En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
De l'Etat social à l'Etat des droits de l'homme ?
Bec Colette
PU RENNES
20,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753504271
Beaucoup a été dit sur l'offensive économique du " grand tournant néoliléral " et ses conséquences sur le système de protection sociale : réduction des sécurités, retour de la vulnérabilité sociale... On a beaucoup moins souligné ce que l'on peut appréhender comme l'autre face de ce phénomène : l'irruption dans le champ des politiques sociales de la philosophie des droits de l'homme dont la notion centrale de dignité est en passe de devenir le nouveau référentiel. Elle est au principe des changements qui affectent l'Etat social sous les coups de l'économisme ambiant. La visée organisatrice de la société, l'ambition d'une émancipation individuelle et collective qu'il portait, laissent place à une visée correctrice des " défaillances " du marché. Sa source de légitimité est désormais moins puisée dans un projet politique de " faire société " que dans une volonté affichée, revendiquée d'attribuer des droits à des individus qui paraissent de plus en plus affranchis des exigences du collectif. Telle semble être la mutation majeure qu'a connue l'Etat social depuis les trois dernières décennies. Le présent ouvrage entend prendre la mesure de ces mutations à partir des transformations du droit du travail dans ses deux fonctions, celle de codification des relations professionnelles et celle de facilitation d'accès au marché du travail ria les politiques de l'emploi. Au-delà, c'est à une réflexion sur la place du droit dans notre société, sur ses usages politiques et sociaux, que l'auteur nous convie.
Nombre de pages
237
Date de parution
14/06/2007
Poids
404g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753504271
Titre
De l'Etat social à l'Etat des droits de l'homme ?
Auteur
Bec Colette
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
404
Date de parution
20070614
Nombre de pages
237,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Quatrième de couverture La question de la Sécurité sociale a des allures de marronnier et donne lieu à des prises de position tranchées, chacun accusant les autres de vouloir la «tuer» et appelant à la «sauver». Il en va ainsi depuis des décennies, en fait depuis que le fameux «trou», que les experts sondent sans relâche, est devenu à lui seul un objet de controverse. Aux antipodes de ces polémiques, l’ouvrage de Colette Bec entend revenir à l’intention de ses pères fondateurs, en 1945, et saisir les principes à l’œuvre dans son évolution, ses réformes, ses problèmes actuels. Dans le projet de l’immédiat après-guerre, la Sécurité sociale était envisagée comme une politique de protection globale. Elle était conçue comme le socle de la solidarité et relevait de choix collectifs engageant le destin commun et l'organisation d’une société juste. En ce sens, elle se distinguait radicalement des assurances sociales limitées à la protection des salariés. Pour ses concepteurs, la Sécurité sociale constituait une institution de la démocratie à venir, une démocratie capable d’aménager un cadre permettant l’émancipation individuelle. En interrogeant ce projet, Colette Bec établit que la crise de la Sécurité sociale est en fait celle d’un mode d’appartenance que le système de protection a contribué à élaborer et qu’il participe désormais à déconstruire. Elle montre à quel point cette ambition vaut toujours dans le contexte actuel, qu'une approche technicienne et budgétaire rend en grande partie inintelligible.
Pierre Laroque, conseiller d'Etat, fut le grand ordonnateur de la Sécurité sociale mise en place en 1945. Ce grand serviteur de l'Etat ne s'est pas contenté de servir des politiques ; il a su tout au long de sa carrière concevoir des institutions soucieuses d'organiser la solidarité sociale et répondant à une exigence fondamentale : celle de démocratiser la "sécurité".
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
Mercier Charles ; Warren Jean-Philippe ; Malet Rég
Post-vérité ? Popularisé en 2016, année marquée par le Brexit et la première élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mot désigne une configuration politique et médiatique dans laquelle la crédibilité d'un discours repose moins sur son adéquation aux faits que sur sa correspondance avec les croyances et les pulsions émotives d'une partie de la population. Différentes hypothèses circulent pour expliquer ce phénomène : développement des flux d'informations numériques circulant sans la régulation d'intermédiaires, succès des théories relativistes dans le champ intellectuel, fragmentation de la polis en communautés plus ou moins étanches... Quels que soient les facteurs en jeu, il est clair que la recherche scientifique, qui ambitionne de produire des énoncés adossés à des données et à un protocole, se trouve affaiblie par la montée du post factualisme. Des chercheurs de disciplines variées unissent ici leurs forces pour diagnostiquer les origines du problème, sans faire l'impasse sur les responsabilités de la communauté académique. Ils proposent une lecture globale et inédite d'un des plus grands défis de notre époque et réfléchissent à des solutions pour restaurer la crédibilité du discours scientifique dans le débat public et politique.