
L’écologie en scène. Théâtres politiques et politiques théâtrales
Comment le théâtre peut-il répondre politiquement à la crise climatique ? Cet ouvrage présente diverses réponses et réfléchit sur des impacts possibles du théâtre.L'urgence climatique impose au théâtre la réflexion sur les changements à opérer et les formes d'engagement à développer. Elle amène des établissements et des compagnies à transformer, parfois radicalement, leur modèle de production. Des spectacles interpellent également les spectateurs-citoyens, invités à l'action selon des modalités très diverses. Les artistes cherchent à infléchir l'appréhension de la réalité et de l'action, à promouvoir l'écologisation de la culture et remettent ainsi en jeu l'acception de cet art profondément anthropocentrique que reste le théâtre. À l'aune de ces expériences, cet ouvrage interroge l'expérimentation des enchevêtrements écologiques sur la scène, le potentiel transformateur des émotions et de l'imagination, ainsi que la place donnée au tragique et à la pensée critique. Éliane Beaufils est maîtresse de conférences HDR en études théâtrales à l'université Paris 8. Depuis la fin de ses travaux sur les nouvelles théâtralités critiques (Toucher par la pensée, Paris, Hermann, 2021), elle se dédie à des recherches sur les théâtralités de l'Anthropocène. Climène Perrin est artiste au sein du collectif Secteur in.Verso, militante écologiste et doctorante en études théâtrales à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Elle prépare une thèse sur le travail d'artistes contemporain·es qui se saisissent de l'actualité écologique et repensent leurs pratiques.
| Nombre de pages | 320 |
|---|---|
| Date de parution | 18/09/2024 |
| Poids | 686g |
| Largeur | 174mm |
| EAN | 9782379244421 |
|---|---|
| Titre | L’écologie en scène. Théâtres politiques et politiques théâtrales |
| Auteur | Beaufils Eliane ; Perrin Climène |
| Editeur | PU VINCENNES |
| Largeur | 174 |
| Poids | 686 |
| Date de parution | 20240918 |
| Nombre de pages | 320,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Quand la scène fait appel... Le théâtre contemporain et le poétique
Beaufils ElianeLa scène se fait paysage, la scène se fait voix, elle fait appel au spectateur. A l'heure des dé- et reconstructions de la scène, il importe de répondre à l'appel du poétique au théâtre pour en reconnaître les signes et les développements. Ces métamorphoses de la scène en poème, ou du poème en théâtre, tiennent parfois à la langue, sans qu'il soit aisé néanmoins de les rattacher aux poésies dramatiques antérieures. Il arrive aussi que les langages propres à la scène produisent des impressions poétiques. Peut-il cependant y avoir une poésie silencieuse ? Et quelle est la part de la performativité dans le poétique théâtral ? En tous les cas, il invite le spectateur à y répondre poïétiquement et pose la question d'une pensée poétique développée par le spectateur. Les auteurs tentent de répondre à ces interrogations aux croisements d'enjeux complexes, transcendant aussi bien les genres littéraires qu'artistiques, en se situant du point de vue de la réception, de la production, ou de l'un et de l'autre.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER36,50 € -

Violences sur les scènes allemandes
Beaufils ElianeQu'est-ce que la violence sur scène? Le théâtre des années 1990 s'ouvre à des explosions de douleur, des mises à mort sanglantes, des tortures indifférentes. On assiste partout à la fin de l'être, une fin rendue chair dans le déchaînement de questions sans réponse. Le jeu ainsi arrimé au corps et à l'interrogation du spectateur est un appel qui invite le public à accompagner les gens de théâtre dans le franchissement de limites. Mais la violence, si forte soit-elle, ne suscite pas nécessairement l'adhésion du spectateur à l'exploration de nouveaux possibles. Il convient donc d'étudier les modalités de son esthétisation, le jeu des signifiés et de ses effets psychophysiologiques dans un contexte idéologique bouleversé. A l'aube de ce nouvel âge qui suit l'affrontement Est-Ouest, le théâtre de Dea Loher et de Moritz Rinke interroge l'humain, alors que celui de Dirk Dobbrow ou d'Hans Jörg Schertenleib opère des transgressions plus cyniques. Quand la violence ne s'inscrit plus dans un cadre linéaire, dramatique, l'attention requise est plus grande encore, car il n'y a plus d'adéquation entre les signes sociaux connus, leurs signifiés et leurs effets. L'agression va de pair avec une explosion des tabous, des discours et de l'imagerie scénique. S'arracher à ses attentes produit, avec Albert Ostermaier, un mouvement ludique, mais Hermann Nitsch, Elfriede Jclinek et Werner Schwab se montrent d'une cruauté exigeante, furieuse ou douloureuse.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Toucher par la pensée. Théâtre critique et résonances poétiques
Beaufils ElianeDes théâtralités spéculatives invitent les spectateurs à questionner des concepts et des comportements. Leur tentative d'approcher des objets de pensée est visible, elles se montrent comme expérimentations et sont de ce fait autoréflexives. Mais cela suffit-il à faire penser les spectateurs ? Et à les toucher par la pensée ? Ce livre revient sur deux vecteurs qui permettent sans doute de le faire. D'une part les spectacles étudiés dans ce livre naissent d'une crise critique et la répercutent. Abdiquant de l'idée de se saisir des comportements de pensée avec assurance, ils usent d'autre part d'une langue singulière, et développent un " dire poétique " . Les textes s'ouvrent et appellent les spectateurs à s'engager sur une scène de la pensée suspendue. Un tel usage du langage ménage la possibilité d'une résonance, apte à dépasser certaines formes d'aliénation contemporaine telles que les définit Hartmut Rosa. Elle tend à faire des objets critiqués des " objets qui nous sont chers " (Latour). Au-delà des concepts, les spectacles appellent ainsi les contemporains à se pencher sur " ce qui les fait penser " (Stengers). Ils fraient la voie à des modes de dire et de faire sens profondément relationnels, ancrés dans une expérience partagée, dont nous avons peut-être urgemment besoin en ces temps de virtualisation du sensible, du sens et des relations.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,20 € -

