Présentation Emmanuèle Baumgartner : Présentation Indications bibliographiques Parcours critique Jean Frappier : La Mort le roi ArtuRéécritures Alexandre Micha : Deux sources de la Mort Artu Jean Frappier : La bataille de Salesbieres Du mythe au roman Joël H. Grisward : Le motif de l'épée jetée au lac Philippe Walter : La fin du monde arthurien Echos et entrelacs François Bérier : Empoisonnement et accident de chasse dans la Mort le roi Artu : une double méprise Norris J. Lacy : Spatial form in the Mort ArtuL'ordre arthurien du monde : le roi et chevalier Howard R. Bloch : From Grail Quest to Inquest : the Death of King Arthur and the Birth of France Dominique Boutet : Carrefours idéologiques de la royauté arthurienne Charles Méla : La Vie dans la Mort le roi Artu Régine Colliot : Les épitaphes arthuriennes Autour de La Mort le roi Artu Extraits du Lancelot en prose Epilogue de la Quête du Saint Graal
Nombre de pages
174
Date de parution
03/05/2000
Poids
282g
Largeur
148mm
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EAN
9782252029954
Titre
La mort le roi Artu
Auteur
Baumgartner Emmanuèle
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
148
Poids
282
Date de parution
20000503
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Analyser en détail les quatre premiers romans de Chrétien, Érec et Énide, Cligès, Le Chevalier au Lion (Yvain) et Le Chevalier de la Charrette (Lancelot), serait aussi présomptueux qu'impossible. Il a paru plus efficace d'en étudier pour chacun la forme neuve, la torsion nouvelle que Chrétien impose à un univers de référence à peu près fixé à partir d'Érec et Énide. Nous ne chercherons donc pas à retrouver dans cette oeuvre si éclatée un parcours esthétique concerté et encore moins un message unifié sur l'amour, le pouvoir, l'aventure, etc. Il nous semble au contraire que la fascination qu'a exercée Chrétien sur son premier public sans doute, sur les écrivains du XIIIe siècle à coup sûr, puis sur la critique du XXe siècle, et qu'elle exerce encore, espérons-le du moins, sur un public moderne, tient avant tout à sa diversité, à l'aspect caméléon d'un auteur en quête de public, qui paraît avoir saisi sa chance et l'air du temps à chaque nouvel essai, sans chercher d'autre cohérence, d'autre signature qu'une paradoxale liberté d'inventions, de recadrages, de déplacements imprévus dans le monde clos qu'il s'est lui-même créé." Emmanuèle Baumgartner.
Dès leurs premières manifestations, vers 1150, les récits sur Tristan et Iseut posent diversement une seule question : à quel prix des amants peuvent-ils vivre l'absolu du désir ? La réponse est cruellement pessimiste. Symbolisé par le " vin herbé ", le désir est désordre au monde, désastre pour l'être humain. Tout au long du Moyen Âge, d'autres récits sur Tristan et Iseut tentent cependant avec plus ou moins de succès de conjurer cette représentation, édulcorent et déplacent l'image tristanienne de la folie amoureuse. Puis l'oubli s'installe. Jusqu'au moment où le XIXe siècle anglais et allemand donne à l'histoire des amants de Cornouailles - mais pour combien de temps encore ? - son statut de mythe, de lieu où penser l'amour dans son rapport au monde, à Dieu, au néant. Cette étude suit dans ses principales mutations, du Moyen Âge à la fin du XXe siècle, l'évolution d'un " conte " d'amour et de mort qui a également été le lieu où expérimenter, dès le XIIe siècle, toutes les ressources de l'art du roman et qui s'est très tôt annexé d'autres modes artistiques : peinture, sculpture, musique, et, à partir du XIXe siècle, l'opéra, le théâtre, le cinéma.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.