Qui est le fameux H.S. , héros obstiné ou dément de cette pièce de théâtre ? Il s'agit de Heinrich Schliemann, milliardaire allemand émigré aux Etats-Unis, qui fut possédé par la plus singulière des obsessions : entreprendre l'exhumation de la ville de Troie et de ses fabuleux trésors, et retrouver la splendide Hélène que nous a transmise la légende. Son immense fortune lui permet une telle folie. De San Francisco à Athènes puis à Naples, son voyage à la fois géographique, historique et imaginaire nous raconte par tableaux brefs, intenses, parfois burlesques, ce que peut être la poursuite d'un rêve d'enfant. Mais si H.S. épouse une certaine Sophia qu'il réussira à recouvrir des bijoux exhumés de la belle Hélène, et s'il croit atteindre enfin les secrets de sa mythologie intérieure, l'histoire reprendra ses droits. Cinquante ans plus tard, le trésor de Troie, qu'il avait apporté à Berlin, disparaît dans l'Allemagne divisée, après l'effondrement du nazisme.
Nombre de pages
136
Date de parution
04/05/1982
Poids
170g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070210596
Titre
Schliemann, épisodes ignorés
Auteur
Bayen Bruno
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
170
Date de parution
19820504
Nombre de pages
136,00 €
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Les choses patientent. Choses détournées de l'usage fixé, converties en motifs. L'installation, toute provisoire, paraît, dès qu'elle est peinte, un témoignage. La bouteille, l'assiette, la poire, le homard, le couteau, le bol, le verre marquent un passage. Quelqu'un a semé la zizanie ou refait de l'ordre. Mais qui ?J'ai commencé à aimer les natures mortes avec un goût policier des choses vraisemblables, montrées dans la lumière de l'inventaire ; avec foi en l'authenticité des traces ; par amour des traces, peut-être, qui sont les rives de l'émotion, niaisement émouvantes, comme au lever de la lune l'empreinte de tes pas sur le chemin enneigé, que tu étais, vers le début de l'après-midi, le premier à grimper". Bruno Bayen.
Au moins, nous n'aurons pas de maison commune, déjà une bonne chose ", écrit Astrid à Blaise en proposant de le revoir dimanche à quatre heures de l'après-midi, l'heure la moins débridée, et le jour, Dieu sait très bien pourquoi, le plus asexué des sept. Où ? Dans un parc, non ? pour aller au plus classique. Montsouris, par exemple. Eh bien, ce ne sera pas en milieu d'après-midi et ce sera tout à fait ailleurs. Et, au lieu d'un parc, Astrid et Blaise traverseront l'hiver.
Un triangle de peau nue bordé par un cachemire en v, comme si elle venait de sortir de l'immeuble voisin indifférente au temps qu'il fait dehors, la pâleur du visage franche, à l'ancienne, une jupe, droite, bleue, qui s'arrête au genou, des yeux longs, des paupières légèrement tombantes ce matin, et dans le tempo du regard, dans la voix douce presque monocorde, des traces de fatigue, mais elle me répond que non, le voyage était parfaitement calme, elle a beaucoup rêvé. Elle est environnée de sacs en plastique. Ils contiennent sa collection.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.