Dans une Odessa fictive, la jeunesse se soulève entrainant la population à braver le pouvoir. Mais la quête de démocratie directe n'est pas si facile. Premier roman impressionnant de maîtrise, cette fable politique où la fantaisie, le burlesque et la poésie se jouent de la fin du monde laisse toute sa place à l'imaginaire. Odessa. On ne sait pas trop quand, mais cela pourrait être aujourd'hui. Odessa, certes, mais qui n'est pas tout à fait l'Odessa réelle : cette ville pourrait être n'importe quelle grande ville, enflée de l'orgueil d'être le seul lieu au monde où se passe quelque chose, déniant l'ennui qui la ronge. L'un des orgueils de cette ville, c'est Ossip Ossipovitch, le grand écrivain. Au début du roman, il revient, faisant circuler de mystérieuse façon (une sorte de télépathie ? ) ses textes que les Odessites commentent fiévreusement. Ce ne sont plus les récits drolatiques d'autrefois, mais d'étranges textes de fin du monde, qui sont discutés par tous, et donnent notamment naissance à un mystérieux groupe, " les Purs ", dont le but est de renverser l'ordre ancien pour mettre fin à une vie qu'ils jugent vide de sens. Pourtant les Purs se perdent en vaines discussions, et quand bien même ils parviennent à organiser un prodigieux et apparemment salvateur Carnaval qui embrase toute la ville, ils n'en excluent pas moins deux de leurs membres Reinhardt et Macha. Cette exclusion provoque la dissolution du groupe, et l'on pourrait se croire revenus à la torpeur initiale. Ce serait sans compter sur l'irruption d'une jeunesse - garçons et filles - qui, sans discours, passe à l'action, occupe les places de la ville, provoquant une répression sans précédent. Le soulèvement odessite prend alors des couleurs burlesques, tandis que survient une nouvelle catastrophe menaçant bien davantage que l'armée, la survie de la ville. Fable d'aujourd'hui et pour aujourd'hui, Ossip Ossipovitch évoque - sous couvert d'Odessa - un monde où l'on peut reconnaître, par anamorphose, certains événements plus familiers : la peur des attentats, la quête de démocratie directe (Nuit Debout, Gilets jaunes), l'impossible insurrection qui redonnerait sens et beauté à la vie... Cette fable politique veut braver la violence et le cynisme des pouvoirs en rendant désirable et possible la révolte.
Nombre de pages
217
Date de parution
03/09/2020
Poids
242g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782362794926
Titre
Ossip Ossipovitch
ISBN
236279492X
Auteur
Baudry Marie
Editeur
ALMA EDITEUR
Largeur
136
Poids
242
Date de parution
20200903
Nombre de pages
217,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les romans du xixe siècle ne réservent plus la "maladie de la lecture", attribuée jusqu'alors aussi bien aux hommes qu'aux femmes, qu'à leurs seuls personnages féminins. À partir de ce constat, cet ouvrage interroge en quels termes se fondent les histoires du roman et les théories de la lecture de la fin du xxe siècle.
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Le donjon de Niort est le vestige d'un vaste château bâti par les rois d'Angleterre à la fin du XIIe siècle. Il était au coeur d'une grande enceinte dont les murailles ont disparu depuis plus d'un siècle. Protégeant le port de Niort, ce château était une des sentinelles des rois d'Angleterre sur la côte atlantique. Cet ouvrage s'attache non seulement à analyser ce donjon roman, mais aussi son évolution complexe, du XIIIe au XIXe siècle. L'enceinte castrale, disparue et totalement inédite, est révélée à travers la lecture des plans anciens. L'ouvrage est annexé d'une très abondante documentation qui permettra aux spécialistes d'explorer les nombreuses sources rassemblées ici pour la première fois.
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Se fondant sur des archives exceptionnelles - notamment celles de l'INA et du procès de 1945 - Yves Pourcher analyse la trajectoire d'un petit journaliste agité prêt à tout pour se hisser en haut de l'affiche. Localier magouilleur dans les journaux de Nancy, il devient polémiste politique à Paris. Jean Hérold découvre la radio et ses effets dévastateurs. Sa voie est tracée. Il sera le relais et l'amplificateur de tout ce qui râle et dénonce. D'abord soutien de l'Action française puis animateur du service français de Radio Saragosse, au micro des Franquistes. Après la défaite, Hérold-Paquis entre au service de Vichy où son zèle et son agressivité finissent par déranger. Le Maréchal est trop mou ? Hérold-Paquis rejoint les nazis, nouveaux maîtres de Radio-Paris. Après le débarquement, il fuit en Allemagne où il continue son métier de speaker enragé. Arrêté, il est jugé, condamné à mort et fusillé le 11 octobre 1945. A 33 ans. Cette histoire est aussi celle des années conquérantes de la radio, l'influenceur le plus puissant de la période 1930-1940. Yves Pourcher en restitue de manière très vivante la profusion, l'inventivité aussi bien que les ambiguïtés. De quoi faire réfléchir, à l'heure tout aussi vertigineuse des réseaux sociaux et des infox...
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