Scènes en partage. L'être-ensemble dans les arts performatifs contemporains
Beaufils Eliane ; Morant Alix deDepuis la fin du XXe siècle, les arts de la scène ont multiplié les expériences de partage que ce soit par la participation. l'immersion, l'interaction, ou des spectacles aux messages troubles qui se dérobent à une narration linéaire et close, a la figuration et à l'identité. Induisant des mouvements de sens en commun, quoique non communs, ces spectacles contemporains rejoignent à maints égards l'aspiration du philosophe Jean-Luc Nancy à promouvoir " l'être-ensemble ". Ce concept-clé de Nancy renvoie à la nécessité de repenser le commun. Cherchant à éviter des pensées déterminatrices de la communauté, il conçoit l'être-ensemble comme une dynamique sans achèvement, un mouvement de sens qui se nourrit de tous les échanges. Ce mouvement est d'abord partage, et lieu de la question. Quand les scènes présentent des dispositifs ouverts, elles ne cherchent pas à transmettre un sens de façon autoritaire ni marne simplement à " activer " le public. Elles deviennent ainsi le lieu d'une mise en jeu de soi, de questions. de gestes. Elles performant un être-ensemble. La nature de ces échanges varie néanmoins d'un spectacle a l'autre : elle n'est pas simplement sémiologique, performative ou participative, mais complexe. Les études rassemblées dans cet ouvrage tentent de sonder les vecteurs de sens, les terrains du partage sensible et les rapports intersubjectifs induits par les dispositifs théâtraux. Elles analysent la dimension réflexive et autoréflexive de ces relations qui stimule le partage... autant qu'elle l'empêche d'aboutir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 €
Du même éditeur
-

Ex Terra : vivre avec les sous-sols
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti FréPour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Psychanalyse et subversion des normes
Alberti Christiane ; Pfauwadel AurélieNormal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-para-margin-bottom : . 0001pt ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; }L'ouvrage présente une série de contributions sur la question des normes, issues de champs disciplinaires différents, en dialogue avec la psychanalyse lacanienne autour de la question des normes dans le monde contemporain et son malaise actuel. La psychanalyse lacanienne, en tant que praxis radicalement atypique, est susceptible d'apporter du nouveau au sein de la réflexion contemporaine sur les normes. Là où dominent aujourd'hui la norme chiffrée et la biopolitique qui standardisent les corps, la psychanalyse s'intéresse plutôt à ce qui demeure inéluctablement hors domestication et hors discours établis : les symptômes, les angoisses, le trauma - ce qui, de la jouissance, échappe toujours aux normes des sujets. Son apport dans les débats actuels est ainsi précieux car la psychanalyse ne se contente pas d'éclairer les processus de normalisation sociale : elle porte aussi bien le regard sur l'inventivité des sujets et leur puissance de création de normes dans ce qu'elles peuvent avoir de subversif. Le concept de norme constitue ici le terrain commun de contributions issues de champs du savoir différents, toujours en dialogue avec l'abord psychanalytique de la question. Christiane Alberti est psychanalyste, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, Présidente de l'Association mondiale de psychanalyse et maître de conférences au département de psychanalyse de l'Université Paris 8 Saint-Denis. Elle a dirigé notamment les ouvrages Etre mère (Navarin 2014) et Lacan Redivivus avec J. -A. Miller (Navarin 2021). Aurélie Pfauwadel est psychanalyste, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, membre de l'Association mondiale de psychanalyse, maître de conférences au département de psychanalyse de l'Université Paris 8 Saint-Denis. Elle est l'auteur de Lacan versus Foucault. La psychanalyse à l'envers des normes (Cerf, 2022).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER21,00 € -

Cartographie et littérature
Dahan-Gaida LaurenceLa nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir
Brodziak Sylvie ; Coste MarionLire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €
