Les droits des peuples autochtones. Des Nations unies aux sociétés locales
Bellier Irène ; Cloud Leslie ; Lacroix Laurent
L'HARMATTAN
42,00 €
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EAN :9782343119083
Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations unies adoptait la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DDPA), un document de haute valeur symbolique et morale destiné à réparer les situations de marginalisation et de discrimination dans lesquelles ont été plongées les sociétés et les personnes autochtones du fait de la colonisation et de la construction de l'Etat moderne. Cette déclaration de droit international a une portée universelle, elle étend le domaine des droits humains et reconnaît des droits collectifs à côté des droits individuels. Mais elle ne s'applique directement dans aucun des Etats de la planète et l'on observe des situations très variées, marquées par l'histoire et par l'actualité, de reconnaissance, de déni, de violation des droits fondamentaux ou environnementaux. Réalisé à partir d'une étude menée sur plusieurs années aux Nations unies et dans une dizaine d'Etats sur quatre continents, ce livre explique ce que sont les droits consacrés par la DDPA et les interprétations auxquelles ils donnent lieu au sein des systèmes régionaux de droits de l'homme. Il situe les contextes politiques et juridiques de nombreux peuples autochtones, et ouvre la réflexion sur les conditions de mise en oeuvre de normes protectrices et ambitieuses. Si le cadre international, la méthode comparative, les collaborations interdisciplinaires conduisent à saisir le sujet sous les différentes facettes qui démontrent l'étendue de sa complexité, l'analyse proposée permet, elle, d'envisager les moyens d'avancer en termes de respect des différences culturelles et d'inclusion sociale ou économique. Au fil de trois parties, le lecteur pourra prendre connaissance du cadre juridique international puis se plonger dans les dynamiques politiques et les situations des peuples autochtones, en Argentine, en Australie, en Bolivie, au Botswana, au Chili, en Guyane française, en Inde, au Mexique, en Nouvelle-Calédonie et en Namibie. Afin de comprendre au mieux comment les droits des peuples autochtones sont visés ou négligés dans les dispositifs étatiques, l'étude propose une lecture qui repose sur trois catégories de droits : la première est relative à l'espace politique de la gouvernante, de la participation et de la citoyenneté, la deuxième au rapport à la terre, aux territoires et aux ressources naturelles, la troisième aux droits culturels, économiques et sociaux.
Nombre de pages
460
Date de parution
13/04/2017
Poids
396g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343119083
Titre
Les droits des peuples autochtones. Des Nations unies aux sociétés locales
Auteur
Bellier Irène ; Cloud Leslie ; Lacroix Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
396
Date de parution
20170413
Nombre de pages
460,00 €
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La reconnaissance de droits territoriaux, l'usage et la protection des ressources naturelles, le rapport à la terre occupent une place centrale dans les revendications des peuples autochtones. Ces problématiques furent au coeur de la négociation de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée en 2007. Bousculés par l'avancée des fronts de colonisation liés à la réalisation de grands projets d'infrastructures, perturbés par l'intensification des activités minières et agro-industrielles ou par la mise en place de réserves écologiques sur leurs territoires, face à l'Etat mais trop souvent sans disposer d'une citoyenneté pleine et entière, les peuples autochtones peuvent-ils connaître un "développement" compatible avec le respect des droits humains ? Cette question qui s'adresse à l'ensemble du monde, sans distinction de race, de genre ou de confession, concerne précisément ces populations qui tirent subsistance de la terre et dont la fragilité des situations juridiques accentue la vulnérabilité. Ce livre a été conçu à partir d'un atelier international, financé par le Conseil européen de la recherche et organisé par l'équipe SOGIP (ERC 249236) qui travaille sur les échelles de la gouvernance reliant les Nations unies, les Etats et les peuples autochtones, et sur les sens de l'auto-détermination à l'heure de la globalisation. Amorcé par une réflexion sur le lien entre "terres", "territoires" et "ressources" qui a été établi par les négociateurs du droit et que les ontologies autochtones éclairent, le livre aborde trois grandes problématiques. La première traite des droits fonciers et territoriaux, du besoin d'une sécurité juridique et de la relation à la terre, la deuxième questionne la place de l'humain dans les projets de développement ou de protection de l'environnement, la dernière se penche sur les enjeux miniers. Des anthropologues, des géographes, des juristes, des leaders autochtones, des politistes offrent ici un tour d'horizon de ces problématiques dans une quinzaine de pays et cinq continents, comme pour un précédent ouvrage portant sur les enjeux de la reconnaissance pour les peuples autochtones, paru dans cette même collection.
