Le mouvement indien au Brésil. Du village aux organisations
Belleau Jean-Philippe
PU RENNES
28,01 €
Impression à la demande
EAN :9782753532748
Le mouvement indien au Brésil est un miracle. Avec plus de 230 peuples différents, certains avec des populations de quelques dizaines d'individus à peine, et près de 125 langues différentes parlées sur un territoire grand comme 15 fois la France, la fragmentation culturelle, linguistique et géographique aurait dû entraver l'émergence de mobilisations et d'organisations panindiennes. Le contraire s'est produit : les Indiens du Brésil se sont durablement installés sur l'espace politique et il existe aujourd'hui plus de 200 ONG indigènes. Sans ignorer les Indiens les plus visibles de la scène interethnique, notamment les Kayapo et leur "mise en spectacle" de l'indianité, cet ouvrage offre une plongée dans les coulisses des mobilisations indiennes et de leurs alliés missionnaires et anthropologues. Il situe l'historicité de la représentation politique, de l'organisation formelle, et de la délégation de mandat dans la capacité d'appropriation et d'action des Indiens. Parce que le répertoire d'action collective indigène ne contenait pas d'entrée pour l'organisation bureaucratique, on a longtemps cru que les Indiens ne pouvaient s'approprier que des structures mobilisatrices qui leur ressemblaient, un présupposé culturaliste qui nie la capacité d'action et oublie le caractère fluide de la culture. Les Indiens se sont appropriés le modèle de structure mobilisatrice le plus apte à porter leurs projets. Ce sont les formes de représentations et de mobilisation les plus bureaucratiques et les moins traditionnelles qui se révèlent les plus aptes à mobiliser les bases indiennes et de "peser" sur les politiques et les institutions brésiliennes et transnationales. Les Indiens, en s'appropriant une modernité qu'ils n'auront connue que tardive, l'indianisent, au grand regret d'alliés autrefois épris d'authenticité. Penser le mouvement indien au Brésil comme un tout alors que la raison anthropologique se disperse sur une myriade d'univers ethnologiques : tel est donc l'objectif d'un ouvrage qui allie la sociologie américaine des mouvements sociaux, encore trop peu utilisée en France, à l'anthropologie. Il fait dialoguer entre eux sociologues et anthropologues, Charles Tilly et Marshall Sahlins, Sidney Tarrow et Viveiros de Castro. Il donne en outre une place significative aux auteurs brésiliens.
Nombre de pages
338
Date de parution
17/04/2014
Poids
686g
Largeur
165mm
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EAN
9782753532748
Titre
Le mouvement indien au Brésil. Du village aux organisations
Auteur
Belleau Jean-Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
686
Date de parution
20140417
Nombre de pages
338,00 €
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Essai sur les spécificités de l'ethnophilie, la passion pour une identité culturelle autre. L'auteur propose une typologie heuristique des différentes formes d'ethnophilie puis analyse l'anthropologie façonnée par les ethnophiles, en confrontant les traditions anthropologiques brésilienne, américaine et française, de Claude Lévi-Strauss à Simone Weil.
Pizelle Jean-Paul ; Belleau Romain ; Viard Georges
Le 17 mai 1642, les Champenois Jeanne Mance et Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, débarquent dans l'île déserte de Montréal pour fonder Ville-Marie. Le sieur de Maisonneuve dirige un groupe de colons chargé de la formation d'un établissement destiné à la conversion des Indiens. La conception de ce projet revient à Jérôme Le Royer de la Dauversière, de La Flèche en Anjou. Jeanne Mance, désireuse de se consacrer aux missions en Nouvelle-France, se joint à cette aventure. Elle est chargée « du dedans », et en particulier de fonder un nouvel hôpital dans la colonie, fondation financée par une bienfaitrice généreuse, Madame de Bullion. Que de chemins parcourus pour la Langroise née en 1606, ni mariée, ni religieuse, ni fortunée, à la santé fragile ! Que de chemins parcourus ensuite pour consolider la ville, y fonder et faire vivre l'Hôtel-Dieu, jusqu'à son décès en 1673. Jeanne Mance est la seule des fondateurs de la ville à y être restée jusqu'à sa mort, après avoir traversé six fois l'Atlantique. Depuis 1962, plus aucun travail biographique historique d'importance sur Jeanne Mance n'a été publié. Comme le souligne Georges Viard dans sa préface : « Voici donc une biographie nouvelle, enrichie de très nombreux apports documentaires nouveaux. Les archives haut-marnaises et parisiennes ont en effet livré de belles moissons qui ont permis de renouveler plusieurs chapitres de la vie de Jeanne, notamment durant sa période langroise. » L'oeuvre de Jeanne Mance a été largement réévaluée depuis une vingtaine d'années. Ainsi, en 2012, la Ville de Montréal a déclaré Jeanne Mance fondatrice à l'égal de Paul de Chomedey de Maisonneuve, et, en 2014 l'Église catholique l'a proclamée « Vénérable ». Deux membres parrainés par l'association Langres-Montréal, Jean-Paul Pizelle et Romain Belleau, se sont associés pour la réalisation de ce livre, le premier s'intéressant surtout à la vie de Jeanne avant son départ pour les Amériques, le second se penchant essentiellement sur sa période québécoise.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.