La confrontation à la finitude est communément le lieu d'une épreuve et, souvent, l'occasion du désir de fuite. Le ressentiment envers la vie se présente alors comme un piège qui attente à l'espérance et à la joie qui demeure. C'est en sens contraire que la pensée théologique de l'incarnation entend l'intégration des sociétés et des personnes dans l'histoire, même tragique, afin d'y discerner le socle solide de l'amour vigilant et d'y engager les forces du moment et les décisions pour l'avenir. L'incarnation, par libre choix de nos vies pour l'Amour créateur qu'est Dieu qui s'y donne, construit l'histoire - elle est l'événement qui s'inscrit dans le Christ. Il s'agit alors d'entendre que ce mouvement d'incarnation intentionnelle de la liberté historique dans la finitude, même éprouvante, console. Elle enflamme, elle aime dans la peine, ou bien chemine intérieurement selon l'amour du moment. Elle forme une alliance entre Dieu et l'humain une alliance qui se perçoit, d'une perception discrète parfois mais qui conduit communément, et le fait jusque dans l'obscurité. À la charnière du concile Vatican II, le philosophe Georges Morel recherche une telle compréhension de l'incarnation de l'homme dans l'Incarnation du Verbe. Mais il s'en éloigne par la suite, délaissant le dogme de Chalcédoine, quand le théologien Karl Rahner, lui, en argumente rigoureusement la fécondité intellectuelle parce qu'existentielle - évangélique.Docteure en théologie, Claire-Anne Baudin, qui est laïque, enseigne au Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris.
Nombre de pages
618
Date de parution
12/11/2020
Poids
748g
Largeur
151mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782204141628
Titre
L'expérience commune d'incarnation
Auteur
Baudin Claire-Anne
Editeur
CERF
Largeur
151
Poids
748
Date de parution
20201112
Nombre de pages
618,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Présentation de l'éditeur Cultiver le goût de la vie par le soin que l'on porte aux autres, est, selon Claire-Anne Baudin, une forme précieuse de spiritualité. En se souciant de soi et des autres, dans le don au quotidien - gestes de celle ou celui qui prépare le repas, plie le linge, essuie les larmes, rend visite à l'esseulé -, sans épuisement mais avec une attention faite d'amour et de proximité au plus juste de soi, on fait advenir la vie, celle que Dieu crée, pour les autres ainsi que pour soi-même. L'attention faite d'écoute et de gestes serait alors un engagement dans la voie spirituelle. Au regard des situations de vie que Claire-Anne Baudin aborde, où l'autre est reconnu et encouragé dans son humanité, corps et âme, le lecteur est amené à réfléchir sa propre vie comme lieu où l'Esprit l'attend. Axé, en filigrane, sur le premier et le second Commandements (Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et Tu aimeras ton prochain comme toi-même) qui sont égaux en valeur et en urgence, cet ouvrage propose un langage neuf sur l'actualité de l'évangile. Une belle et solide théologie qui invite à un beau regard sur l'être humain. Au nom d'un Dieu qui s'est fait homme et a pris l'humanité au sérieux.
Comment aider son enfant à prier le Notre Père, ces mots transmis par Jésus lui-même ? Ce livre, aux illustrations pleines de douceur, propose, page après page, un commentaire pour guider la lecture de cette grande prière.
Infirmière passionnée de danse, Claire Baudin découvre un jour qu'il est possible de soigner par l'exercice de cet art. Interpellée, elle décide d'en faire son métier : elle est aujourd'hui danse-thérapeute. Cette pratique étant méconnue en France, elle souhaite témoigner de son expérience pour lever le voile qui la recouvre ; c'est donc avec humour et spontanéité qu'elle raconte son amour pour le quatrième art, son coup de foudre pour la démarche de l'Expression Primitive, les enseignements qu'elle a suivis, et la joie d'exercer un métier qui allie passion et ambition.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...