En Zulfu, le lecteur de Bedel trouvera une héroïne qui, paradoxalement, parvient à trouver en France le moyen d'échapper à la vague de, changements qui submerge l'ancien régime ottoman ! Belle occasion pour Bedel, de brocarder les effets pervers de ce Progrès que l'homme, en sa grande mégalomanie, ne parvient pas à maîtriser (comme dans Voyage de Jérôme aux Etats-Unis d'Amérique), et de prôner sa chère Touraine (particulièrement, dans Molinoff - Indre-et-Loire ou La Nouvelle Arcadie). C'est le porte-parole de l'auteur, Hubert, qui condamne ce qui est à l'origine de la destruction de l'environnement. Selon Amédée (alias Ahmed), le narrateur, " la science et la philosophie (sont) la véritable parure de la femme ". Aussi déplore-t-il que Zulfu, la fille de son maître, cache ses cheveux " sous une sorte de turban de soie noire " qui lui donne " l'aspect d'une femme des temps passés ", mais il doit bien reconnaître que, " ainsi parée, Melle Zulfu [est] bien jolie ". En cela, Amédée et Hubert sont bien d'accord...
Nombre de pages
255
Date de parution
15/05/2006
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782707812889
Titre
Zulfu
Auteur
Bedel Maurice ; Herzfeld Claude
Editeur
NIZET
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
20060515
Nombre de pages
255,00 €
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Bedel Maurice ; Claudel Philippe ; Rioux Jean-Pier
Issu de la bonne bourgeoisie parisienne, Maurice Bedel (1883-1954) reçoit une éducation soignée et très complète. Après des études de lettres à la Sorbonne, il se consacre à la médecine et se tourne vers la psychiatrie, spécialité rare à l'époque. Il fréquente de nombreux salons où il se lie d'amitié avec de grands artistes et écrivains (Maurice Denis, Edmond Rostand, Jean Cocteau). Lui-même dessinateur, élève de Maurice Denis, il a été proche des nabis et Van Dongen. Après la guerre, il a poursuivi une carrière de romancier, d'essayiste, de journaliste et de poète. Il a connu la gloire littéraire en 1927 lorsqu'il a reçu le prix Goncourt pour son roman Jérôme 60° de latitude nord. Il livre dans son journal de guerre (1er août 1914 - 31 décembre 1918) un témoignage saisissant du déroulement de la guerre avec une distance que n'observe pas la plupart des soldats et officiers combattants.
Cette Nouvelle grammaire de l'espagnol moderne est une nouvelle édition mise à jour de la Grammaire de l'espagnol moderne publiée en 1997 (Puf, " Major ") et bien connue des étudiants d'espagnol français et francophones en général. Fruit d'une expérience enseignante, elle poursuit les mêmes objectifs : faciliter autant que possible l'accès aux normes grammaticales en vigueur et permettre une bonne compréhension des mécanismes de la langue espagnole. L'auteur y adopte une approche originale de la langue à partir des points sur lesquels achoppe l'expression des jeunes hispanisants. Outre les règles communément admises, sont évoqués de très nombreux usages, le tout étayé et illustré par des exemples tirés de la littérature et de la presse. Conçu pour les étudiants de l'enseignement supérieur (classes préparatoires aux grandes écoles, universités, écoles supérieures), spécialistes ou non, ce livre s'efforce de se mettre à la portée du plus grand nombre.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).