Revue de presse «Dans la préface de l ouvrage issu du colloque Faire territoire aujourd hui , s interrogeant sur les relations entre le social et le spatial, Philippe Bonnin souligne la difficulté à définir aujourd hui un espace ou un territoire social et individuel, face aux processus de dématérialisation, de délocalisation, de mise en réseaux et en mobilité permanente . Sans doute, le rôle de l espace et du territoire n a jamais été à la fois plus fort et plus ténu qu aujourd hui dans la fixation des identités individuelles et collectives dans les sociétés occidentales, puisque ces identités sont évidemment devenues ellesmêmes mobiles. En éclairant le titre (volontairement) ambigu de l ouvrage le territoire fabriqué , au sens d une action volontaire modelant une matière brute , ou le territoire du nous impliquant une organisation sociale et une culture qui sans cesse bâtiraient un espace aux contours plus ou moins précis dans lequel ce nous se reconnaîtrait , Gérard Baudin prolonge la réflexion de Ph. Bonnin et indique les principales orientations adoptées par les contributeurs de l ouvrage. Celles-ci ont été regroupées en quatre parties, qui, comme dans de nombreux colloques, n épuisent pas toujours le contenu d articles souvent polysémiques : mobilité, patrimoine ; frontières, cultures ; politiques, échelles, et contributions complémentaires. Dans la première partie, sont regroupés quatre articles qui concernent essentiellement les processus et les modalités d identification à des lieux ou des territoires, ruraux (Sophie Bobbé et Martyne Perrot) ou urbains (Michel Rautenberg), tandis que Martin de La Soudière, interrogé par G. Baudin, présente quelques réflexions sur le lieu comme métaphore de l autre . [...] La seconde partie est principalement consacrée aux territoires partagés ou séparés l un allant d autant moins souvent sans l autre que les communautés sont plus rapprochées dans l espace et cherchent à s y distinguer les unes des autres [...] Avec la troisième partie, l ouvrage aborde plus directement les échelles territoriales de la gouvernance et les relations de l une à l autre, ainsi que la place qu on assigne ou que devrait occuper l habitant/citoyen dans le territoire. [...] Dans les contributions complémentaires , Marc Dumont, à partir de quelques exemples pris à Tours et à Orléans, tente d illustrer une double direction de recherche sur l évolution récente des sociétés urbaines, qui s ajoute aux réflexions de certains des auteurs précédents sur le local : depuis une vingtaine d années, les conséquences de la mobilité généralisée se sont ajoutées à la multiplication des acteurs de la gouvernance pour saper radicalement toute idée d identités locales au singulier [...] Comme dans tous les actes de colloques, l ensemble est certes inégal. [...] Mais la plupart des articles sont de grande qualité et cet ouvrage pluridisciplinaire occupe une place originale dans la production de ces dernières années sur le vaste thème du territoire.» --Jean-René Trochet, Ethnologie française, n° 41, 2011.
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Nombre de pages
302
Date de parution
25/06/2009
Poids
420g
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EAN
9782862220659
Titre
Faire territoire
Auteur
Baudin Gérard ; Bonnin Philippe
Editeur
RECHERCHES
Largeur
0
Poids
420
Date de parution
20090625
Nombre de pages
302,00 €
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Résumé : Il aurait pu devenir notaire, avocat, magistrat, député, ministre peut-être. Mais ne supportant pas de voir sa langue maternelle reléguée au rang de patois, Frédéric Mistral préfère se faire poète. Mieux encore ! Il fait voeu de restaurer son idiome par la poésie, se faisant l'apôtre des pays d'Oc. De tous les grands écrivains et poètes, il est le seul au monde qui, par la poésie chantant sa province et composée dans sa langue régionale répudiée par les écoles de France, ait été couronné du prix Nobel de Littérature. Au fil des ans, si le nom du Mistral survit, le souvenir de son oeuvre s'estompe. Les écoles ont depuis longtemps évincé ses écrits. Pour cause : ses poèmes et sa prose, dont toute la sève coule de sa langue maternelle, sont exagérément rangés sur les étagères des langues minoritaires, du folklore. Aussi, chaque citation, chaque article, chaque ouvrage nouveau s'élève en barricade contre l'oubli de sa mémoire, contre l'oubli d'une langue, contre l'oubli tout simplement. Félibre mainteneur depuis 2006, Gérard Baudin fonde dès 1979 le Conservatoire documentaire et culturel Frédéric Mistral. Auteur de nombreux ouvrages d'histoire locale et régionale, il est également le créateur de la revue Échos de Provence. La curiosité de l'auteur et sa soif de rassembler une collection complète sur le père du Félibrige permettent de présenter ici la première biographie illustrée de Frédéric Mistral.
