horreur qu'ont subis les populations civiles - enfants, femmes, invalides, vieillards. Jean-Claude Auriol fait appel tant à la littérature qu'aux correspondances, travaux de la Croix-Rouge, rapports administratifs pour relater l'horreur des faits vécus. L'auteur écrit : " Sans doute est-il bien tard pour parler encore de la guerre... Cependant un chapitre reste encore trop ignoré, celui des prisonniers de guerre français en Allemagne... certains témoignages furent détruits par les Allemands en 1940, à leur arrivée en France... à l'époque, être prisonnier était avilissant. " Citons cet exemple : en plein Sénat en 1916, un général déclarait : " Les prisonniers ne sont pas intéressants, ce sont des chevaliers de la crosse en l'air et des embusqués. " La mémoire collective a oublié que le prisonnier de guerre est passé par le front. Ces hommes partirent vers le nord, l'est ou le sud de l'Allemagne. Ils connurent la faim, la soif, l'insomnie et la plupart en ont gardé un souvenir pénible d'ennui, de privations et de rigueurs. Travail et devoir de mémoire, mais œuvre de Justice.