Pour dire clairement les choses, il nous a paru qu'il était temps, concernant la Poésie (et la Littérature), d'interrompre cette sorte de fuite en avant qui caractérise l'Art de notre temps, et qui ne vise qu'à précipiter la destruction des formes - de l'intellect, et de la création. Il est temps, nous semble-t-il, d'interroger à nouveau l'esthétique (et donc, la politique) et de tenter une définition neuve de la modernité. On ne verra ici qu'une organisation libre de la pensée. Il ne s'agit ni d'une déclaration, ni d'un manifeste. Mais d'un simple geste, destiné à indiquer que chacun peut l'accomplir et par là même se solidariser avec ceux qui veulent connaître le visage du futur que, tous, nous inventons.
Nombre de pages
62
Date de parution
07/11/2000
Poids
130g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782868533388
Titre
Le colloque de nuit
Auteur
Beck Philippe ; Di Manno Yves ; Rossi Paul-Louis
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
140
Poids
130
Date de parution
20001107
Nombre de pages
62,00 €
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Etes-vous à l'écoute de vous-même ? Connaissez-vous vos besoins, vos "demandes" à votre égard ? S'appuyant sur la Communication Non-Violente de Marshall Rosenberg, l'auto-empathie consiste à identifier avec bienveillance nos émotions et leurs sources, à comprendre ce qu'il se passe en nous avant d'en déduire une action adaptée à nos sentiments. Les relations avec autrui se font alors plus harmonieuses ! Ce livre synthétique propose d'apprendre à s'écouter avec respect en pratiquant l'auto-empathie au quotidien, et ce, afin d'harmoniser la musique de la communication interpersonnelle. De nombreuses mises en situation et exercices vous aideront à prendre soin de vous au coeur de vos relations !
Il y a ici tout ensemble une pensée et une tenue, l'une et l'autre accidentées et blessées selon ce qu'aujourd'hui sont le monde et le poème (...) : il suffit qu'il y ait là pensée, poème de pensée et de pesée sur la pensée d'une difficulté (celle d'un monde abîmé, de la guerre et aussi des trous qu'elle a faits dans les hommes et dans la poésie) (...) pour écarter sans hésiter ce reproche de surréalisme qu'on a pu faire à Beck. (...) "Surréalisme" implique (au moins souvent) une magie verbale produisant un insensé suressentiel et sursensé : ici au contraire, aucune magie, mais plutôt un pilonnement, un concassement de mots maniés très délibérément et récités de même, le plus souvent en un staccato serré qui enchaîne le discontinu tout en le préservant, recitativo secco (...) Car il y a de l'idiome (...) dans ce maniement de langue, dans son malmènement, dans son calcul et dans son toucher crissant, piquant, poissant ou floconneux. De l'idiome : du sens qui serait pour un seul - mais si c'est du sens, c'est pour un autre quand même."
Aux recensions pourrait être considéré comme un "ultime" hommage à Mallarmé, mais dans un sens assez particulier, puisque le livre s'est lentement construit sur une lecture/récriture des comptes rendus relatifs au poète, parus dans la presse jusqu'à l'année de sa mort. A partir de ces divers articles, notules ou chroniques plus ou moins attentives (et bien intentionnées...), Philippe Beck construit - à sa manière pince-sans rire un étrange tombeau de la critique poétique. On imagine aisément qu'il s'agit moins ici d'érudition que de la poursuite du projet éminemment subversif auquel le travail de Beck s'applique, à l'encontre de ce que Denis Roche appelait jadis la "niaiserie poétique". La "leçon" qu'il nous livre ici ne manquera pas de relancer ce débat... Parallèlement à cet ouvrage paraissent du même auteur des Poésies didactiques, au Théâtre Typographique.
« Le Chanteur Muet, dont le Discours est retiré dans les dépaysages ou Idylles fait des propos idylliques. Il ridylle dans des suites. Et ridyller, c'est imprimer que les Bucoliques ont accès à de l'essentiel. Ils sont constitutionnellement près de refuser la pompe cadavérique de Buisson candi de givre, et la forêt de pins chargée des sacs de flocons qui ravissent d'anciens enfants. »
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.