L'ouvrage : niveau C (Master - Ecoles d'ingénieurs - Recherche). Pour aider à la compréhension des techniques d'estimation des incertitudes, l'ouvrage fait un point sur l'ensemble des méthodes. Il analyse leurs avantages et faiblesses respectifs avec des exemples simples. L'ouvrage est divisé en deux parties distinctes. Après un historique de l'estimation des incertitudes dans un avant-propos, la première partie porte sur les méthodes basées sur la dérivée et la statistique descriptive. Sont décrits les éléments de statistique descriptive nécessaires, la méthode classique du GUM (Guide of Unercertainty in Measurements), les méthodes basées sur l'inférence bayésienne et les corrélations entre les données expérimentales. La seconde partie développe les méthodes stochastiques. Sont décrits la propagation des incertitudes par la méthode de Monte-Carlo, l'analyse de sensibilité aux grandeurs d'entrée, la méthode de chaos polynomial et le couplage de ces méthodes avec l'inférence bayésienne. Le dernier chapitre traite de la propagation des incertitudes dans un code de calcul. Des exemples variés sont traités en langage Python. Ils permettent d'appliquer et de comparer les méthodes. Les corrections des exercices proposés sont disponibles sur le site de l'éditeur.
Après Napoléon, le général de Gaulle est sans aucun doute le Français sur lequel on a le plus écrit. Des écrits qui vont tous dans la même direction : c'était un héros national. L'auteur du présent ouvrage, fervent supporteur du général dans sa jeunesse, a voulu prendre un peu de recul face à cet unanimisme. Et si derrière ces louanges sans réserve se cachait un autre homme, une autre vérité ? De saints Cyr à la Première Guerre mondiale, des premiers écrits du général dans l'entre-deux-guerres à son départ pour Londres, de la Libération à la guerre d'Algérie, de la Ve République aux "accords" d'Evian, du temps où la "France s'ennuyait" jusqu'à son départ en retraite, l'auteur nous dévoile un de Gaulle plus humain, avec ses forces et faiblesses mais aussi – et surtout – ses erreurs de jugement, qui continuent d'impacter nos vies et le destin de la France, cinquante ans après sa disparition.
Le plus célèbre tableau du monde, La Joconde du Louvre, a vu le jour au beau milieu des guerres d'Italie où trois de nos rois, Charles VIII, Louis XII et François Ier sont allés se perdre. C'est dans ce tourbillon guerrier que s'est produite la rencontre d'un génie - Léonard de Vinci - et d'une reine de beauté - Lisa del Giocondo - qui a produit le tableau que l'on connaît. Mais rien n'est moins sûr... Car ce tableau cache un mystère ; sa description, d'un contemporain à l'autre, ne colle pas. Pour les uns, il est parfaitement achevé tandis que pour les autres, il n'est pas terminé... C'est sur cette piste que s'est lancé l'auteur. A l'aide de pièces à conviction, le résultat est tombé, stupéfiant ; comme une évidence. A présent, c'est au lecteur de suivre l'enquête et de juger.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.