Mythe, conte et enfance. Les écritures d'Orphée et de Cendrillon
Belmont Nicole
L'HARMATTAN
35,00 €
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EAN :9782296126046
Ce livre témoigne d'une quête de plus de vingt ans à travers les contes de tradition orale. Il s'attaque à quelques idées reçues. Les folkloristes du XIXe siècle comprenaient les contes comme des formes dégénérées des mythes. Or, Nicole Belmont compare la légende d'Orphée et Eurydice à La Fille du diable, rapproche Cendrillon de Hestia et observe que la ligne de partage entre populaire et savant que la dichotomie mythe/conte devait tracer perd de son évidence. Autre idée reçue: celle qui réserve les contes aux enfants. En analysant la symbolique des contes merveilleux comme Freud interpréta les rêves, N. Belmont montre que "les enfants ne sont pas assez vieux pour les comprendre". Comment expliquer sinon que les éditeurs publient des versions édulcorées des contes lorsqu'ils s'adressent aux enfants? En interrogeant cette tension entre l'oral et l'écrit, qui font les deux régimes d'existence du conte, N. Belmont scrute l'entreprise pionnière des frères Grimm et observe que le mode de transmission change la nature du conte. Elle suggère alors de reporter notre attention de l'énoncé vers l'énonciation. Le conte est une activité du dire. Elle ouvre ainsi la voie à cette créativité de l'agir qui place au premier plan le pouvoir créateur du conteur. Raconter n'est pas un art de la réplique, c'est une invention située. Dès lors, un conteur n'est pas le dépositaire de la mémoire collective, il en est l'artisan.
Nombre de pages
346
Date de parution
28/07/2010
Poids
515g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296126046
Titre
Mythe, conte et enfance. Les écritures d'Orphée et de Cendrillon
Auteur
Belmont Nicole
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
515
Date de parution
20100728
Nombre de pages
346,00 €
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Cet ouvrage se propose de faire découvrir au lecteur la beauté et la vigueur expressive des contes traditionnels, transmis de bouche à oreille et de génération en génération. Leur richesse a été occultée en France par le recueil de Charles Perrault, oeuvre littéraire tellement réussie qu'elle a laissé croire à son exhaustivité. Il existe pourtant un patrimoine méconnu, fait de milliers de récits plus attachants les uns que les autres dont la séduction provient du sentiment que la forme apparemment simple, voire naïve, dissimule des significations et des vérités qui nous touchent très profondément.
Les contes de transmission orale cachent beaucoup de poésie sous leur apparente naïveté, grâce à quoi ils nous séduisent encore et toujours. De Barbe bleue à La petite fille qui cherche ses frères, du vrai Poucet à La fille bannie, cet ouvrage tente de découvrir en quoi cette poésie consiste et par quels moyens elle s'exprime. Pour l'essentiel elle est faite d'images et de mises en scène proposées par le conteur au fil du récit, à la fois familières et étranges. Oniriques en quelque façon, elles sont prises dans le tissu narratif qui déroule l'itinéraire du héros ou de l'héroïne, lui-même semblable à ce " Petit-Poucet rêveur " qui est pour Arthur Rimbaud le poète lui-même. Sont pris en considération dans ces passages à l'écrit le poids que fait peser le recueil de Perrault sur le corpus français et l'infléchissement des contes vers l'enfance à partir du recueil des frères Grimm. Est également posée la question du programme nécessairement optimiste du conte ? " c'est un vrai conte de fées " ? lorsque l'on trouve dans le corpus traditionnel quelques versions " ratées " de ce point de vue : comme un retournement en " anti-conte ". Toutes ces questions renvoient au problème de la création littéraire et de sa transmission en dehors de l'écrit, revendiquant pour cette littérature dite orale le statut d'oeuvre à part entière qui lui est déniée, parfois avec véhémence.
Sorcières, loups-garous et autres croque-mitaines n'ont cessé, au cours des siècles, de faire peur aux enfants. Ces peurs magiques, délicieuses, salutaires nous introduisent dans l'univers du rêve et de l'inconscient. L'auteur s'interroge sur ces êtres fantastiques avec lesquels on effraie les enfants, et qui témoignent d'un imaginaire étonnant.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.