Les eaux et forêts en Bourgogne ducale (vers 1350-vers 1480). Société et biodiversité
Beck Corinne ; Delort Robert
L'HARMATTAN
46,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296058507
C'est à l'histoire des relations entre la société médiévale et son environnement " naturel " - la biodiversité - que cet ouvrage souhaite apporter sa contribution : renouveler quelque peu les analyses politiques et socio-économiques habituellement mises en œuvre en histoire rurale par l'introduction de la dimension environnementale des phénomènes enregistrés. Mais quelle biodiversité, les sources " habituelles " des historiens et des archéologues permettent-elles de restituer ? Le croisement des regards disciplinaires, c'est-à-dire la lecture et l'analyse des sources écrites et archéologiques confrontées à d'autres approches scientifiques - de l'écologue, du zootechnicien, de l'agronome - qui permet d'éclairer les processus économiques, sociaux et juridiques de l'exploitation des ressources naturelles liées au monde animal, de révéler les conséquences à plus ou moins long terme (surproduction, épuisement des ressources) de la gestion des sociétés du passé sur la biodiversité. Cette recherche vise aussi à révéler un modèle historique de gestion des ressources pouvant offrir matière utile à la compréhension du fonctionnement contemporain des milieux
Nombre de pages
478
Date de parution
13/06/2008
Poids
775g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296058507
Titre
Les eaux et forêts en Bourgogne ducale (vers 1350-vers 1480). Société et biodiversité
Auteur
Beck Corinne ; Delort Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
775
Date de parution
20080613
Nombre de pages
478,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En Egypte, il est l'incarnation du dieu Horus; dans le Rigveda, c'est Indra qui prend la forme d'un faucon pour apporter aux hommes la nourriture des dieux. Les origines de la chasse au vol se perdent dans la nuit des temps, mais c'est au Moyen Age que la fauconnerie connaît son âge d'or : avec passion, faste et puissance, elle devient la distraction favorite des seigneurs, le privilège de la noblesse. Partageant la vie quotidienne de ces oiseaux de luxe, les fauconniers médiévaux peuvent être considérés comme les ancêtres des ornithologues contemporains.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Enrayer l'érosion des formes vivantes est devenu l'une des ambitions internationales prioritaires depuis la Convention des Nations unies de Rio en 1992. A l'échelon de la France, une Stratégie nationale pour la biodiversité a été élaborée en 2004. Au plan institutionnel, le ministère de l'Ecologie et du développement durable a créé différentes structures destinées à la préservation de la biodiversité ; des universitaires et des chercheurs sont officiellement associés à la définition de ces orientations politiques et les scientifiques sont sollicités pour la production de rapports sur l'état de la faune et de la flore de France. Les disciplines concernées sont principalement issues des sciences de la vie et de la Terre. Toutefois, depuis plusieurs décennies, une grande partie des sciences humaines et sociales s'intéresse à la notion de perte de biodiversité. Le propos développé dans cet ouvrage vise la compréhension des rôles et statuts qui peuvent être conférés aux différentes sciences ainsi qu'aux scientifiques autour de la notion de biodiversité et des interactions sociétés-environnement. Sont également analysées les connexions pouvant exister entre les choix conceptuels et les positionnements épistémiques des différentes disciplines d'une part, la dimension concrète de l'activité de recherche d'autre part. Cet ouvrage porte également sur les conceptions de la crise ou des crises de biodiversité. Une gestion du vivant implique des objectifs et une action, lesquels s'inscrivent dans un contexte historique, économique, politique, culturel, etc. Les pratiques ainsi mises en oeuvre peuvent être objet d'étude pour les sciences humaines et sociales, au même titre que n'importe quel objet social. La présentation de cas concrets permet de discuter les multiples aspects de la prise en considération de la biodiversité sur le terrain par les interlocuteurs concernés. Les propos des auteurs permettent, au-delà, de s'interroger sur les méthodes, les modes d'acquisition des connaissances, les prémisses de raisonnement, la valeur et la portée des conceptions produites autour de la notion de crise par les sciences de la vie et de la Terre ainsi que par les sciences humaines et sociales elles-mêmes.