Quelle est la nature de l'esprit ? Quelles en sont les opérations ? Qu'est-ce que l'âme ? Quelle est la nature de la vie ? Qu'arrive-t-il quand on meurt, et après la mort ? Quelle est la signification du corps et de ses différentes parties chez l'homme, les animaux et les plantes ? Quelle est la forme du monde, et d'où tire-t-il son origine ? Par quelles forces et par quelles voies les vies humaines sont-elles déterminées ? Qu'est-ce que les universaux ? qu'estce que le temps ? Le projet initial de ce livre était d'essayer de découvrir les toutes premières réponses des Grecs et des Romains à ces questions fondamentales, les croyances qui, pendant des siècles, ont satisfait leur esprit et gouverné leurs actions. Ces croyances ont, semble-t-il, pris corps dans la multitude des mots et de textes littéraires, de théories philosophiques et scientifiques plus tardives, de légendes, de mythes et de coutumes, qu'elles servent en même temps à expliquer. Pour l'observateur impartial et doté d'une imagination ouverte, émerge une étrange conception du monde, un remarquable système de croyances, cohérent en lui-même, et qui n'est nullement irrationnel dès que nous saisissons comment les choses qui apparaissent, étrangement, conspirent. Richard B. Onians
Bellier Irène ; Davenel Yves-Marie ; Stavenhagen R
Le 13 septembre 2007, l'Assemblée générale des Nations unies adopte la Déclaration des droits des peuples autochtones. Après plus de 20 ans de négociations compliquées, les peuples indigènes qui partagent une histoire de domination, de marginalisation et d'exclusion dans la construction des Etats sont reconnus comme sujets de droit, jouissant du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cette reconnaissance internationale ouvre toute une série de questions sur la place des peuples autochtones dans le monde aujourd'hui, sur les luttes menées pour les respecter comme êtres humains, comme citoyens, comme peuples, égaux et différents. Ce livre a été conçu à partir d'un atelier international, financé par le Conseil européen de la recherche, organisé par l'équipe SOGIP (ERC 249236) qui travaille sur les échelles de la gouvernance reliant les Nations unies, les Etats et les peuples autochtones, et sur les sens de l'autodétermination à l'heure de la globalisation. La première partie porte sur le legs colonial et les enjeux politiques et sociaux des processus de catégorisation, la seconde aborde les évolutions du champ juridique et des constitutions. En mettant en évidence les héritages de l'histoire et les spécificités régionales de différents processus, les chapitres évoquent la diversité des situations dans le monde, en faisant ressortir les points communs et les lignes de transformation. Les contributions d'anthropologues, de sociologues, de juristes et d'acteurs autochtones montrent les articulations entre les domaines du social, du politique et du juridique qui témoignent des mécanismes — et des résistances — à l'oeuvre dans le processus d'ouverture d'un espace de reconnaissance des peuples autochtones.
De nombreux mécanismes internationaux sont censés garantir un droit à l'éducation pour chacun. Cependant, les peuples autochtones sont partout en lutte pour trouver une place et une voix, dans les systèmes éducatifs qui sont dessinés par les institutions dominantes pour les populations majoritaires. Certes l'éducation formelle peut donner accès aux compétences requises pour faire partie d'une société, travailler et participer à l'espace public, mais cette éducation-là est aussi associée à la disparition des cultures et des langues autochtones comme à la désuétude des savoirs traditionnels. L'éducation représente ainsi un immense paradoxe. Partout dans le monde, les peuples autochtones se sont mis à réfléchir à l'éducation qu'ils souhaitent pour leurs enfants et à produire des savoirs sur leur propre société. Ils mettent en place des écoles et des centres d'apprentissage à l'intérieur des communautés résidentielles. Ils proposent des approches alternatives à l'éducation nationale et s'appuient sur les langues maternelles, sur les cultures locales. Ils mobilisent des stratégies autonomes de transmission des savoirs et promeuvent leurs systèmes de valeurs. Quel type d'approche produit les meilleurs résultats pour les peuples autochtones ? Nous ne cherchons pas à mesurer cela en termes de succès à l'école tels que le montrent le taux de fréquentation par les garçons ou les filles, la longueur du cursus ou le nombre de diplômes obtenus. Nous plaçons l'éducation au centre d'un projet plus complet qui prend en compte la question des opportunités économiques comme celles de l'accès aux ressources et de la survie culturelle et linguistique, ou encore celle de la nature des relations au sein de la communauté et avec le reste du monde. Cela nous conduit à demander simplement : comment l'éducation peut-elle mieux préparer les autochtones à exercer leurs droits ? Dans cet ouvrage, des anthropologues, des praticiens de l'éducation, des leaders autochtones, des politiciens examinent le rôle de l'éducation à l'aune des efforts que fournissent les peuples autochtones pour obtenir une reconnaissance politique, défendre leurs droits fondamentaux et maintenir vivants leurs langues, leurs cultures et leurs systèmes spécialisés de savoirs et de compétences.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.