L'oiseau et le poisson. Cohabitations religieuses dans les mondes grec et romain
Belayche Nicole ; Dubois Jean-Daniel
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840508007
Devinette : Si un oiseau et un poisson tombent amoureux, où iront-ils construire leur nid ? La multitude et diversité des variables qui tissent la trame des situations de contacts et de cohabitations dans les sociétés rendent chaque situation unique, par-delà des schémas de construction et des procédés repérables invariants. À tout le moins, toute cohabitation génère une mise en regard qui débouche sur des développements variés, neutres ou conviviaux jusqu'à compétitifs, voire conflictuels. Mais la focalisation de la discipline historique sur les situations de crise et de ruptures a plutôt mis en avant les situations de confrontation et de conflit, sans compter avec l'historiographie longtemps dominante du "triomphe du christianisme" dans le "combat" entre païens et chrétiens. Cet ouvrage présente trois originalités. Traversant les frontières chronologiques (du monde hellénistique au monde romain tardif) et disciplinaires entre cultures religieuses, il applique la même grille d'analyse à toutes les situations (polythéistes et monothéistes). Il fait dialoguer toutes les sources de façon à s'approcher de la réalité dans sa dimension dynamique et kaléidoscopique, aux dépens des affichages idéologiques. Moins que de rechercher les éléments de "compromis" entre dévots d'obédiences différentes, il examine comment des identités différentes vivaient ensemble, puisque tel fut le cas le plus courant dans un Empire romain multiculturel. Le propos se déploie en quatre parties. Il présente d'abord des situations complexes de rencontres à la fin de l'Empire et par quels langages, littéraires ou iconographiques, ces rencontres sont revendiquées ou bien révélées. Le volume se clôt sur des réflexions de méthode, qui précisent les outils par lesquels on peut aborder les zones de contact ou de recouvrement.
Nombre de pages
408
Date de parution
01/12/2011
Poids
683g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508007
Titre
OISEAU ET LE POISSON
Auteur
Belayche Nicole ; Dubois Jean-Daniel
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
683
Date de parution
20111201
Nombre de pages
408,00 €
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Résumé : Ce numéro thématique examine comment l'écriture a servi, dans les pratiques rituelles antiques, à la construction d'identités locales et/ou ethniques et, de façon corrélée, comment elle a été utilisée dans la fondation de discours d'autorité au sein de sociétés sans livres révélés, longtemps réputées avoir été des sociétés de l'oralité.
Résumé : A partir de la fin du IIIe siècle avant notre ère, l'Italie devient progressivement, au travers de plusieurs crises, une réalité géographique unitaire et un concept juridico-politique. La guerre contre Hannibal a définitivement modifié les données. La transformation de Rome, cité-Etat hégémonique, en un Empire territorial, favorise l'intégration de la péninsule dans un ensemble romano-italien, mais la jette dans la crise d'adaptation aux nouvelles réalités. L'Italie connaît donc l'uniformisation douloureuse des structures économiques dans ses différentes régions et les mutations sociales liées a la montée des élites enrichies et au rôle croissant d'une armée prolétarisée après 107. La traduction juridique de cette intégration - l'extension de la citoyenneté romaine - s'achève en 89 à l'issue d'une guerre féroce, la guerre des Alliés. La nouvelle Italie est romaine et participe à ce titre aux luttes que se livrent les prétendants au pouvoir personnel et d'où est sorti l'Empire. En 39 avant notre ère, "la population en avait fini avec les guerres intestines, la conscription de ses fils, les actes de violence des garnisons, la fuite des esclaves, le ravage dans les campagnes, la ruine de l'agriculture et surtout la famine". Sous la plume d'Appien d'Alexandrie, voici énumérés bien des problèmes d'où ont jailli les crises et les mutations de Rome et de l'Italie aux derniers temps de la République.
Cet ouvrage examine les relations complexes entre la personne impériale - et les empereurs successifs - et la Ville de Rome, en tant que ville, espace et capitale, pendant les deux premiers siècles du Principat. Nicole Belayche a rassemblé sur cette question une "équipe" de chercheurs, français et étrangers, fédérant les disciplines du champ historique : histoire politique et idéologique, histoire sociale, histoire culturelle et religieuse, histoire urbaine et topographique. Car les problèmes posés par la/les relation/s entre les Césars et la Ville se situent au confluent de ces approches et c'est précisément le caractère englobant de la question qui la rend utile à notre compréhension de l'Empire romain aux Ier et IIe siècles de notre ère. Cette réflexion collective s'appuie sur le profond renouvellement documentaire offert depuis une génération par les découvertes archéologiques ou la reconsidération de certains sites romains, sur l'affinement de l'approche de la nature du pouvoir impérial et de son expression dans les différents règnes, sur l'explicitation de la subtilité du langage idéologique mis en oeuvre par les empereurs dans leur politique de "communication" , enfin sur une appréciation renouvelée de la Rome impériale classique à la lumière des concepts élaborés par les géographes autour de la notion de grande ville.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.