Geoffroy de Montalembert (1898-1993). Un aristocrate en République
Bellamy David ; Mayeur Jean-Marie
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753502611
Geoffroy de Montalembert fut une figure mémorable de l'histoire parlementaire de la France sous trois Républiques. Député d'Yvetot en 1936, membre du Conseil de la République puis du Sénat de 1946 jusqu'à sa mort en 1993, il détient un record de longévité politique. Sa carrière, commencée dans le Nord au sortir de la Grande Guerre, croisa toutes les personnalités qui comptèrent en France de la Troisième à la Cinquième République : entre autres François de Wendel, dont il épousa la fille, le général Weygand qui le convainquit un temps, en juin 1940, que la guerre était définitivement perdue, le général de Gaulle qu'il rejoignit dès l'époque du RPF, René Coty aux côté duquel il représenta la Normandie au Parlement, André Bettencourt, et Jean Lecanuet avec qui il fit liste commune à plusieurs scrutins sénatoriaux, Charles Pasqua, en compagnie duquel il dirigea le groupe gaulliste au Sénat et Jacques Chirac. Entre les ors des palais républicains et les cours de ferme du pays de Caux, dont il fut l'élu pendant près de soixante ans, et où il administra la commune d'Ermenonville, il illustra d'une manière originale la figure traditionnelle du notable. Issu de la plus ancienne des noblesses, il trouvait la source de son engagement auprès de " ses populations " et de la France dans une notion de service que l'historiographie a souvent regardée avec suspicion et qui est ici revisitée. C'est à un réinvestissement d'une vieille éthique aristocratique dans la République qu'on assiste avec ce personnage haut en couleurs, dont l'auteur a pu faire l'étude grâce aux archives considérables qu'il a laissées.
Nombre de pages
340
Date de parution
06/07/2006
Poids
578g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753502611
Titre
Geoffroy de Montalembert (1898-1993). Un aristocrate en République
Auteur
Bellamy David ; Mayeur Jean-Marie
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
578
Date de parution
20060706
Nombre de pages
340,00 €
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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