L’écologie en scène. Théâtres politiques et politiques théâtrales
Beaufils Eliane ; Perrin Climène
PU VINCENNES
27,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782379244421
Comment le théâtre peut-il répondre politiquement à la crise climatique ? Cet ouvrage présente diverses réponses et réfléchit sur des impacts possibles du théâtre.L'urgence climatique impose au théâtre la réflexion sur les changements à opérer et les formes d'engagement à développer. Elle amène des établissements et des compagnies à transformer, parfois radicalement, leur modèle de production. Des spectacles interpellent également les spectateurs-citoyens, invités à l'action selon des modalités très diverses. Les artistes cherchent à infléchir l'appréhension de la réalité et de l'action, à promouvoir l'écologisation de la culture et remettent ainsi en jeu l'acception de cet art profondément anthropocentrique que reste le théâtre. À l'aune de ces expériences, cet ouvrage interroge l'expérimentation des enchevêtrements écologiques sur la scène, le potentiel transformateur des émotions et de l'imagination, ainsi que la place donnée au tragique et à la pensée critique. Éliane Beaufils est maîtresse de conférences HDR en études théâtrales à l'université Paris 8. Depuis la fin de ses travaux sur les nouvelles théâtralités critiques (Toucher par la pensée, Paris, Hermann, 2021), elle se dédie à des recherches sur les théâtralités de l'Anthropocène. Climène Perrin est artiste au sein du collectif Secteur in.Verso, militante écologiste et doctorante en études théâtrales à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Elle prépare une thèse sur le travail d'artistes contemporain·es qui se saisissent de l'actualité écologique et repensent leurs pratiques.
Nombre de pages
320
Date de parution
18/09/2024
Poids
686g
Largeur
174mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782379244421
Titre
L’écologie en scène. Théâtres politiques et politiques théâtrales
Auteur
Beaufils Eliane ; Perrin Climène
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
174
Poids
686
Date de parution
20240918
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'est-ce que la violence sur scène? Le théâtre des années 1990 s'ouvre à des explosions de douleur, des mises à mort sanglantes, des tortures indifférentes. On assiste partout à la fin de l'être, une fin rendue chair dans le déchaînement de questions sans réponse. Le jeu ainsi arrimé au corps et à l'interrogation du spectateur est un appel qui invite le public à accompagner les gens de théâtre dans le franchissement de limites. Mais la violence, si forte soit-elle, ne suscite pas nécessairement l'adhésion du spectateur à l'exploration de nouveaux possibles. Il convient donc d'étudier les modalités de son esthétisation, le jeu des signifiés et de ses effets psychophysiologiques dans un contexte idéologique bouleversé. A l'aube de ce nouvel âge qui suit l'affrontement Est-Ouest, le théâtre de Dea Loher et de Moritz Rinke interroge l'humain, alors que celui de Dirk Dobbrow ou d'Hans Jörg Schertenleib opère des transgressions plus cyniques. Quand la violence ne s'inscrit plus dans un cadre linéaire, dramatique, l'attention requise est plus grande encore, car il n'y a plus d'adéquation entre les signes sociaux connus, leurs signifiés et leurs effets. L'agression va de pair avec une explosion des tabous, des discours et de l'imagerie scénique. S'arracher à ses attentes produit, avec Albert Ostermaier, un mouvement ludique, mais Hermann Nitsch, Elfriede Jclinek et Werner Schwab se montrent d'une cruauté exigeante, furieuse ou douloureuse.
Depuis la fin du XXe siècle, les arts de la scène ont multiplié les expériences de partage que ce soit par la participation. l'immersion, l'interaction, ou des spectacles aux messages troubles qui se dérobent à une narration linéaire et close, a la figuration et à l'identité. Induisant des mouvements de sens en commun, quoique non communs, ces spectacles contemporains rejoignent à maints égards l'aspiration du philosophe Jean-Luc Nancy à promouvoir " l'être-ensemble ". Ce concept-clé de Nancy renvoie à la nécessité de repenser le commun. Cherchant à éviter des pensées déterminatrices de la communauté, il conçoit l'être-ensemble comme une dynamique sans achèvement, un mouvement de sens qui se nourrit de tous les échanges. Ce mouvement est d'abord partage, et lieu de la question. Quand les scènes présentent des dispositifs ouverts, elles ne cherchent pas à transmettre un sens de façon autoritaire ni marne simplement à " activer " le public. Elles deviennent ainsi le lieu d'une mise en jeu de soi, de questions. de gestes. Elles performant un être-ensemble. La nature de ces échanges varie néanmoins d'un spectacle a l'autre : elle n'est pas simplement sémiologique, performative ou participative, mais complexe. Les études rassemblées dans cet ouvrage tentent de sonder les vecteurs de sens, les terrains du partage sensible et les rapports intersubjectifs induits par les dispositifs théâtraux. Elles analysent la dimension réflexive et autoréflexive de ces relations qui stimule le partage... autant qu'elle l'empêche d'aboutir.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.