Une paix en 2026 ?Alors que la guerre entre dans sa cinquième année, l'idée de négocier s'impose. Russes et Ukrainiens parviendront-ils à un accord en 2026 ? Les États-Unis pourront-ils imposer leur dynamique diplomatique face à une Europe divisée ? Quels facteurs détermineront une solution politique ? Paix en Ukraine propose une analyse factuelle des dynamiques diplomatiques et politiques du conflit ukrainien. Il traite en particulier de l'évolution du processus de négociation entre l'Ukraine et la Russie depuis 2014. Il revient sur les diverses initiatives de paix proposées par les acteurs du conflit, et analyse les raisons pour lesquelles elles n'ont pas abouti, et les éléments qui pourraient être repris dans un futur traité. Il décrypte les relations parfois tendues entre pays occidentaux, le rôle des Etats-Unis, la position des protagonistes et leurs enjeux dans ce conflit. Jacques Baud, ancien membre du renseignement stratégique suisse, a consacré sa vie à la recherche de la paix avec les Nations unies, l'Union Africaine, puis dans l'OTAN, dans les domaines de la protection des civils, la médiation dans des conflits armés, la lutte contre les mines anti-personnelles et les trafics d'armes ainsi que le respect de l'État de droit. Analyste géopolitique mondialement reconnu, il a écrit plusieurs livres majeurs sur le renseignement, la guerre et le terrorisme, en particulier Poutine maître du jeu ?, L'art de la guerre russe, Guerre secrète en Ukraine, Opération déluge d'Al-Aqsa et Gouverner par les fake news, aux éditions Max Milo. Note de l'éditeur : Le 15 décembre 2025, Jacques Baud a été inscrit sur la liste de l'Union européenne en tant que « porte-parole de la propagande pro-russe et diffuseur de théories conspirationnistes ». Ses avoirs ont été gelés et il lui est interdit de se déplacer. Il n'a toujours pas eu l'accord d'un régulateur européen, pour acheter de la nourriture, payer ses factures et régler ses frais médicaux.Cette sanction est surprenante car elle ne repose sur aucune décision de justice. Jacques Baud clame son innocence et, au côté de ses avocats, explique qu'il n'a aucun lien avec la Russie. Ni familial, ni amical, ni diplomatique, ni financier : aucun lien. Pas même d'échanges de mails !Certes, Son travail est un décryptage singulier sur les enjeux géopolitiques, en particulier sur la guerre en Ukraine, mais son expertise ne saurait être assimilée à un éloge univoque de quelque gouvernement que ce soit. Certes, ses livres, ses analyses fondées sur des sources incontestables, ainsi que la vitalité de sa plume, l'amènent à secouer certaines croyances ou certains narratifs bien en cour auprès de nombreux politiques et médias français voire européens. Certes, Jacques Baud aime confronter des discours très assurés à des faits qui les contredisent. Néanmoins, dénoncer des mensonges et des déclarations officielles infondées, susceptibles d'induire le citoyen en erreur ? autrement dit, inciter à la réflexion ? serait-il devenu un « crime par la pensée » comme le décrivait George Orwell dans 1984 ... Une semaine après la décision de l'Union européenne, une enseigne phare du livre et de la liberté d'expression en France a supprimé le nom et l??uvre de Jacques Baud de son site internet et ses librairies. Quel est le fondement d'une telle mesure, alors que, depuis 1945, moins d'une dizaine de livres ont été interdits à la vente par décision de justice ? Même Mein Kampf est en vente libre sur le site de cette enseigne ! Voilà un quart de siècle que j'ai fondé Max Milo. Un quart de siècle que, inlassablement, je me bats pour que chaque livre publié par cette maison soit à la hauteur de sa devise : « Provoquer à juste titre ». Vingt-six ans que, en France, il est extrêmement rare, voire impossible, d'interdire l'édition d'un livre. Aujourd'hui, on condamne un auteur, son travail et sa liberté d'expression, en un claquement de doigts, sans qu'aucune décision de justice ne l'impose. Ces sanctions sont d'autant plus dangereuses pour nos démocraties que Jacques Baud s'est battu toute sa vie pour la Paix. Il a servi comme conseiller du Contingent Zaïrois pour la Sécurité des Camps de réfugiés du Rwanda pour l'UNHCR au Zaïre (Congo). Au siège des Nations Unies, à New York, il a conçu et créé le Centre International de Déminage Humanitaire de Genève (GICHD) et le Système de Gestion de l'Information sur l'Action contre les Mines (IMSMA), aujourd'hui déployé dans plus de soixante pays. Il a installé des programmes de déminage au Tchad, au Soudan, en Somalie et en Ethiopie. Il a contribué à établir le concept de renseignement pour les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Il a dirigé le premier centre de renseignement conjoint des Nations Unies, l'UN Joint Mission Analysis Centre (JMAC) au Soudan. Il a également été chef de la Doctrine des opérations de maintien de la paix des Nations Unies à New York, Directeur du Département de la Recherche de l'International Peace Support Training Centre (IPSTC) à Nairobi pour l'Union Africaine, et Chef de la lutte contre la prolifération des armes légères à l'OTAN, à Bruxelles.Une carrière droite, exposée, riche d'expériences qui ne peut être accusée sans preuves de compromissions, ni hier, ni aujourd'hui. Heureusement, la Suisse a officiellement réagi, elle « a exigé le droit à un procès équitable et a rappelé le respect de la liberté d'expression». Berne critique le fait que Jacques Baud n'ait pas été entendu et n'ait pas eu la possibilité de se défendre avant que les sanctions ne soient prononcées.Heureusement, des dizaines de pétitions ont vu le jour à travers le monde pour dénoncer les sanctions dont fait l'objet notre auteur, au point de le priver de ses droits fondamentaux. Jacques Baud a reçu des milliers de lettres de soutien.Heureusement, les livres de Jacques Baud ont été traduits dans une vingtaine de langues (allemand, anglais, arabe, bulgare, chinois, coréen, espagnol, finnois, italien, japonais, norvégien, perse, polonais, portugais, russe, suédois, tchécoslovaque, turc?) et sont devenus des best-sellers dans de nombreux pays. Néanmoins, la situation est grave. Elle nous concerne tous. Dans un monde tenté par l'arbitraire, Jacques Baud est la victime du moment. Qui sera la prochaine ?
