La collection Le cabinet de dessins qui se veut ouverte à toutes les pratiques de l'art du dessin est une nouvelle fois généreusement servie. En effet, elle accueille aujourd'hui et pour la première fois un designer, Gilles Belley, et son travail de recherches. Si l'on prend le temps d'ouvrir un dictionnaire, on découvre que le terme design peut être traduit en français d'une multitude de manières : par le dessin, bien sûr, mais également le dessein, l'intention, le projet, le croquis, l'ébauche, l'étude, le plan, la conception, le modèle... Quelle richesse ! L'ouvrage que nous proposons ici s'inscrit précisément en cette richesse en proposant une variété de dessins de recherche à même de permettre la réalisation d'objets utilitaires parce qu'ils les préfigurent, qu'il s'agisse de produits industriels, de projets prospectifs mobilier ou de scénographie. Il s'agit là somme toute de dessins qui ne présentent pas de rapport avec l'illustration mais de sortes d'outils narratifs qui se trouvent être à la jonction ou qui forment le passage entre l'esprit d'un objet et sa matérialité ; un dessin qui se déclare langage (une sorte de pré-matière mentale,) qui se voudrait être la source d'une réalisation toute matérielle, une mise en forme effective et palpable dans l'étendue d'un univers qui peut aller de la petite cuillère aux plus complexes des ensembles architecturaux, comme s'il était envisageable au bout du compte de considérer cet art du dessin, cet art du design, au sein du quotidien, au coeur de nos vies elles-mêmes.
Nombre de pages
64
Date de parution
20/10/2017
Poids
105g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565162
Titre
Crayonnés
Auteur
Belley Gilles
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
105
Date de parution
20171020
Nombre de pages
64,00 €
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CE PETIT TRAITE EST UN COLT ! D'où viennent les idées ? Comment apparaissentelles ? A quoi servent-elles ? Et pourquoi, à l'homme encore flanqué ici-bas, se présententelles comme l'arme de poing la plus efficace ? Ce petit traité ne s'adresse pas à ceux qui parlent mais à tous ceux qui ont des choses à dire, notamment dans le monde de la culture et de l'art, de la publicité et du journalisme, de la politique et du commerce. A la frontière de la philosophie, des sciences de l'information et de la communication, cet ouvrage tend la main à tous ceux qui veulent se faire entendre dans le monde des idées. L'époque le demande. C'est même une nécessité. Ce Petit Traité des idées s'emporte avec vous. Il se porte et s'utilise comme un colt.
Le nom de Jacques Maritain évoque trop souvent dans la philosophie contemporaine un thomisme intransigeant et une synthèse plus proche des subtilités de la scolastique que des préoccupations de l'homme moderne. On accuse volontiers le philosophe d'avoir été l'artisan d'un "thomisme dur ", ennemi de tout éclectisme et de tout syncrétisme, on lui reproche ses confessions de foi intransigeantes, d'Antimoderne au Paysan de la Garonne. Le thème de la connaissance du c?ur ou "connaissance par connaturalité " est une clé de lecture originale et passionnante de toute son ?uvre. Son étude a convaincu l'auteur de cet ouvrage que quiconque voit dans le philosophe thomiste, un " néo-scolastique ", ou même seulement un "intellectualiste ", a lu superficiellement les ?uvres de Maritain. L'ouvrage de Monsieur l'abbé Pierre-Antoine Belley constitue une contribution de premier plan non seulement à l'étude de la pensée de Maritain, mais encore à celle de la question elle-même de la connaissance par connaturalité, qui représente un champ dont on est loin d'avoir épuisé l'exploration (...) il constitue un guide de première valeur pour l'exploration des voies ouvertes par le philosophe. La pénétration de ses analyses et la pertinence de ses interrogations me paraissent exemplaires " (Cardinal Cottier).
Résumé : Depuis l'avènement des réseaux sociaux, la politique n'est plus l'apanage des professionnels mais l'affaire du youtubeur et du comique, de l'influenceur et de l'épidémiologiste, de l'avocat et du médecin anesthésiste, du chanteur et du passant anonyme qui ne l'est plus à l'heure du siècle numérique. Avec les médias sociaux, les rôles, inamovibles jusque-là, de l'acteur et du spectateur se sont tout à coup inversés. A l'écran, ce n'est plus l'homme politique, déclassé et relégué maintenant au rang de commentateur, qui assure le spectacle mais vous : un produit bankable, aujourd'hui bien plus attractif aux yeux de la nouvelle société de divertissement. Désormais, c'est de la sphère sociale-médiatique que sortent les sujets et les débats d'actualité, proviennent les indignations, les révélations et les affaires du jour, jaillissent les nouveaux personnages publics, figures de proue et autres égéries, à l'origine de ce que François Belley appelle " le nouveau spectacle politique ". A la frontière de la sociologie, des sciences de la communication et de l'information, Le Nouveau Spectacle politique décrypte les mécanismes de production, de diffusion et de consommation de masse du spectacle politique contemporain. " Inversement ", " néo-politique ", " dictature du commentariat " : Le Nouveau Spectacle politique a pour but d'amener dans le débat public de nouveaux concepts.
