Ben Barka Bachir ; Gallissot René ; Buttin Maurice
PETITS MATINS
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EAN :9782363831934
Le 30 octobre 1965, Mehdi Ben Barka était enlevé devant la brasserie Lipp, à Paris, où un traquenard lui avait été tendu : il croyait se rendre à un déjeuner de travail concernant un documentaire sur la décolonisation. Son corps ne sera jamais retrouvé. Débute alors "l'affaire Ben Barka", pour le moins rocambolesque, impliquant les services secrets français, des truands notoires et la police secrète marocaine. Un demi-siècle après, le degré exact d'implication de l'Etat français n'a toujours pas été clairement déterminé. En introduction, Maurice Buttin, l'avocat de la famille depuis le début, revient sur ces événements et le long processus judiciaire qui a suivi. Bachir Ben Barka, le fils de Mehdi, qui avait 15 ans quand son père a disparu, revient sur sa perception des événements et sur la place de son père dans les combats anticoloniaux au Maghreb. L'historien René Gallissot apporte un éclairage historique permettant de mieux appréhender le corpus de textes de Mehdi Ben Barka présenté dans cet ouvrage. Ces textes, pour certains inédits (articles, extraits de livres, appel...) témoignent des combats du leader tiers-mondiste et panafricaniste, qui fut notamment chargé d'organiser la participation des mouvements révolutionnaires du tiers-monde à la conférence tricontinentale de la Havane (1966).
Nombre de pages
138
Date de parution
08/10/2015
Poids
164g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782363831934
Titre
Mehdi Ben Barka, 50 ans après
Auteur
Ben Barka Bachir ; Gallissot René ; Buttin Maurice
Editeur
PETITS MATINS
Largeur
130
Poids
164
Date de parution
20151008
Nombre de pages
138,00 €
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Cette nouvelle édition enrichie, précédée par une préface de Bachir Ben Barka, fils aîné du leader marocain, rappelle la situation intérieure du Maroc avant 1956, puis décrit les événements qui ont suivi l'indépendance jusqu'à la "disparition" de Mehdi Ben Barka, l'un des grands hommes du Tiers-monde, enlevé le 29 octobre 1965 à Paris. Il témoigne du combat mené par le meneur de l'opposition marocaine pendant dix années et évoque la répression féroce exercée par le pouvoir féodal contre cette opposition. Il souligne combien l'hostilité du roi Hassan II à l'encontre de Ben Barka remonte aux premiers jours de l'indépendance, le souverain n'étant alors que le prince Moulay-Hassan. A travers L'affaire Ben Barka, le livre montre l'action déterminante dans ce crime d'agents marocains aux ordres du roi. Il dévoile le rôle joué par des policiers et hommes des services secrets, voire de hautes personnalités françaises, soit consciemment, soit par négligence. "Ce qui s'est passé du côté français n'a rien eu que de vulgaire et subalterne" a déclaré le général De Gaulle. Est-ce bien exact ? Tout semble démontrer aujourd'hui le contraire. Cinquante années ont passé. La "disparition" de Ben Barka demeure toujours un mystère et la famille Ben Barka ne peut faire son deuil. Par qui a-t-il été tué ? Comment ? Où repose son corps ? La vérité est à Rabat. Mais ce mort fait-il encore peur au pouvoir marocain ...
Ben Barka Mehdi ; Ben Barka Bachir ; Maspero Franç
Aru pour la première fois en 2000 avec une préface de François Maspero et une introduction de René Gallissot, cette réédition bénéficie d'une nouvelle introduction de Bachir Ben Barka et de textes issus de conférences, articles, interviews, éditoriaux publiés dans le journal l'Istiqlal dont Mehdi Ben Barka était le directeur. Les 26 textes sont présentés dans l'ordre chronologique de publication, rendant compte de l'évolution des problèmes auxquels la construction du Maroc indépendant, et les processus de décolonisation ont été confrontés. Ils traitent aussi bien de l'enseignement, de l'agriculture, de l'économie que des relations franco-maghrébines. Les notes, la chronologie et l'index donnent des repères sûrs aux lectrices et lecteurs, rendant accessible à un jeune public les questions - toujours actuelles - de l'époque.
L'irruption des fondamentalismes religieux sur la scène médiatique et politique mondiale est l'un des phénomènes majeurs de ces dernières années. Les Etats-Unis n'échappent pas à la règle : l'entrée en scène des fondamentalismes protestants a bousculé le jeu politique en renforçant ses courants les plus conservateurs. Au-delà de ce constat, de larges secteurs de la société américaine sont touchés par un mouvement inquiétant dont on méconnaît souvent les racines et les buts. En présentant une synthèse historique et théologique de l'action de ce courant religieux, cet ouvrage distingue le fondamentalisme protestant de l'intégrisme catholique. Attachés à une lecture littérale de la Bible, les fondamentalistes refusent les théories de l'évolution de Darwin, s'appuient sur le mythe d'une Amérique " nouvelle terre promise , et dénoncent les méfaits de l'humanisme. Plutôt que de diaboliser ce courant religieux à coup d'anathèmes, ce livre concis et documenté prend le parti de l'explication afin de mieux saisir les ressorts d'un mouvement de fond qui concerne toutes les sociétés occidentales.
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.
Gadrey Jean ; Jany-Catrice Florence ; Méda Dominiq
La croissance est présentée comme la solution à tous nos problèmes, mais elle en est devenue l'une des causes : facteur de crise, menace écologique, obstacle au progrès. Jean Gadrey refuse pour autant l'austérité et défend une société du " mieux‑être ", capable d'assurer plein‑emploi et protection sociale. Il esquisse ainsi une prospérité plus juste, moins violente et réellement durable. Gadrey défend une prospérité durable fondée sur le mieux‑être.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle ? et aujourd'hui encore. L'histoire qui est contée ici est celle de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), la branche la plus secrète du trotskisme français. Une histoire en partie de l'intérieur, puisque dans leur jeunesse les auteurs ont eux-mêmes été " lambertistes " (du nom du leader de l'organisation, Pierre Boussel, dit Lambert). Ils livrent une enquête politico-historique sur ce mouvement peu connu en dépit de son influence sur la vie publique des dernières décennies. Il suffit, pour le comprendre, de citer les personnages qui, à visage découvert ou caché, en ont été membres, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon, sans parler de nombreux syndicalistes comme Marc Blondel ou Jean-Claude Mailly. Cette plongée dans le passé donne des clés pour comprendre la crise que traverse la gauche aujourd'hui. Elle permet de connaître le rôle d'un clan qui, rassemblé autour de Cambadélis, a pris d'assaut la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), avant, plus tard, de prendre le contrôle du Parti socialiste et de contribuer à son déclin historique. Elle permet enfin d'identifier certaines des origines de la crise qui déstabilise La France insoumise. Car s'il y a une personne qui a préempté le legs du lambertisme, c'est bien Mélenchon, qui reproduit culturellement les traits les plus caractéristiques de ce courant du trotskisme : un rapport problématique avec la démocratie, une hostilité envers les médias, un imaginaire géopolitique de guerre froide.