Jouissance de Proust. Pour une esthétique de la métaphore
Beistegui Miguel de
ENCRE MARINE
30,00 €
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EAN :9782841864003
Cruelle existence que celle qui nourrit nos espérances et excite nos désirs afin de les réduire à néant ! Amère réalité que celle contre laquelle notre imagination - libre, illimitée et enivrante - vient finalement se briser ! A la recherche du temps perdu semble faire de ce constat une loi, et s'imposer comme le roman de la souffrance et de l'ennui : la réalité, ou du moins l'idée que l'on s'en fait, finit toujours par décevoir. Pourtant, il s'agit de montrer que cette insatisfaction naît d'un manque plus profond encore, inscrit au c?ur du réel lui-même, dans sa présence immédiate et brute : notre rapport au monde révèle un manque, qui n'est pas rien, mais un manque-à-être, comme on parle d'un manque-à-gagner, et qui fonctionne comme le signe ou l'indice d'une vérité par-delà ou plutôt en creux de la seule réalité présente. Ce manque ou ce déficit est bien ce dont on fait l'expérience, ce qu'on ne peut s'empêcher de ressentir, et même ce qui définit le sens de l'expérience (le sens du sensible, par conséquent), tout en signifiant aussi, en pointillé, l'au-delà ou l'envers de cette expérience, sa face cachée, de laquelle Proust finit par extraire le sens de la littérature et de l'art en général. La littérature suit et file le réel dans sa propre dérive, et jusque dans sa doublure. C'est par le fil de la métaphore - désormais élevé au statut de " vision ", et non plus de " technique " - qu'elle tient au réel.
Nombre de pages
185
Date de parution
16/05/2007
Poids
376g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782841864003
Titre
Jouissance de Proust. Pour une esthétique de la métaphore
Auteur
Beistegui Miguel de
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
162
Poids
376
Date de parution
20070516
Nombre de pages
185,00 €
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Bien qu'abstraite, l'oeuvre de Chillida échappe au jeu de l'idéalisme pur et géométrique de l'abstraction formelle comme au matérialisme de l'abstraction brute. Elle ne vise ni une réalité stable et intemporelle surplombant la nature et son devenir ni les profondeurs du chaos primitif. Elle trace plutôt une voie entre ces deux extrêmes et découvre un monde - celui-là même que nous habitons - étranger et familier à la fois, transformé et pourtant reconnaissable. Or ce monde n'est pas avant tout celui des choses, mais des éléments (la lumière, le feu, l'eau, l'air), véritable alphabet naturel dans lequel s'écrit notre existence, entre ciel et terre. Si l'artiste transforme la matière, ça n'est pas afin de lui échapper, mais afin d'en libérer un nouveau visage et une nouvelle sonorité, afin de la laisser rêver. C'est ainsi, comme le disait Bachelard, que le matérialisme externe de la pensée scientifique et technique s'efface devant le matérialisme songeur de l'art et que la lévitation l'emporte sur la gravitation.
Résumé : Cet essai trouve sa source dans une idée élémentaire - si simple, pensera-t-on, qu'elle coule de source : quoique distinct du besoin, le désir est vital. Dès lors qu'il s'agit de la vie humaine, et de ce que vivre signifie pour nous, il doit être question du désir. Non au sens d'un simple " instinct " par lequel nous nous efforcerions de conserver notre être, et encore moins, comme a pu et continue de le croire la psychanalyse, comme une " pulsion de mort ", mais comme la tendance profonde de celle-ci à se dépasser. Le désir est élan et source de vie, et la vie jaillit (et jouit) d'être désir. Le désir n'est pas l'indice d'un défaut que la vie tendrait à surmonter. Il est l'expression même de l'élan de la vie, de son intensité immanente qui déborde vers différents horizons - la pensée, l'art, l'amour, l'amitié, la politique parfois - où se joue le bonheur humain. Alternant descriptions littéraires et discussion philosophique, traçant un chemin original de Spinoza à Blanchot, et récusant les lectures qui, de Kant à Levinas en passant par Lacan, ancrent le désir dans le négatif ou veulent le faire déboucher sur une transcendance, Miguel de Besteigui revisite brillamment ce concept classique. Il en montre le caractère toujours décisif, à l'heure d'une certaine manipulation des désirs dans le cadre d'un capitalisme numérique qui revêt un caractère largement " libidinal " mais exploite, normalise et banalise par là-même un désir commercialisé. Miguel de Beistegui enseigne la philosophie à l'université de Warwick. Spécialiste de Heidegger et de Proust, commentateur de Foucault, il est par ailleurs l'auteur de Government of Desire : A Genealogy of the Liberal Subject (Le Gouvernement du désir. Une généalogie du sujet libéral, 2018, University of Chicago Pess).
Dastur Françoise ; Beistegui Miguel de ; Birmingha
Pouvons-nous raison garder? " Telle est la question-clé de Dominique Janicaud, auteur de La puissance du rationnel, penseur de ce temps, le nôtre, pour ce temps. Entre l'hyperrationalité de la techno-science et la tentation de l'irrationalité qui en est la contrepartie, Dominique Janicaud a, toute sa vie, tracé un chemin de résistance. Sa démarche prudente mène au site que l'intelligence n'aurait pas dû déserter: celui de notre partage fini. A l'impuissance de la raison, à la " politique en désespérance ", au nihilisme, il oppose " la joie de comprendre ", sans laquelle il n'existe pas de philosophie digne de ce nom. Avec ce penseur à la langue limpide, ses amis poursuivent ici la tradition du dialogue philosophique qui est au coeur de toute son oeuvre. Dominique Janicaud est mort brutalement à Eze, le 18 août 2002, au bord de la mer, à proximité du chemin de Nietzsche.
Le grand développement des interventions éducatives en milieu ouvert initié par les politiques publiques de ces dernières décennies invite aujourd'hui l'ensemble des acteurs du champ social à interroger, au-delà des pratiques, les fondements de leur travail. Cinq grands chapitres autour desquels ont été rassemblés des professionnels, des universitaires et des chercheurs composent cet ouvrage et abordent les différents processus sociaux et psychosociaux qui fondent ou qui altèrent les actions éducatives : l'impact des représentations individuelles et collectives dans les relations entre usagers et professionnels, la gestion de l'altérité et l'importance de l'approche ethnologique, l'impact des parcours d'exil dans les processus d'acculturation, les enjeux de la légitimité de l'intervention sociale pour l'ensemble des acteurs et, enfin, le lien entre l'éthique et les droits des usagers. Ecrit dans un constant souci d'articulation théorie-pratique, ce livre s'adresse à tous les praticiens du secteur de l'intervention en milieu ouvert (cadres de l'action sociale, éducateurs spécialisés, assistants sociaux, conseillers en économie sociale, psychologues, etc.) ainsi qu'aux étudiants et formateurs qui désirent approfondir leur réflexion sur ces modalités spécifiques de prise en charge.