Dans La victime, Saul Bellow raconte l'histoire d'un petit employé juif, Leventhal, qui travaille dans un magazine à New York. Sa femme, Mary, est partie voir sa mère dans le Sud, et il se trouve seul dans la grande ville écrasée de chaleur. Son neveu tombe gravement malade, et sa belle-soeur, en l'absence de son mari, fait appel à lui. Aux soucis familiaux s'ajoutent des préoccupations plus graves. Un certain Albee, qui l'avait présenté à son patron, le rend responsable de la perte de sa situation. Il poursuit Leventhal de sa rancoeur et s'estime lésé : la victime c'est lui. Mais la véritable victime, en fait, c'est peut-être Leventhal, l'homme moderne dépassé par les difficultés de la vie citadine, pourvu d'une famille abusive, en butte aux préjugés raciaux et désespérément seul en face de son destin absurde. Cette solitude n'est même pas compensée par la liberté, puisqu'il dépend de tous : de la société, de ses employeurs, de sa famille et des ennemis qu'il s'est involontairement créés. La victime a paru en 1947 aux Etats-Unis.
Nombre de pages
289
Date de parution
31/03/1964
Poids
289g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070205837
Titre
La victime
Auteur
Bellow Saul ; Rosenthal Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
289
Date de parution
19640331
Nombre de pages
289,00 €
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Harry Trellman n'a pas sa place. Ni dans l'orphelinat de Chicago où sa mère l'envoie, ni à l'université, ni même dans la rue. Certes il a des attaches, mais elles sont, comme sa vie, singulières et fluctuantes. Il envisage de tout quitter, de changer de vie ; une personne, pourtant, le retient à Chicago : depuis l'enfance il voue à Amy Wustrin un amour lointain, résigné. Trente ans auparavant ils ont connu une minute d'intensité sans égale, puis Amy a cherché l'amour ailleurs... Tandis qu'éclatait la révolution sexuelle, elle a parcouru le monde réel, d'un mariage à l'autre, de la richesse au dénuement, de l'adolescente délurée qu'elle était à la matrone convenable qu'elle est devenue. Mais Harry n'a cessé d'éprouver pour Amy une "affinité véritable". Dans ce roman à la fois poignant et comique, Saul Bellow suit ses personnages à travers une existence d'espoirs déçus jusqu'au moment où, autour d'une tombe, lors d'une étrange cérémonie, ils vont se trouver réunis.
Tommy Wilhelm, juif américain de New York, âgé d'une cinquantaine d'années, se remémore une vie d'échecs successifs. Il a interrompu ses études pour commencer à Hollywood une carrière ratée; il s'est séparé de sa femme, apportant le malheur à celle-ci et à leurs enfants; il a perdu sa dernière situation par amour-propre. Poussé par la foule de Broadway dans une chapelle funéraire, alors qu'il est à la recherche de l'homme qui l'a berné, il trouve enfin, dans une sorte d'extase mystico-sentimentale, "la satisfaction du désir ultime de son c?ur". Telle est l'histoire qui donne son titre à ce recueil de nouvelles. Dans Un futur père, un Américain moyen qui se rend chez sa fiancée voit avec horreur dans son voisin de métro, bourgeois rose et suffisant, l'image du fils qu'il aura, s'il se marie. Il oubliera heureusement, en retrouvant l'élue de son c?ur, cette révélation cruelle. A la recherche de Mr. Green nous transporte à Chicago, au temps de la dépression, et, dans un univers kafkaïen, nous décrit les tribulations d'un professeur au chômage. Les manuscrits de Gonzaga nous emmène en Espagne, où nous assistons aux déceptions d'un Américain cultivé à la recherche de son poète préféré. Dans Le Démolisseur, un couple, chassé de son appartement par les démolisseurs, se trouve amené à remettre en question son bonheur. Les sujets et les milieux traités sont donc différents, mais les personnages se ressemblent et sont tous apparentés aux héros des premiers romans de Saul Bellow: êtres vaincus par la vie, à la recherche d'une vérité et, sous leurs dehors médiocres, profondément attachants. Il y a du Roquentin, on l'a dit, dans ces petits-bourgeois américains si peu conformes à l'idée que l'on se fait de leurs compatriotes, et si proches de leurs frères d'Europe.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.