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Nous, décolonisés
Béji Hélé
ARLEA
18,50 €
Épuisé
EAN :9782869597990
La décolonisation est la forme la plus instinctive et la plus avancée de la liberté. Elle est l'avant-garde de toutes les libertés. Mais elle est la plus malheureuse de toutes, car elle n'a pas tenu ses promesses... Nous avions fait l'Histoire, nous étions au c?ur de l'Histoire, et l'Histoire nous avait comblés à profusion. Pourtant, après avoir reçu en héritage cette grâce miraculeuse, nous ne l'avons pas gardée. Qui nous l'a dérobée ? Cette histoire était la nôtre et, si nous l'avons perdue, c'est de notre faute. Nous n'avons pas recouvré ce dont nous croyions avoir été spoliés, et nous avons dilapidé ce que nous avions reçu. " Ces mots d'Hélé Béji donnent le ton de cet essai rigoureux sur la grande épopée de la décolonisation et ce qu'elle est devenue, un demi-siècle après. Cette brillante auto-analyse, si elle fait une part importante aux extraordinaires avancées qu'elle a permises, à commencer par la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, pointe aussi avec la lucidité du trait vécu les erreurs, les fourvoiements et les dévoiements qui en ont découlé. Que reste-t-il de cette extraordinaire aspiration qui a porté tant de peuples vers leur indépendance ? Se pose alors l'incontournable question de la difficile harmonie entre l'aspiration politique et l'exercice du pouvoir. Sans évitement ni compromis d'aucune sorte, Hélé Béji dresse le constat implacable de ce rendez-vous manqué avec la promesse de la souveraineté. Nous, décolonisés, par sa liberté critique, n'hésite pas à mettre le décolonisé face à ses responsabilités dans le destin du monde, et à l'obliger à un honnête examen de conscience s'il ne veut pas troquer ses vieilles servitudes contre de nouveaux esclavages. S'il a incarné le visage de l'humain, il n'est pas à l'abri de l'attrait qu'il ressent pour l'inhumain. Mais fondera-t-il un nouvel humanisme ? Apportera-t-il sa lumière à l'équilibre du monde ?
Nombre de pages
235
Date de parution
03/01/2008
Poids
288g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782869597990
Titre
Nous, décolonisés
Auteur
Béji Hélé
Editeur
ARLEA
Largeur
125
Poids
288
Date de parution
20080103
Nombre de pages
235,00 €
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Résumé : "Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé". Hélé Béji La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?
Hélé Béji, Tunisienne née dans les années 1950, fait partie de ces femmes de culture musulmane qui ont saisi la chance historique d?émancipation offerte par le régime de Bourguiba. La réflexion qu'elle nous donne trouve son origine dans une anecdote personnelle: à l'occasion d'un enterrement, elle a retrouvé certaines de ses cousines, jadis joyeuses et « libérées », affublées d'un voile pareil à ceux des carmélites. Hélé Béji développe, à partir de ce choc, une réflexion passionnante sur la question du voile, et sur ses significations multiples, différentes au Maghreb et en France. Entre la condamnation sans nuances du voile par la pensée laïque et républicaine et le prosélytisme des bigots islamistes, Hélé Béji fait entendre la voix d'un féminisme maghrébin qui refuse de se couper de la réalité des femmes d'aujourd'hui et veut identifier ce que disent, à travers cet affichage scandaleux, les « suffragettes du voile ». Il faut admettre que les beurettes des banlieues françaises (qui arborent leurs voiles l?été en Tunisie avec un enthousiasme communicatif) ne sont pas des victimes, contraintes par leurs maris ou leurs pères, comme le croient les féministes occidentales, mais des femmes libres de leur choix. Ce choix, on peut, on doit, selon Hélé Béji, le désapprouver, mais il faut accepter de voir ce qu'il porte en lui de vitalité: celle d'une modernité qui s'oppose à la modernité occidentale vécue comme une oppression, à l'esclavage consumériste, à l'hypocrisie de l'ordre démocratique. L'islam propose un idéal dans des sociétés qui ont perdu le leur. Si le voile est le fruit d'une angoisse qui nourrit l'obscurantisme, notre réaction face à luin'est pas moins exempte de peur irrationnelle. Les questions qu'il soulève ne sauraient se régler par une loi d'interdiction. Dans un plaidoyer finement argumenté, Hélé Béji, clairement opposée au port du voile, n'en appelle pas moins à mettre fin à l'antagonisme de plus en plus radical et mortifère entre les tenants de la démocratie laïque et ceux d'un islam recroquevillé sur ses archaïsmes: selonelle, le dialogue est non seulement encore possible, mais indispensable.
