Comment les couples gèrent-ils leur argent ? Comment partagent-ils les ressources financières à leur disposition ? Qui paie quoi ? Comment l'argent circule-t-il dans la sphère intime ? Témoins des multiples transformations de la famille au cours des dernières décennies, des chercheuses et chercheurs de France, de Suisse, de Belgique et du Canada ont exploré la dimension économique de l'univers domestique, en étudiant les liens de solidarité et les rapports de pouvoir entre conjoints. La gestion de l'argent dans la sphère domestique se trouve à la jonction des approches théoriques qui mettent l'accent sur la famille en tant que réseau d'échanges et de solidarité et celles qui portent sur les dynamiques interindividuelles et les rapports de pouvoir au sein des couples. Partant de ce constat, les auteurs du présent ouvrage se sont donné pour objectif commun d'aborder les " comptes amoureux " en conjuguant ces deux positions. Comment l'interdépendance économique des membres de la famille se conjugue-t-elle désormais à l'idéal d'autonomie des individus qui la composent ? L'accession des femmes à l'indépendance financière a-t-elle eu pour effet de transformer en profondeur les rôles conjugaux ? La fragilité des unions a-t-elle amené les femmes et les hommes à négocier les termes de cette solidarité au sein de l'union conjugale ? En étudiant deux institutions fondamentales des sociétés contemporaines occidentales, la famille et l'argent, cet ouvrage interroge plus largement la modernité et les théories qui l'accompagnent.
Nombre de pages
323
Date de parution
18/06/2008
Poids
435g
Largeur
135mm
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EAN
9782296059573
Titre
L'usage de l'argent dans le couple : pratiques et perceptions des comptes amoureux. Perspective inte
Un peu plus du tiers des personnes vivant en couple au Québec sont en union libre, soit la plus importante proportion de conjoints de fait au Canada, mais aussi au monde. Comment expliquer ce phénomène ? Paradoxalement, le Québec est aussi la seule province canadienne n'ayant pas procédé à un encadrement légal de l'union libre. Cet essai vise à éclairer, d'un point de vue sociologique, l'augmentation des unions conjugales en marge du droit en présentant le point de vue des couples. Les transformations récentes dans les relations économiques entre conjoints ont contribué à mettre à l'avant-scène l'idéal de l'amour, l'autonomie et l'égalité de chacun dans la vie à deux. Or le droit, au contraire, convie les conjoints à l'anticipation d'une éventuelle rupture et à la froide rationalité du contrat comme instrument de protection. Ce contexte particulier, doublé des messages contradictoires du législateur, ont contribué à l'émergence du mythe du mariage automatique, soit la croyance, très répandue dans la population, qu'après quelques années de vie commune ou la naissance d'un enfant, l'État assimile les conjoints de fait aux couples mariés. Présent aussi au-delà des frontières du Québec, ce mythe témoigne plus fondamentalement d'un écart normatif qui s'est immiscé dans les dernières années entre les normes conjugales contemporaines et celles qu'édicte le droit.
Plus tabou que le sexe, largent. En amour, on ne compte pas ! Voilà sans doute le sujet le plus délicat à aborder dans la vie à deux. Largent sinscrit difficilement dans lidéal amoureux du don, du désintérêt et de la solidarité. Il est pourtant au coeur dune myriade de décisions qui engagent le couple et la famille, au quotidien et dans la durée. Alors, courage ! En 60 questions (dont certaines dérangeantes), les auteures vous invitent à affronter ce tabou conjugal, à réfléchir et à agir. Avec humour, clarté et rigueur, et sans vous faire la leçon. Y a-t-il une meilleure façon de gérer largent à deux ? Quelle différence ça fait dêtre marié? A quoi faut-il penser quand on emménage ensemble ? Et quand on devient parents ? Ce livre présente de nombreuses histoires de vie et une foule dinformations pratiques. Il révèle aussi les résultats inédits de la première grande enquête sur le sujet au Québec.
Résumé : Le principe d'égalité des sexes a redéfini la relation conjugale. La hiérarchie mari, femme et enfants a fait place à une relation contractuelle où homme et femme sont tous deux des sujets indépendants et libres de leur engagement. L'évolution des règles juridiques entourant ces nouvelles trajectoires familiales semble souvent ignorer les asymétries qui traversent la réalité des arrangements noués au sein des couples, comme les transactions à l'oeuvre à la suite des séparations. Aussi, des chercheurs de la France, de la Belgique, de la Suisse et du Québec ont été amenés à développer une réflexion commune autour de la notion de "solidarité conjugale" en étudiant les normes et usages de l'argent et des biens de ces solidarités. Comment la solidarité conjugale s'exprime-t-elle à travers le droit et son évolution ? Comment se dessinent aujourd'hui les relations économiques, matérielles et patrimoniales qui traversent les transactions intimes ? A l'heure de l'"individualisation" des relations familiales, interroger le couple sous l'angle des solidarités conduit à souligner l'importance des liens d'interdépendance noués entre conjoints et permet de réinterroger les rapports de genre, en liant l'analyse des pratiques et des choix privés et celle de la dimension institutionnelle de la vie conjugale.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.