Pour une archéologie du geste. Broyer, moudre, piler, des premiers chasseurs aux premiers agriculteu
Beaune Sophie-A de
CNRS EDITIONS
29,50 €
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EAN :9782271058102
Du tout début du Paléolithique jusqu'à des périodes récentes, les hommes ont ramassé des pierres et des galets dans leur environnement immédiat et s'en sont servis à divers usages techniques ou domestiques. Peut-on, à partir de ces simples outils, retrouver les gestes accomplis par ceux qui les ont utilisés ? Peuvent-ils nous renseigner sur les activités exercées dans un site préhistorique, sur la nature de ce site et sur son importance ? Peuvent-ils être l'indice de traits culturels dans une région ou à une époque donnée ? Peut-on reconstituer l'évolution de ce type d'outillage et des gestes accomplis ? Pour remplir ces objectifs, Sophie A. de Beaune adopte une démarche originale qui consiste à remonter progressivement des traces présentes sur l'outil au geste exécuté, puis du geste à l'activité correspondante. Pour franchir ces étapes, elle combine observation de l'objet lui-même et de son contexte, démarche expérimentale et comparaison avec des informations recueillies dans des sociétés où ce type d'outil est encore utilisé aujourd'hui. L'auteur montre notamment comment l'homme est passé du concassage - un geste élémentaire pratiqué par les chimpanzés au broyage, puis du broyage à la mouture, qu'il semble avoir maîtrisée avant même l'apparition de l'agriculture. Elle suggère que les processus d'innovation mis en lumière pourraient bien n'être qu'une illustration particulière d'un schéma d'évolution technique plus général. Son essai clair et rigoureux devrait intéresser archéologues et ethnologues mais aussi spécialistes de l'histoire des techniques, de la technologie et des processus d'innovation et d'invention.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
231
Date de parution
15/11/2000
Poids
393g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782271058102
Titre
Pour une archéologie du geste. Broyer, moudre, piler, des premiers chasseurs aux premiers agriculteu
Auteur
Beaune Sophie-A de
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
155
Poids
393
Date de parution
20001115
Nombre de pages
231,00 €
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Résumé : Découvertes de grottes, reconstitution de sites d'art pariétal, voire superproductions cinématographiques ou inscription au Patrimoine mondial : la Préhistoire fascine un public de plus en plus large. Mais, au-delà du spectaculaire, réducteur souvent, sait-on précisément ce qu'est la Préhistoire ? C'est à la fois une discipline et un champ de savoir. Champ de savoir, où commence-t-il ? Avec l'histoire de l'homme ? Mais s'agit-il de l'homme anatomiquement moderne, auquel cas elle débute il y a 100 000 ou 150 000 ans. Ou bien doit-on y inclure les premiers représentants du genre Homo et remonter alors à plus de 2 millions d'années ? Doit-on la faire débuter avec les premiers outils, il y a quelque 2,3 millions d'années, et y inclure alors les Australopithèques car ces outils pourraient être leur oeuvre ? Et où clore la préhistoire : selon l'opinion commune, elle s'arrête avec l'invention de l'écriture, mais celle-ci est apparue à des époques différentes selon les lieux, et elle était encore absente dans bien des sociétés il n'y a pas si longtemps. Faut-il prendre en compte des critères économiques, et extraire le Néolithique de la préhistoire ? Si les limites du champ sont encore discutées, que dire de la nature de la discipline ? Le lecteur va ici découvrir combien sont indissociables les objets de la discipline et les modes de pensée de celle-ci : concepts, outils, méthodes, modélisations. S'il va de soi que la plus grande rigueur est de mise au stade de la fouille, de la compilation des données et de leur analyse, leur exploitation fait une large place à l'interprétation. Plus encore qu'en histoire, les conclusions sont toujours susceptibles d'être reprises, reformulées, remises en cause. Qui a dit que la préhistoire n'était pas fascinante ?
Résumé : L'image classique de l'homme paléolithique, misérablement accoutré de haillons, condamné à pourchasser le gibier et fuyant au fond des grottes, a bien changé. Certes, l'homme de ces temps n'avait pas encore appris à domestiquer ni les plantes ni les animaux, mais il connaissait parfaitement son environnement et tirait parti de toutes ses ressources avec beaucoup d'intelligence. De plus, il suffit de se plonger dans l'univers de cavernes ornées telles que Lascaux, Niaux, ou encore la grotte Chauvet, récemment découverte en Ardèche, pour mesurer la richesse de l'imaginaire et des conceptions religieuses de ces grands chasseurs. Dans un style simple et direct, servi par une belle érudition, Sophie A. de Beaune nous fait découvrir par le détail leurs habitations, la façon dont ils se nourrissaient, s'habillaient leurs activités de tous les jours, leurs distractions, leurs croyances, leur art. En découvrant cette culture, on ne peut s'empêcher d'avoir une immense admiration pour ces hommes qui ont su marier avec panache la dextérité des grands chasseurs et celle d'artistes talentueux.
Résumé : Les personnages de ce livre sont les femmes, hommes et enfants qui peuplaient l'Europe entre 40000 et 10000 ans avant notre ère. L'archéologie nous permet de connaître nombre de détails sur leur vie quotidienne, comme ce qu'ils mangeaient ou les outils qu'ils façonnaient. Mais ce ne sont pas ces aspects, déjà bien connus, qui ont été retenus ici. L'autrice a choisi d'étudier les usages du corps de ces Homo sapiens : on a aujourd'hui une idée assez précise de leur apparence à partir de l'étude de leurs squelettes et des analyses ADN, de leur habillement, de leur parure, mais aussi de la manière dont ils se soignaient et dont ils traitaient leurs morts. Les vestiges de leurs activités permettent parfois de retrouver leurs gestes, leurs postures et leurs déplacements dans l'espace. C'est tout ce qu'on considère généralement comme invisible et hors de portée que Sophie A. de Beaune a cherché à mettre en avant, sorte de pied de nez aux historiens de l'art et autres non-spécialistes de la préhistoire qui prétendent qu'on ne saura jamais rien ni de la vie quotidienne ni de l'intimité de nos ancêtres européens. Les vestiges, certes fugaces et évanescents, ne sont pas si rares : il suffit de savoir les lire.
Résumé : Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
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Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.