Résumé : Pour ses positions radicalement pacifistes, Rosa Luxemburg fut arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises entre 1915 et 1919, pour être bientôt assassinée, à coups de crosse de fusils et d'une balle dans la tête, avant que son corps soit jeté dans un canal. Le même jour, Karl Liebknecht, avec lequel elle a fondé la Ligue spartakiste, connaîtra le même sort. C'est à la femme de ce dernier, Sonia, que sont adressées ces Lettres de prison. A son plus grand étonnement, certainement, le lecteur y découvrira un véritable hymne, sans nul autre pareil, à la vie comme à la nature. D'un stoïcisme incomparable, en effet, Rosa Luxemburg s'attache, au fil des jours, aux mouvements du ciel et de ses couleurs, aux animaux, aux plantes qui peuvent l'entourer et qu'elle observe avec tendresse et félicité. Rien ne lui est indifférent, un moindre bourdonnement, la forme d'une pierre, les signes infimes du passage des saisons... Ce sont là des pages violemment émouvantes, d'une douceur sans équivalence. On pourrait presque dire : d'un grand bonheur. En ce sens, Marcel Conche a-t-il sans doute pleinement raison de noter que la sympathie de Rosa pour toutes les formes de la vie est si forte qu'elle trouve un réconfort dans la pensée que, quoi qu'il en soit de l'avenir de l'homme, des échecs humains, y compris de l'échec possible de la révolution, il y aura toujours la vie.
Résumé : Né à Samosate (vers 120 après J. C.) Lucien est tout à la fois rhéteur, philosophe, satiriste et grand voyageur. Son oeuvre imprégnée d'éloquence tout aussi brillante que mordante, se déploie comme un combat féroce, mené contre les superstitions, les impostures, les fanatismes et les charlatanismes. Parmi la richesse des thèmes traités se trouve ce dialogue consacré à la danse. Un dialogue digne de la culture grecque héritée de Platon et qui se fait défense et illustration de la danse comme pratique totale : comme science de tous les mouvements du corps et comme expression des passions de l'âme. Un petit chef-d'oeuvre de virtuosité et d'esprit, élevant la danse au rang d'art, et que l'on doit considérer, à n'en pas douter, comme l'une de ses plus belles apologies.
A tout le moins pourra-t-on dire qu'Emile-Allain Séguy (1877-1951) sait jouer de cette ambiguïté qui voudrait qu'il existe une différence de nature entre les Beaux-Arts et les Arts appliqués. Peintre et décorateur de formation, Séguy réalisera des illustrations de plantes, d'insectes, de papillons, qui s'inscrivent dans les styles Art nouveau et Art déco ; illustrations d'une richesse époustouflante, qui se trouveront être les modèles de motifs ornementaux et de compositions graphiques, destinés à l'industrie du textile et du papier peint. C'est très précisément ce mouvement même d'un art vers son application que désire mettre en valeur le présent ouvrage, afin de révéler combien les créations d'Emile-Allain Séguy, loin de se réduire à une simple application pratique, doivent être regardées comme des oeuvres d'art à part entière, au point de pouvoir y déceler, révélés, des compositions, des rythmes et des tonalités qui ne seraient pas sans nous rappeler des univers de musicalités nous conduisant à supposer que ces réalisations sont en leur fond comme en leur forme un art total.
Résumé : Afin d'assouvir son amour pour la botanique et plus spécifiquement encore pour les agrumes, Johan Christoph Volkhamer (1644-1720) ne se sera pas contenté de la culture, savante, de ses jardins. De cette passion dévorante, en effet, il fera un autre objet, de culture encore. Il s'agira cette fois d'un livre, comprenant deux volumes composés entre 1708 et 1714, et dans lesquels se trouvent collectés, comme semés aux cieux, citrons, oranges, cédrats. Deux cent cinquante-six planches, en tout, commandées à divers artistes et graveurs. Une obsession de premier ordre à n'en pas douter, mais qui sut accorder à ces fruits toute la primauté qu'ils méritent, au point de les voir occuper toute la place au-dessus de villes ou de scènes champêtres. Passion qui aura su fièrement élever ces fruits venus d'ailleurs au rang d'astres éminents et gorgés de couleurs, comme des sortes de soleils à flotter librement, et qui aura donné, sans doute, à ces natures mortes l'exceptionnel statut de natures vivantes.