Le chevalier Tannhäuser, qui pensait conquérir la déesse Vénus, va finalement être conquis par elle... Ce court récit exprime, d'une certaine façon, la quintessence du mouvement décadent anglais. En arrivant devant le Venusberg - ; la montagne de Vénus - ; le chevalier Tannhäuser a atteint le but de son voyage. Quand il passe la porte, il est de l'autre côté du miroir, sous la montagne, et lui qui pensait conquérir Vénus va être conquis par elle. Tout ce qu'il voit, les vêtements dont sont revêtus les personnages, de Vénus jusqu'au moindre de ses servants, les nourritures, la sensualité et les caresses que tous se dispensent très naturellement sont d'un luxe et d'un faste grandiose. La passion du détail touche, ici, à la frénésie. La modernité de la mise en scène tient dans la rencontre entre une lascivité ingénue et un goût exacerbé du scandale. On assiste à l'érection d'Adolphe, une licorne, ce qui permet à Vénus de déguster son premier apéritif, tandis qu'un abbé Fanfreluche, tout droit sorti de chez Théophile Gautier (Beardsley, fasciné par le travestissement, comme tous les décadents, avait illustré Mademoiselle de Maupin), est convié à une orgie hors mesure. La préciosité et ce goût du détail, et l'humour qu'ils recouvrent - ; il suffit pour s'en convaincre de se pencher sur les dessins et les noms des personnages : Priapusa, Clitor et Sodom, etc. - ; , comme la complexité du style de Beardsley ne sont pas étrangers à l'intérêt que Michel Bulteau porte à ce texte.
Nombre de pages
120
Date de parution
09/11/2007
Poids
294g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782878582550
Titre
L'HISTOIRE DE VENUS ET TANNHAUSER
Auteur
Beardsley Aubrey ; Bulteau Michel
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
175
Poids
294
Date de parution
20071109
Nombre de pages
120,00 €
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Cet ouvrage se propose de rassembler l'essentiel de l'oeuvre illustrée de Aubrey Beardsley à l'aube de l'exposition qui lui est dédiée de juin à septembre 2020 au Musée d'Orsay, Paris. Beardsley a contribué de manière significative au développement du mouvement art nouveau en Grande-Bretagne et à l'étranger. Graveur, illustrateur, le style unique de Beardsley, tour à tour, nouveau, disruptif, innovateur, approche des thématiques sulfureuses pour l'époque qui a condamné son ami Oscar Wilde. Une oeuvre provocante à la frontière entre l'érotique et le fantastique, à découvrir.
L'histoire de Vénus et Tannhäuser " est un " roman romantique " d'Aubrey Beardsley inspiré de Wagner qui décrit avec un érotisme très décoratif une histoire d'amour et d'orgie dans un univers étrange et un peu pervers. La saveur et la lasciveté de cette aventure galante sont précieusement enluminées par les dessins au trait de l'artiste où l'amour de la ligne enchante l'artifice romanesque. A ce texte qui ne sera publié intégralement que bien après la mort de Beardsley, on joint d'autres écrits qui étaient inédits en français (essais et poésies) et l'ensemble est illustré par une vingtaine des dessins de celui qui révolutionna l'expression graphique de son époque. A l'occasion de la première monographie de Beardsley en France, qui se tiendra au musée d'Orsay du 15 juin au 13 septembre 2020. (Traduction de Frédéric Chaleil)
Dyorke, Virginie-Occidentale, 5 octobre 2008. Le cadavre d'un lycéen, Sean LaPierre, est retrouvé dans les eaux de Red Creek. Le shérif Darren Campbell et son adjoint Matt Crutchlow s'emparent de l'affaire, et c'est ainsi qu'Andrew Phillips, ancien camarade de classe de Sean, est appelé à témoigner. Adolescent introverti et passionné de cinéma, Andrew est incompris de sa famille, qui lui préfère son frère, Christopher, arrogant et forte tête. Quand le jeune Paul Ballantine disparaît à son tour, l'hypothèse d'un tueur en série se confirme. Et Andrew y voit enfin l'occasion de devenir populaire. Armé de sa caméra GoPro, il convainc d'autres lycéens de se joindre à la traque du monstre. Quitte à s'aventurer trop près des terres de celui que l'on surnomme l'ogre de Red Creek... Hommage vibrant aux films de found footage où le suspense le dispute à l'effroi, L'Ogre de Red Creek est un thriller implacable et glaçant, au dénouement aussi inattendu qu'inédit.
Jana brûlait de dire son nom, Zorka, vous connaissiez Zorka, c'est bien ça ? Mais dire son nom maintenant, à voix haute, après tant d'années d'efforts pour le taire, aurait été aussi bizarre que le prétendu cauchemar de cet homme. Qui plus est, Jana n'avait aucune patience pour les énigmes venant d'un homme. Il y avait toujours une condition au suspense, et l'anticipation était aussi finement nauséabonde qu'un filet de salive que l'on fait lentement dégouliner de la bouche, et la révélation ne révélait généralement rien de plus que le privilège réservé aux hommes de retenir des informations. Même s'il connaissait effectivement Zorka, cela ne la concernait plus. Que ce soient cette information, l'existence de Zorka ou les jetons de jeu que l'homme entrechoquait dans la paume de sa formulation, rien de tout cela ne la concernait. Pensait-il faire d'elle une petite fille en mentionnant la Malá Narcis ? Elle aurait voulu lui dire que jamais de sa vie elle n'avait été une petite fille, et qu'elle ne comptait pas le devenir aujourd'hui. "Un soupçon de Lynch, un soupçon de Ferrante, la cruelle absurdité d'Antonin Artaud, la féroce candeur d'Anaïs Nin, la langueur stylée d'une chanson de Lana Del Rey... une séduction lente puis obscurcie comme une pièce enfumée". The Guardian
Résumé : "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage. ? " Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "? Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi. " Dominique Sylvain
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.