L'enclave . Pour une confédération judéo-arabe en 1931
Ben-Avi Ithamar ; Mendelson David
ORIZONS
15,00 €
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EAN :9782336298443
Ittamar Ben-Avi était le fils d'Eliézer Ben-Yéhudah, l'initiateur de l'hébreu moderne, qui lui offrira cette qualification : "premier enfant hébreu" : l'un des premiers à avoir été élevé dans cette langue. Dans son recueil, Ben-Avi dit, en exorde : "Plus que jamais, la Palestine est à l'ordre du jour." Dès les années 20, il avait pensé qu'il fallait être particulièrement attentif au développement des grandes villes : cela dynamiserait la coexistence entre Juifs et Arabes, bien davantage qu'en milieu rural-les pionniers des kibboutzim et des villages collectifs se disputant par trop les terres respectives. Voici presque un siècle, il préconisait un projet de fédération, ou plutôt de confédération judéo-arabe. L'Etat juif, selon ce précurseur, ne s'insérerait dans son environnement arabe qu'à cette condition.
Nombre de pages
150
Date de parution
28/04/2014
Poids
240g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336298443
Titre
L'enclave . Pour une confédération judéo-arabe en 1931
Auteur
Ben-Avi Ithamar ; Mendelson David
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
240
Date de parution
20140428
Nombre de pages
150,00 €
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La renaissance de l'hébreu comme langue vivante, c'est-à-dire parlée dès les premiers babils de l'enfant, est sans doute le phénomène linguistique le plus singulier de notre siècle, comme le notait Y. Leibowitz à la fin de sa vie. Cette renaissance ne provient pas d'une décision prise par les instances administratives du mouvement sioniste (Herzl y était plutôt hostile), elle fut au contraire imposée par la lutte et le martyre d'un homme au destin singulier, longtemps solitaire, Eliézer Ben-Yéhouda. Celui-ci eut un jour une étrange "vision", celle de la nécessité et de l'urgence de cette renaissance. C'est dans sa vie familiale qu'il enracina cette renaissance en ne parlant à ses proches, et d'abord à sa femme Déborah, qu'en hébreu. Dès la naissance de leur premier fils, le futur Ithamar Ben-Avi, il isola celui-ci à l'abri de toute personne ne parlant pas hébreu. L'expérience fut plutôt tragique, bien que finalement réussie. C'est elle que rapportent les documents rassemblés dans ce livre: Le rêve traversé, autobiographie d'Eliézer Ben-Yéhouda et Mémoires du premier enfant hébreu, première partie inédite de l'autobiographie de son fils Ithamar. Chacun de ces textes est précédé d'une étude de Gérard Haddad qui dégage, à travers une lecture freudienne exigeante, leur portée universelle à propos de la notion (à réviser) de "langue maternelle" et de ce qu'ils nous enseignent sur le mécanisme d'accession de l'enfant à cette langue.
Ben a vécu plusieurs vies : polyglotte, il a constamment voyagé pendant son enfance, aiguisant son sens de l'observation et de la dérision pour pallier le manque d'affection dont il a souffert. L'humour et l'art du décalage sont ses armes. Il est avant tout philosophe et transmet, dans des tableaux d'une simplicité apparente, la profondeur de ses expériences, ses sentiments, ses revendications, ses dénonciations. Il est aussi l'un des fers de lance du mouvement Fluxus, né dans les années 1960, qui réunissait plusieurs artistes de domaines variés, inspirés par le dadaïsme et animés de l'envie de saper les catégories officielles de l'?uvre d'art et des institutions traditionnelles.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.