Vièles ou violes ? Variations philologiques et musicales autour des instruments à archet du Moyen Ag
Bec Pierre
KLINCKSIECK
72,50 €
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EAN :9782252028032
Le présent ouvrage qui traite abondamment d'organologie médiévale et, de temps à autre, d'iconographie, n'est paradoxalement l'?uvre, ni d'un musicologue ni d'un historien d'art, mais d'un philologue. La motivation et la finalité de ce livre sont donc doubles : d'une part, une étude linguistique, philologique et littéraire ? les désignations d'instruments de musique révolus n'étant qu'un aspect particulier d'une problématique plus générale qui intéresse le linguiste en tant que telle ; mais aussi parallèlement, une étude organologique portant sur ces mêmes instruments : leur typologie, leur spécificité acoustique, leur technique de jeu, leur présence dans les textes (théoriques et littéraires), leur impact socio-culturel, leur hiérarchie dans les représentations iconographiques et surtout dans l'instrumentarium médiéval et sa pratique.
Nombre de pages
390
Date de parution
01/05/1992
Poids
786g
Largeur
160mm
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EAN
9782252028032
Titre
Vièles ou violes ? Variations philologiques et musicales autour des instruments à archet du Moyen Ag
Auteur
Bec Pierre
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
786
Date de parution
19920501
Nombre de pages
390,00 €
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La Gascogne a joué, avec la Provence, un rôle de pionnière dans la renaissance des lettres d'oc au XVIe siècle. On y assiste à l'explosion d'une poésie, communément définie comme baroque, qui précédera de quelques années celle du grand poète toulousain Pierre Goudouli pour subir ensuite, en retour, son influence. Un siècle d'or pendant lequel les Gascons se sont forgé le mythe de leur origine antique et d'une nation gasconne, prestigieuse d'abord par les armes puis par sa langue et sa poésie, nation qui trouvera chez Henri de Navarre, le futur Henri IV, sa figure emblématique et, bien souvent, son dynamisme créateur. Une poésie originale dans une langue passionnément retrouvée, pastorale, épique, élégiaque, burlesque, satirique, pittoresque, flamboyante et cultivant tous les genres, à la fois érudite et champêtre, aristocratique et populaire. Une poésie toujours actuelle dont la découverte est un enchantement. Ce volume réunit pour la première fois, en édition bilingue, 64 ?uvres des douze principaux poètes gascons, dont l'activité se situe entre 1550 et 1650.
Il s'agit d'une approche typologique et d'une illustration, à travers un choix d'une centaine de textes (toujours en édition bilingue), d'un genre poético-musical extrêmement ancien (déjà connu des Sumériens et des Akkadiens) que l'on peut appeler, d'une manière générique, la tenson. Il s'agit d'une composition dialoguée en vers, la plupart du temps en strophes et accompagnée d'une mélodie, dans laquelle dieux ou plusieurs interlocuteurs se lancent une sorte de défi sur un sujet quelconque et rivalisent d'adresse et d'ingéniosité pour défendre des points de vue contraires. Ce véritable "match" poétique a généralement lieu devant un public qui participe à la joute, apprécie ou non les interventions, et fait finalement fonction de juge. Malgré un même archétype, des idylles de Théocrite aux pièces néo-folkloriques contemporaines, en passant par la poésie traditionnelle, les bertsulari basques ou les chjama è rispondi corses, de nombreuses et différentes cultures ont contribué à l'évolution et à la survivance du genre jusqu'à nos jours. Deux de ces formes, pourtant se sont fixées et codifiées sur une longue période de deux siècles (XIIe et XIIIe, en pays d'oc et d'oil): la tenson et le partimen (ou jeu-parti). Avec ce véritable "siècle d'or", il n'est pas étonnant que, dans ce livre, la tenson médiévale se taille la part du lion.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.