J'ajoute à mes phrases plus de virgules, moins de tics de langage, je serre mon abdomen pour sortir une voix avec plus d'impact, je tais mon avis, je souris, je la ferme quand l'un entame un monologue, je hoche la tête quand un autre expose un concept sophistiqué, je maintiens le regard, je définis, je radote, je rentre dans un sous-genre, lu et revu, je fais ce qui est attendu. Ce sont ces choses que je n'ai pas apprises enfant, que j'ai incorporées à mon retour en France. Corps étranger sous la peau raconte l'exil : comment se construit-on quand on est renvoyée à nulle part tant géographiquement qu'idéologiquement ? Ce roman se partage entre l'enfance ramenée en Algérie après sept années passées à Paris et le temps adulte de retour en France. Il ne s'agit pas d'être dans un entre-deux mais de ressentir l'exclusion à chaque endroit de vie. A Alger, des codes à apprendre, une langue qu'on ne maîtrise pas, la solitude. A Paris, le racisme structurel, la vie autonome et queer, l'éloignement, la dissociation. Nour Bekkar initie une réflexion narrative autour des parcours migratoires et transmet une vision intime et politique de la façon dont la diaspora est fracturée.
Nombre de pages
112
Date de parution
16/05/2025
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782492642289
Titre
Corps étranger sous la peau
Auteur
Bekkar Nour
Editeur
BLAST
Largeur
130
Poids
300
Date de parution
20250516
Nombre de pages
112,00 €
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Résumé : La pratique de la ville affecte profondément la culture de la famille émigrée. Rapidement, l'exposition à l'espace public - surtout pour les enfants un temps préservés par l'espace privé - les mots, les objets, les formes de consommation conjuguent leurs effets. Il en résulte l'hybridation des pratiques quotidiennes, urbaines et domestiques. La famille n'est plus la même du point de vue de sa composition, mais aussi du point de vue de la répartition des pouvoirs, des identités et des positions relatives de ses membres. La maison du retour, envisagée comme terme d'un nomadisme résidentiel nécessaire, devient vite une résidence secondaire, appendice d'une résidence principale placée dans la périphérie d'une grande ville française. L'analyse de ces transformations est au centre de cet ouvrage. C'est le résultat d'une recherche collective menée sur plusieurs sites en France, mais aussi au Maghreb. L'ambition des auteurs est de renouveler la compréhension du rapport des " immigrés " de France à la société et à l'espace, à partir d'une étude ethno-sociologique.
Les auteurs examinent dans cet ouvrage les questions d'accès au logement des migrants et les politiques publiques en la matière. La construction sociale et politique de l'ethnicité se trouve au cœur des analyses proposées. Les approches théoriques anglo-saxonnes permettent-elles d'analyser la réalité de la gestion des groupes sociaux dans la ville en France ? Pour répondre, des chercheurs de différentes disciplines (sociologie, géographie, démographie et science politique) comparent les situations françaises à celles du Royaume-Uni, du Canada et des Etats-Unis. De la figure de l'étranger à la mise à mal de la mixité sociale, de l'agrégation souhaitée à la ségrégation imposée comme résultat de la politique du logement, différents exemples sont analysés et montrent comment le lien social peut se trouver, de fait, " ethnicisé ".
Du village de Boum Kabir, situé au bord du lac Iro au Tchad, Claude Pairault rapporte une somme de documents - photos, films, cartes, dessins, croquis - qui vont déterminer son itinéraire de chercheur. Ses longs séjours dans cette commune rurale isolée, à laquelle il reste attaché jusqu'à son décès en 2002, vont façonner son regard et fonder son ancrage en Afrique. Dès son arrivée à Boum Kabir, il pratique une ethnographie par l'image. Il n'a de cesse de photographier et de filmer les corps, les gestes, les regards, les espaces. L'acuité de son regard autant que sa bienveillance lui permettent de capter le langage du corps, l'esprit des lieux et le sens des rituels. Claude Pairault va ainsi restituer, avec la rigueur du jésuite et la finesse de l'ethnologue, les multiples mondes que la population de Boum Kabir a connus de 1959 à 1992. C'est ce trésor iconographique exceptionnel qui est partagé aujourd'hui avec les villageois du lac Iro, la communauté jésuite du Tchad et tous ceux qui veulent comprendre de l'intérieur comment l'Afrique a traversé la seconde moitié du XXe siècle.
Résumé : Années 1973 et 1974, à la suite du procès de Bobigny. Le mouvement pro-IVG prend de l'ampleur en France. A Paris, Jane se demande pourquoi ses parents ont éloigné sa soeur, Louisa, en Espagne. Aux côtés de Pierre, jeune médecin du Groupe Information Santé, elle cherche des traces de Louise et s'engage dans la lutte pour l'avortement, non sans crainte car son père soutient ouvertement l'association conservatrice Laissez-les vivre. Jane apprend tout de même à pratiquer l'IVG clandestinement. Entre enquête et roman historico-politique, ce texte offre un éclairage contemporain sur les années 70, leur effervescence et l'intensité d'un combat toujours d'actualité : la libre disposition de son corps.
Résumé : Tant qu'il reste quelque chose à détruire est le chemin poétique d'une reconstruction après le viol. Mag Lévêque éclaire par le poème le lien à la honte, à la culpabilité, à la sexualité. Au-delà du témoignage, elle parvient à créer à partir de la violence et de la douleur, en ne faisant jamais impasse sur l'indicible. Le poème se débat et s'élabore contre la mémoire du corps marqué par l'empreinte invisible de la violence. A travers une narration fragmentaire, il est question de sauvegarde de soi et de recherche d'une force collective comme réparations. C'est ici dans l'intime que se joue l'émancipation , et le verbe de réveiller la force qui n'a jamais quitté l'autrice.
« La barbe de ma mère est drôlement belle quand elle est bien coiffée, et très utile par temps froid » dit l'enfant. Et l'enfant peut s'y enrouler, jouer à cache-cache, faire de la musique avec cette grande barbe. Ma mère est une femme à barbe renouvelle avec délicatesse et subtilité les représentations des femmes et des mères. Depuis les yeux d'un·e enfant, ce sont tous les codes qui sont interrogés et qui volent en éclat. Raphaële Frier et Ghislaine Herbéra proposent avec ce livre onirique une histoire qui rappelle combien il est important que le jeune (et moins jeune) public puisse nourrir son imaginaire au-delà des normes et des contraintes. Dès 3 ans et pour tous les âges.
Résumé : Telle quelle, sans réification ou instrumentalisation du corps. Dans ce livre d'artiste, Camille Laforcenée représente une réalité à l'encontre des perspectives traditionnellement adoptées dans les iconographies artistiques, à l'encontre d'une conception de la beauté fantasmée par le patriarcat. Par un détournement féministe des registres de l'autoportrait et du nu, l'artiste met à mal les injonctions normatives. La densité et le relief sont les matières appelant à un nouvel arpentage de ses propres paysages corporels. Camille Laforcenée nous invite à réapprendre l'acceptation des corps, avec leurs plis, leurs cicatrices, leurs poils. Un livre dont le trait est synonyme d'agentivité.