L'un des plus grands romans de Vicki Banni (1924), dans sa veine la plus sombre, la plus " mal-pensante ". Ulle (diminutif d'Ulrich), un gamin qui ne veut pas grandir, est la tête de Turc de son quartier - on est dans une petite ville encore marquée par l'esprit de la vieille Allemagne. Le gamin fait tôt l'apprentissage de la solitude et de la honte assumée, sinon acceptée. A dix ans, il lui faut bien admettre l'évidence: il est nain, et devra continuer de subir sa vie durant quolibets, rebuffades, désamour... Sauvé par le cirque où il se produit comme acrobate, puis par le théâtre, il en vient, l'âge venu - non sans avoir manqué lui-même de s'égarer à l'heure du succès -, le c?ur toujours blessé mais presque réconcilié avec lui-même, à attendre la fin comme une délivrance: la mort bientôt, demain peut-être, le rendra l'égal de tous... La dernière page tournée, on pense à Poil de Carotte, à Freaks (l'évocation du monde du cirque est un grand moment du livre)... mais, surtout, on ne peut s'empêcher de songer au Tambour de Günter Grass, qui dans le même sillage sut évoquer lui aussi la grandeur et la détresse d'un destin voué à cheminer au ras des pâquerettes. Car c'est ainsi que les petits sont grands ! Ce que n'étaient certes pas près d'admettre, à l'époque, les amis d'un certain Adolf Hitler, qui n'en était alors qu'à monter sur la table dans les brasseries pour demander qu'on l'aide à débarrasser la terre de tous les " avortons ".
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Nombre de pages
235
Date de parution
02/02/2006
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782752901460
Titre
Ulle
Auteur
Baum Vicki ; Bestaux Eugène
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
20060202
Nombre de pages
235,00 €
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Publié en 1939 dans la quasi-clandestinité - à l'heure où les nazis brûlaient les livres de Vicki Baum en place publique -, Shanghaï Hôtel dresse, à travers le destin de neuf personnages que rien semble-t-il ne prédisposait à se rencontrer à l'instant fatal, le portrait terrible d'une époque marquée par la mort consentie. Invitation à redécouvrir - ou à découvrir - une romancière qu'admirait Thomas Mann... et qui fut peut-être, aux yeux d'un public distrait, victime de son extraordinaire succès.
Fascinée par quelques photographies admirables de Bali qui lui étaient, par hasard, tombées entre les mains en 1916, Vicki Baum s'y rendit en 1935 et y rencontra leur auteur, le docteur Fabius. À sa mort, celui-ci lui légua un « amusant coffret japonais en métal », bourré de manuscrits personnels. De cette masse de feuillets, Vicki Baum réussit à extraire les éléments indispensables à l'écriture de ce grand roman sur la conquête de Bali par les Hollandais au début du XIXe siècle.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
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