La coupure. L'excision ou les identités douloureuses
Bellas Cabane Christine
SNEDIT LA DISPU
21,00 €
Epuisé
EAN :9782843031601
En France, l'excision est perçue comme une injustifiable atteinte à l'intégrité physique des femmes comme un acte violent de mutilation volontaire porté sur des enfants. Elle est condamnée comme telle par les tribunaux. Dans d'autres sociétés, dans certains groupes ethniques, notamment en Afrique, malgré de récentes évolutions, elle revêt d'autres significations et possède encore la force de la tradition. Christine Bellas Cabane s'intéresse à cette question depuis de nombreuses années déjà. Engagée dans la coopération avec l'Afrique, anthropologue, médecin, elle tente, dans un livre qui mêle récit et analyse, d'appréhender dans toute sa complexité une pratique qui la heurte. Mais cet ouvrage est aussi une réaction à certaines attitudes à l'égard des familles migrantes, qui lui semblent méprisantes et contre-productives dans la lutte contre l'excision. Comprendre des sociétés qui se transforment tout aussi rapidement que la nôtre, comprendre et respecter les femmes et les hommes originaires d'Afrique immigrés sur notre sol est un premier acte efficace contre l'excision.
Nombre de pages
245
Date de parution
18/09/2008
Poids
333g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843031601
Titre
La coupure. L'excision ou les identités douloureuses
Auteur
Bellas Cabane Christine
Editeur
SNEDIT LA DISPU
Largeur
140
Poids
333
Date de parution
20080918
Nombre de pages
245,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans le cadre de leurs interventions sanitaires dans les pays pauvres, les ONG et les organisations internationales font assaut d'imagination pour assurer l'efficacité de leurs actions grâce à des messages de prévention qui se veulent percutants. Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de leurs espérances. Le problème qui se pose est celui du contenu de ces messages qui ont du mal à être intériorisés par des populations ayant d'autres pratiques et représentations de la maladie, de la prévention et du soin. Comment s'adapter à cette réalité ? Faut-il, par exemple, remettre en cause certaines interventions préventives du fait que ces dernières peuvent entrer en conflit avec des valeurs locales (religieuses, politiques, sociales) ? S'agissant du sida, ces questions touchent particulièrement la sexualité et les rapports hommes/femmes. Le sujet traité dans ce livre à plusieurs voix est finalement celui de la convocation de la culture des populations dans les actions de prévention qui leur sont destinées. Comment intervenir sans tomber dans le piège de l'essentialisme, de l'instrumentalisation de la notion de culture ou encore du relativisme absolu ...
Malgré les investissements financiers internationaux et les efforts des pays "du Sud " visant à améliorer la santé des mères et des enfants, la mortalité maternelle et infantile reste élevée : c'est le cas à Madagascar, objet de cet ouvrage. Les femmes et les enfants y paient un lourd tribut à de nombreuses maladies, infectieuses et non infectieuses, dans un pays au système de santé fragilisé. Les contributions anthropologiques de ce livre examinent finement les situations et acteurs impliqués dans la gestion de la santé et de la maladie, en se penchant sur le pouvoir médical et les relations soignants- soignés, la reconnaissance étatique de la médecine traditionnelle, les politiques mondiales de santé, la construction des cheminements thérapeutiques et les logiques des acteurs, les difficultés dans l'accès aux soins et les inégalités sociales de santé. Ces contributions, principalement ancrées dans le terrain malgache, soulignent la pertinence et l'utilité des approches et des méthodes anthropologiques pour comprendre les problématiques de santé au Sud et favoriser l'appropriation locale des programmes de santé.
Lors du XXXIe Symposium de l'Association de Psychologie Scientifique de Langue Française (APSLF), organisé en collaboration avec la Société Tunisienne de Psychologie (STP), à Gammarth, près de Tunis (Tunisie), les 24 et 25 septembre 2009, l'objectif a été de proposer un état actuel des débats relatifs aux relations entre les PSYCHOLOGIES et les CULTURES. Les différents chapitres présentés dans l'ouvrage sont une version écrite et détaillée des principales conférences invitées données à Tunis. Celles-ci ont consisté à exposer tout ou partie de ces débats et en reflètent un panorama, certes partiel et quelque peu hétérogène. Il peut toutefois proposer au lecteur francophone des pistes à explorer davantage, en fonction de ses intérêts propres pour tel ou tel domaine de la psychologie interculturelle. Ces domaines sont: la cognition elle-même, son évolution historique et socioculturelle (phylogenèse), son développement chez l'enfant (ontogenèse), le langage, les connaissances dans divers domaines (nombre, temps), leur évaluation psychométrique, la pathologie et la santé, la socialisation.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.