
L'INVENTION DU CHOMAGE. Histoire et transformation d'une catégorie en France des années 1890 aux ann
La perte d'un lien avec un patron, dûment identifié, fut une condition essentielle de l'appartenance à la catégorie de chômeur, pour les statisticiens comme dans les règles de fonctionnement des fonds de secours au chômage.A partir des années 1930, le rôle de l'entreprise s'estompe au profit de celui de l'Etat. Ainsi peut-on résumer la convention keynésienne de plein-emploi. De multiples institutions ont été créées, essentiellement des années 1930 aux années 1950, organisant les interventions économique et financière de l'Etat en direction des entreprises, sociale vers les individus. L'Etat devient le médiateur obligé, lointain et anonyme de la relation de travail. Le chômeur est un individu disponible pour travailler, qui recherche un emploi salarié et auquel l'Etat doit trouver un emploi, en vertu de la responsabilité de plein-emploi que lui a confiée la Constitution de 1946, puis celle de 1958.Si ce modèle a pour effet d'étendre la reconnaissance de l'état de chômeur, au-delà de l'entreprise, à de nouvelles catégories d'individus, il masque en revanche en les médiatisant les responsabilités de l'entreprise à l'égard du chômage et de l'emploi."Robert SALAIS,Nicolas BAVEREZ,Bénédicte REYNAUD.
| Nombre de pages | 273 |
|---|---|
| Date de parution | 01/09/1999 |
| Poids | 530g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782130499435 |
|---|---|
| Auteur | Baverez Nicolas ; Salais Robert ; Reynaud Bénédict |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 125 |
| Date de parution | 19990901 |
| Nombre de pages | 273,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Danser sur un volcan. Espoirs et risques du XXIe siècle
Baverez NicolasL'Etat islamique peut-il être vaincu ? La Russie de Poutine est-elle un adversaire ou un allié ? Est-il encore temps d'éviter la prochaine crise financière ? La révolution numérique va-t-elle transformer le capitalisme ou dévaster la classe moyenne ? Quels sont les mécanismes qui ont permis le décollage économique de l'Afrique ? Autant de questions qui déterminent notre avenir. L'histoire s'est emballée. Elle est faite de ruptures et de violence, mais aussi de formidables progrès : la réduction de la pauvreté, le développement des pays émergents, la société ouverte, la transition énergétique, l'intelligence artificielle. De nouveaux continents émergent ; d'autres disparaissent. Nous vivons à l'heure des disruptions, c'est-à-dire des événements imprévus et extrêmes. Elles fragilisent les Etats et les sociétés, rendant le monde beaucoup plus instable et dangereux. Elles déstabilisent les démocraties, laissant les dirigeants désemparés. Oui, nous dansons sur un volcan ! Et l'humanité n'a que deux choix : l'effondrement ou l'adaptation aux révolutions en cours dans un monde où l'Occident, qui a perdu le monopole du leadership, doit se réinventer.EpuiséVOIR PRODUIT20,20 € -

Les trente piteuses
Baverez NicolasLa France est aujourd'hui l'homme malade d'une Europe décadente. A la crise économique a succédé la crise sociale, puis la crise institutionnelle. Enfermée dans le chômage structurel de masse, le malthusianisme économique et le dérèglement de son système politique, elle a renoué avec une spirale de déclin comparable à celle des années 1930. Devant l'accélération de l'histoire déclenchée par l'après-guerre froide et la mondialisation, la société française est restée immobile. Et les Trente Piteuses ont pris la suite des Trente Glorieuses. Il n'y a cependant pas plus de fatalité à la décadence qu'au redressement. Le rétablissement de l'Etat de droit, la création de richesses et d'emplois, la construction d'une Union politique ne dépendent que de la volonté des Français et de la lucidité retrouvée de leurs dirigeants. Face au renouveau des passions extrémistes et des utopies sociales, au réveil agressif des identités ethniques ou religieuses, cessons d'attendre un improbable salut de l'avènement de l'euro, d'une hypothétique fin du travail ou de l'intervention d'un homme providentiel. Le temps nous est désormais compté. Assez rêvé, assez gémi. Au travail.EpuiséVOIR PRODUIT7,20 € -

Raymond Aron. Un moraliste au temps des idéologies
Baverez NicolasRaymond Aron (1905-1983) fut non seulement un spectateur engagé, témoin de l'histoire du XXe siècle, mais aussi un acteur majeur du combat qui opposa la démocratie au totalitarisme, un pédagogue de la liberté qui contribua à éclairer l'opinion française sur les dangers des idéologies. Sa fidélité à la vocation qu'il s'est fixée de comprendre l'histoire telle qu'elle se fait, et non telle qu'on la rêve, son engagement libéral, son indépendance d'esprit ont bouleversé sa vie, mêlant l'influence intellectuelle et le succès de nombre de ses livres à un destin heurté et souvent douloureux. Brillant normalien promis à la philosophie, Aron fut révoqué de l'université par le statut des Juifs et sa famille contrainte à l'exil. L'éditorialiste redouté des gaullistes des années 60 fut un des tout premiers à répondre à l'appel du 18 Juin. L'anticommuniste déclaré prit très tôt parti en faveur de la décolonisation. L'analyste souvent rangé à droite conserva une sensibilité et des amitiés de gauche. La cible des enragés de Mai 1968 fut l'un des critiques les plus vigoureux des archaïsmes de l'université française. La grandeur d'Aron se situe dans ce perpétuel décalage, dans cet héroïsme de la volonté qui ne renonce ni à l'action politique, quand bien même elle affronte l'absurde, ni à la vérité, quand bien même elle est partielle, ni à une certaine nécessité de la Raison, quand bien même il sait l'histoire tragique. Aron reste ainsi notre contemporain. Parce qu'il a pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, la guerre et les défis qu'elle lance aux sociétés modernes, la liberté politique et les adversaires mortels qu'elle engendre. Parce que, averti par la débâcle des années 30, il n'a cessé de pointer les risques d'une décadence de l'Europe et d'une marginalisation de la France... Dans une histoire qui n'est jamais close, la liberté reste un combat. Un combat dont l'issue demande de savoir penser vrai pour pouvoir agir juste. Patriote et universaliste, républicain et libéral, professeur et moraliste, Aron demeure le meilleur des compagnons de route pour les hommes du XXIe siècle face à une nouvelle accélération de leur histoire. Biographie de l'auteur Nicolas Baverez est historien et économiste. Chroniqueur au Point, aux Echos, au Monde, il est l'auteur de plusieurs essais dont Les Trente Piteuses (Flammarion, 1997) et La France qui tombe (Perrin, 2003).EpuiséVOIR PRODUIT25,40 €
Du même éditeur
-

Droit des aides publiques aux entreprises
Cartier-Bresson Anémone ; Labrusse-Riou CatherineApproche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entrepriseSur commande en 4-6 joursCOMMANDER32,00 € -

Les crises du logement
Driant Jean-Claude ; Madec PierreLe marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,50 € -

L'engagement rationaliste
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem GePour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Actuel Marx N° 68, deuxième semestre 2020 : Nation(s)
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 €

