En l'an 802, Alcuin (735-804), conseiller et proche de Charlemagne, offre à un de ses amis un petit livret : "Ce livret, écrit-il, contient le petit psautier attribué au saint prêtre Bède que ce dernier a confectionné en recueillant dans chaque psaume selon la vérité hébraïque les versets qui conviennent à la louange de Dieu et à la prière". Comme Alcuin le souligne, Bède utilise non pas la traduction latine du psautier de la Bible grecque, mais la traduction des psaumes réalisée à partir de l'hébreu par saint Jérôme vers l'an 405. Le "petit psautier du saint père Bède" est un seul long psaume recomposé à partir de versets choisis dans l'ensemble des psaumes. Bède exclut les versets appelant à la vengeance de Dieu ou au châtiment des coupables, mais uniquement ceux qui évoquent la délivrance accordée par Dieu à ceux qui le servent. Cet unique texte est le fruit d'une profonde et longue méditation des psaumes par le moine Bède jusqu'à le transformer en un pur et magnifique psaume nouveau, comme un Psaume des psaumes. La présente traduction est la première qui soit réalisée en français. Pour chaque verset est indiquée ici la numérotation de la Bible hébraïque ainsi que celle de la version latine. Grâce à Alcuin, l'Abbreviated Psalter de Bède connaîtra une postérité qu'il n'aurait pas imaginée. Sur le modèle du psautier de Bède fleurissent dès l'époque carolingienne une multitude de psautiers abrégés. Aujourd'hui encore la Liturgie des heures s'inscrit dans une tradition similaire.
Nombre de pages
85
Date de parution
10/11/2022
Poids
178g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782845903395
Titre
LE PSAUME DES PSAUMES
Auteur
BEDE LE VENERABLE
Editeur
ARFUYEN
Largeur
120
Poids
178
Date de parution
20221110
Nombre de pages
85,00 €
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Il est à peine croyable que cet ouvrage, l'un des plus fameux livres d'outre-Manche, ait attendu douze siècles avant d'être traduit en français. Bède le Vénérable, sans doute l'homme le plus savant du VIIIème siècle, n'est pas seulement un historien moderne, qui inaugure une nouvelle manière d'écrire l'histoire. C'est aussi un écrivain étonnant qui brosse, à l'aide de saynètes pittoresques, la chronique de ces siècles tumultueux au cours desquels la Grande-Bretagne fut convertie au christianisme par d'inlassables moines. C'est la raison pour laquelle l'auteur donne à son livre ce titre d'Histoire ecclésiastique. Nous découvrons ainsi, depuis la conquête romaine jusqu'à cette époque paisible du VIIIème siècle, l'histoire des princes, des ermites, du petit peuple à travers des figures surprenantes, souvent favorisées de grâces extraordinaires. Le monde d'ici-bas communique aisément alors avec le monde de l'au-delà. Les anges visitent les vivants, qui s'efforcent de bâtir en Bretagne la cité de Dieu. Mais le lecteur de cette fin du XXème siècle ne manquera pas d'être frappé par d'innombrables similitudes entre les temps d'alors et les temps d'aujourd'hui : interrogations sur le sens de l'existence, communication avec les morts, réflexion sur l'intégration des immigrés, recherche de la sainteté dans un monde de violence et de sensualité.
Il est à peine croyable que cet ouvrage, l'un des plus fameux livres d'Outre-Manche, ait attendu douze siècles avant d'être traduit en français. Bède le Vénérable, sans doute l'homme le plus savant du VIIIe siècle, n'est pas seulement un historien moderne, qui inaugure une nouvelle manière d'écrire l'histoire. C'est aussi un écrivain étonnant qui brosse, à l'aide de saynètes pittoresques, la chronique de ces siècles tumultueux au cours desquels la Grande-Bretagne fut convertie au christianisme par d'inlassables moines. Nous découvrons ainsi, depuis la conquête romaine jusqu'à cette époque paisible du VIIIe siècle, l'histoire des princes, des ermites, du petit peuple à travers des figures surprenantes, souvent favorisées de grâces extraordinaires. Le monde d'ici-bas communique aisément alors avec le monde de l'au-delà. Les anges visitent les vivants, qui s'efforcent de bâtir en Bretagne la cité de Dieu. On ne manquera pas d'être frappé par d'innombrables similitudes entre les temps d'alors et les temps d'aujourd'hui: interrogations sur le sens de l'existence, communication avec les morts, réflexion sur l'intégration des immigrés, recherche de la sainteté dans un monde de violence et de sensualité.
Il est à peine croyable que cet ouvrage, l'un des plus fameux livres d'Outre-Manche, ait attendu douze siècles avant d'être traduit en français. Bède le Vénérable, sans doute l'homme le plus savant du VIIIe siècle, n'est pas seulement un historien moderne, qui inaugure une nouvelle manière d'écrire l'histoire. C'est aussi un écrivain étonnant qui brosse, à l'aide de saynètes pittoresques, la chronique de ces siècles tumultueux au cours desquels la Grande-Bretagne fut convertie au christianisme par d'inlassables moines. Nous découvrons ainsi, depuis la conquête romaine jusqu'à cette époque paisible du VIIIe siècle, l'histoire des princes, des ermites, du petit peuple à travers des figures surprenantes, souvent favorisées de grâces extraordinaires. Le monde d'ici-bas communique aisément alors avec le monde de l'au-delà. Les anges visitent les vivants, qui s'efforcent de bâtir en Bretagne la cité de Dieu. On ne manquera pas d'être frappé par d'innombrables similitudes entre les temps d'alors et les temps d'aujourd'hui: interrogations sur le sens de l'existence, communication avec les morts, réflexion sur l'intégration des immigrés, recherche de la sainteté dans un monde de violence et de sensualité.
Publiée par Bède en 731, l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais est une oeuvre fondatrice à maints égards. Elle applique, chose rare à l'époque, les règles scientifiques: préciser les dates, vérifier et donner la source des documents, assurer une suite logique aux chapitres, utiliser un style simple mais non sans élégance. Grâce à Bède, nous bénéficions de lumières sur les premiers siècles, obscurs, de l'installation en Grande-Bretagne des royaumes anglo-saxons, souvent rivaux et agressifs. Bède s'efforce de montrer que la christianisation amène l'unité. La présente édition offre pour la première fois aux francophones le texte du manuscrit de Saint-Pétersbourg, très proche de l'original de Bède. La traduction française se veut aussi roche du texte latin que possible. Les notes, tout en signalant sources et travaux, sont assez explicites et détaillées pour satisfaire les éventuelles interrogations; elles font souvent référence à la traduction en vieil anglais, du IXe siècle. Avec le Livre V, s'achève l'édition de l'Histoire ecclésiastique de Bède. Le lecteur trouvera, dans ce troisième et dernier volume, une série d'index cumulatifs qui faciliteront la consultation de l'ensemble de l'oeuvre. Biographie de l'auteur André Crépin, professeur émérite à la Sorbonne (Paris IV) et membre de l'Institut, s'est chargé de l'introduction et des notes, Michael Lapidge, professeur de littérature à l'Université de Cambridge (UK) et d'anglais au "Medieval Institute" de l'Université Notre Dame (Ill., USA), de l'établissement du texte, la traduction est l'oeuvre de Pierre Monat et Philippe Robin, tous deux professeurs de latin à l'Université de Franche-Comté.
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.