Ce nouvel ouvrage de Didier Ben Loulou dépeint, sur un mode inattendu, son existence solitaire durant tout un hiver passé à Safed (Galilée). Il retient les menus événements qui jalonnent la vie de ses habitants. Le photographe part à la recherche de la dimension secrète et spirituelle de cette ville qui fut au xvie siècle un haut lieu du mysticisme juif. Ce récit entremêle des réflexions sur une quête intérieure, la littérature et décrit sa rencontre avec une femme, Rebecca. Ces deux êtres se cherchent et se perdent au milieu d'une nature rendue presque immobile par l'hiver ; arpentant d'anciens cimetières tout droit sortis d'un monde onirique, ils sont liés par une forme d'ouverture sur l'invisible. Ce récit d'une séparation, d'un amour pour un être et une région, est porté par une prose poétique.
Nombre de pages
79
Date de parution
05/07/2018
Poids
298g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782369801269
Titre
Un hiver en Galilée
Auteur
Ben Loulou Didier
Editeur
ARNAUD BIZALION
Largeur
150
Poids
298
Date de parution
20180705
Nombre de pages
79,00 €
Disponibilité
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Je t'écris devant les fenêtres de mon hôtel qui donnent sur les contreforts de l'Himalaya, là où, me semble-t-il, le Gange prend sa source. On voyage parce qu'on ne sait pas où on aimerait vivre. La route devient alors l'espoir d'un ailleurs qui recule en même temps que l'horizon".
Les notes de Didier Ben Loulou nous guident depuis une île des Cyclades jusqu'à la vieille ville de Jérusalem. Ses réflexions portent autant sur sa pratique photographique que sur la mémoire juive, les relations complexes entre la littérature et les images, son dialogue avec la nature, son expérience de la violence et le lien meurtrier entre religion et fanatisme.
Didier Ben Loulou, photographe, tient un journal durant une année, du 12 janvier 2020 au 12 janvier 2021. Il y décrit son quotidien, tandis qu'il s'engage, après son dernier ouvrage paru sur la Corse, dans un nouveau projet photographique sur le désert et les paysages de Judée. Dans ces notes, il livre ses réflexions sur la solitude, le sentiment amoureux, le sens de la vie, le besoin de liberté, l'oeuvre à mener, la recherche de la rencontre charnelle avec la nature, le rapport à la photographie, au voyage, à la Méditerranée, qu'il parsème de textes tirés de ses lectures, sacrées et profanes, et d'entretiens avec un vieux rabbi iconoclaste. Même si le monde court à sa perte, Didier Ben Loulou dit comment donner à sa vie un peu de lumière en combattant le désespoir, la mélancolie malgré la folie et l'aveuglement généralisés. Il fait sienne la phrase de Hölderlin : "Nous ne sommes rien. C'est ce que nous cherchons qui est tout".
Un avertissement perturbant qui s'impose à la conscience, la sensation que quelque chose est annoncé. Une prémonition. La vision récurrente d'une très jeune enfant courant dans les dédales d'un labyrinthe sombre ou en équilibre sur les anneaux de Saturne, sont un cheminement aux confins du réel, avec la nostalgie de la douleur de l'avant, mais aussi la peur de l'après qui fait revenir en arrière. Le travail de Cécile Menendez, inspiré d'événements survenus dans sa propre vie, nous ouvre les portes d'un univers, mystérieux, onirique. Le temps y est suspendu, le récit est flottant, entre prophétie et réalité.
Bourret Eric ; Cogne Olivier ; Spillemaecker Chant
En réponse à l'invitation du musée Dauphinois (Grenoble), animé par la découverte de nouveaux espaces, il a consacré les hivers 2015-2016 à arpenter, photographier les montagnes situées en Belledonne, Dévoluy, Oisans et Vercors, quatre massifs emblématiques de l'Isère et des Alpes. Nées de cette collaboration, ses images transcrivent cette nature remarquable.
Entre 1975 et 1995, alors que les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles sont en pleine adolescence, Pierre-Jean AMAR, tout jeune homme côtoie les plus grands photographes du monde. Débats, stages, soirées au théâtre antique, réceptions, vernissages, .. le monde (alors petit) de la photographie se retrouve, discute, s'aime, invente, innove, ... Dans ces photographies nous retrouvons toute l'ambiance de ces fortes années, quand les Rencontres d'Arles s'appelaient RIP.
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.