Résumé : La narratrice qui vit à Paris, revient pour de courts séjours à Tunis, dans la maison de son enfance. Elle y retrouve une grand-mère par la grâce de qui perdure une tradition de vie méditerranéenne et musulmane, l?" âme " du pays. Dans le même temps, elle prend conscience que cette figure emblématique est inexorablement vouée à disparaître, que tout autour le monde change, la ville se transforme, les nouvelles richesses s'affichent ostensiblement. Un roman sur la mémoire, qui aborde des thèmes aussi fondamentaux au genre humain que la préservation du souvenir, la façon d'envisager le passage inéluctable du temps, et la domination de l'entourage.
Née dans une société musulmane, élevée dans une famille libérale et tolérante, Hélé Béji a pu observer les traditions sans en subir les contraintes ni les interdits. Elle y a découvert un monde spirituel où s'est forgé l'itinéraire de sa liberté."Serais-je une femme archaïque?", se demande l'auteur face au malaise de la femme moderne. Non, car l'expérience du passé lui a révélé avec une lucidité plus aiguë le sens de la modernité. Si la femme traditionnelle nous dévoilait le trésor du quotidien dans le "souci de la demeure", la femme moderne, elle, a gagné de haute lutte sa place dans la société. Mais aurait-elle perdu sa relation au monde? Pour affirmer et enrichir sa liberté nouvelle, la femme doit repenser cette "force qui demeure". Au-delà de son identité féminine, saura-t-elle affirmer son humanité féminine? "La grandeur de la femme, dit Hélé Béji, ne doit pas se bâtir sur la misère de l'homme."
Résumé : Elles sont des centaines à Louxor. Des Occidentales qui se sont installées sur la rive ouest, après avoir tout quitté pour épouser un Egyptien qui les a séduites lors d'une croisière sur le Nil. Mais en Egypte, où la polygamie est autorisée, une autre épouse, égyptienne celle-là, fait toujours partie de l'histoire. Entre la narratrice et l'autre femme de Sayyed, un lien étrange et beau se noue. Dans ce roman à l'écriture parfaite, Claire Huynen nous entraîne dans l'exploration minutieuse du tourisme amoureux mais, surtout, restitue avec une grande justesse ce qui lie les femmes et, au-delà des détresses et des élans, dessine une géométrie humaine singulière.
Résumé : Une belle promenade dans Kyoto au travers des haïkus des plus grands poètes. " Même à Kyôto j'ai la nostalgie de Kyôto ", écrit Bashô en 1690, alors qu'il entend chanter dans les bambous de Sagano le petit coucou hototogisu . Ainsi commence notre belle promenade avec Corinne Atlan à Kyoto, ville poétique s'il en est, puisque tous les grands poètes du Japon y ont vécu, s'y sont rendus en voyage ou en pèlerinage, tentant de saisir l'éphémère, pour notre plus grand enchantement. Corinne Atlan nous entraîne à leur suite dans les rues et les paysages de Kyoto car, oui, le passéest toujours là et l'émerveillement constant - même s'il est accompagné de craintes devant l'effacement progressif de l'ancien visage de la ville. Rappelons-nous : seul l'immatériel est appelé à perdurer. S'inclinant d'un air aimable à l'entrée du quartier - le saule ! Issa