Le fringant valet Figaro se met au service du comte Almaviva afin de lui venir en aide. Épris de Rosine, retenue prisonnière par son tuteur, le comte est prêt à tout pour l'épouser. Les deux acolytes devront redoubler d'inventivité afin d'arracher l'ingénue aux griffes du vieux barbon. Dans cet hymne à la joie et à la jeunesse, c'est le serviteur le plus rusé du répertoire comique du XVIIIe siècle qui mène la danse, au rythme des facéties les plus surprenantes. TOUT POUR COMPRENDRE - Notes lexicales - Biographie de l'auteur - Contexte littéraire - Postérité de l'oeuvre - Chronologie TOUT POUR RÉUSSIR - Questions sur l'oeuvre - Postérité : du théâtre à l'opéra - Histoire des arts : quatre mises en scène - Un livre, un film GROUPEMENTS DE TEXTES - Le personnage de Figaro : une épopée théâtrale - Figaro et ses émules : les valets au théâtre CAHIER PHOTOS.
Nombre de pages
192
Date de parution
31/01/2024
Poids
164g
Largeur
125mm
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EAN
9782080441058
Titre
Le barbier de Séville
Auteur
Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de
Editeur
FLAMMARION
Largeur
125
Poids
164
Date de parution
20240131
Nombre de pages
192,00 €
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BARTHOLO - En ma place, Bazile, ne feriez-vous pas les derniers efforts pour la posséder? BAZILE - Ma foi non, Docteur. En toute espèce de biens, posséder est peu de chose; c'est jouir qui rend heureux: mon avis est qu'épouser une femme dont on n'est point aimé, c'est s'exposer... BARTHOLO - Vous craindriez les accidents? BAZILE - Hé! Hé! Monsieur... on en voit beaucoup, cette année. Je ne ferais point violence à son coeur. BARTHOLO - Votre valet, Bazile. Il vaut mieux qu'elle pleure de m'avoir, que moi je meure de ne l'avoir pas. (Acte IV, scène 1)
Figaro Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; puis un chétif être imbécile ; un petit animal folâtre ; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, selon qu'il plaît à la fortune ! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité ; mais paresseux... avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion ; amoureux par folles bouffées ; j'ai tout vu, tout fait, tout usé.» (Acte V, scène III)
A comme auteur dramatique, mais aussi comme armateur, affairiste et agent secret; B comme Beaumarchais, le nom-emblème de l'ascension sociale, et C comme Caron, le patronyme de ses débuts; E comme éditeur de Voltaire; F comme Figaro; H comme horloger, le métier appris du père; M comme musicien, mais aussi comme munitionnaire des Américains puis de la Révolution française; N comme noblesse, mais R comme roture, ou comme ses pseudonymes d'aventurier: Ronac, Roderigue Hortalez... C'est dans la prodigieuse trajectoire de ce "voltigeur" des Lumières que nous entraîne son descendant, Jean-Pierre de Beaumarchais.
Un vieux bourgeois enferme dans sa maison une ingénue qu'il entend épouser. Un amoureux, avec l'aide de son rusé serviteur, soustrait la jeune fille à ce mariage forcé ? et l'épouse lui-même. C'est un thème de comédie d'intrigue qui ne semble guère neuf. Et pourtant, en 1775, Beaumarchais, dans Le Barbier de Séville, en donne une illustration sautillante, virevoltante, qui suit le rythme de la danse et de la musique. Et voici Figaro-ci, Figaro-là, valet qui commence une belle carrière sur la scène.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.