Navalny a-t-il délibérément été empoisonné ? Les éléments dont nous disposons justifient-ils des sanctions contre la Russie ? L'enregistrement avec l'agent du KGB est-il une mise en scène ? Navalny est-il réellement le " principal opposant à Vladimir Poutine" ? Son film sur le "Palais de Poutine" reflète-t-il la réalité ? Ce livre est la première enquête sur l'affaire Navalny. Il est fondé sur les documents officiels américains, britanniques, russes, français et allemands. Ecrit par un ex-agent des services secrets suisses qui a combattu pendant dix ans l'Union soviétique, ce récit met en lumière une nouvelle manière de pratiquer la politique étrangère : passionnelle, désordonnée, sans recul ni but constructif. L'application immédiate de sanctions alors que les faits restent troubles enlève tout espace à la diplomatie. L'unisson occidental autour de cette affaire et la censure contre les voix dissonantes révèlent une évolution inquiétante de la société et sa vulnérabilité croissante à la manipulation. Nous créons des réalités à partir de nos préjugés : c'est la définition du complotisme, ainsi devenu la principale arme des pays occidentaux. Nous faisons ce que nous reprochons aux autocrates.
Terrorisme, violence et "choc des civilisations" se sont substitués au spectre de la Troisième Guerre mondiale. Le 11 septembre 2001 en a été la manifestation spectaculaire, et le Proche-Orient démontre au quotidien combien la nature de ces conflits est complexe. A la froide planification de stratégies sophistiquées succèdent des conflits où l'émotion domine. Ce ne sont plus les rapports de force qui donnent l'avantage, mais la capacité de maîtriser les perceptions.Souvent galvaudée, l'expression de "guerre asymétrique" désigne une forme de conflit où le "faible" pousse le "fort" à une réaction qui transforme les succès tactiques en défaite stratégique. La guerre contre le terrorisme lancée par l'Occident, les Etats-Unis en tête, est efficace contre des terroristes, mais pas contre le terrorisme.La lutte contre le terrorisme passe donc par la compréhension des mécanismes asymétriques. De la non-violence au terrorisme, les stratégies asymétriques ont souvent été couronnées de succès, parce que mal comprises en Occident. Dans ce livre original et passionnant, l'auteur analyse les causes de ces nouveaux conflits et propose des schémas d'interprétation.
Depuis plus d'un quart de siècle, le terrorisme n'a fait qu'augmenter et se diversifier, malgré les efforts constants de la communauté internationale pour le combattre. La raison principale de cette montée en puissance, très souvent occultée, est une combinaison de la méconnaissance de ce qu'est réellement le phénomène djihadiste et de l'opportunisme politicien occidental. Depuis la fin des années 70, toutes les crises majeures au Proche-Orient, au Moyen-Orient ou ailleurs, sont le résultat d'interventions occidentales (USA, relayée par l'Europe continentale) qui ont toutes été fabriquées selon un processus analogue : - Création d'un "problème", dans un lieu géopolitique "sensible", - Désinformation (afin de créer les conditions d'une intervention), - Intervention elle-même. Cet ouvrage propose d'analyser ces tactiques vouées à l'échec, de déchiffrer les codes de ces stratégies fatales, et de démontrer comment tous ces conflits meurtriers (Afghanistan, Irak, Syrie, Lybie... 11 sept. , Paris nov. 2015, etc.) étaient prévisibles et évitables. C'est un livre sans concessions, qui condamne une certaine hypocrisie occidentale, dénonce des impostures commises à l'insu d'opinions publiques mal informées, voire dupées par des arguments fabriqués de toutes pièces dans des officines gouvernementales ou autres, et renvoie dos-à-dos, les violences de nos démocraties aux violences réactives de sociétés aux bases très éloignées des nôtres.
Cet ouvrage écrit par un ex-agent des renseignements stratégique suisse et Onusien, passe en revue la plupart des conflits contemporains dans lesquels les pays occidentaux ont gouverné par les fakes news. Quels sont les faits qui permettent d'affirmer que l'Etat Islamique cherche à créer une guerre civile en France ; que l'invasion soviétique de l'Afghanistan a conduit à la création d'Al Qaïda ; que le Président syrien Bachar al-Assad est illégitime. Que Vladimir Poutine est obsédé par les ingérences dans nos démocraties. Que le terrorisme a frappé la France non pas pour ce qu'elle fait mais ce qu'elle est. Que le génocide au Darfour a fait 300 000 victimes... Littéralement aucun mais cela suffit à asseoir la politique étrangère des pays occidentaux. La politique étrangère semble échapper à toute rationalité. On s'y engage dans des conflits sans objectifs précis, détruisant des sociétés durablement sans raisons claires. De l'Afghanistan au Mali, nos stratégies ne sont qu'une suite erratique d'actions tactiques, on cherche des solutions à nos perceptions, et non à la réalité du terrain. On manifeste pour des migrants, mais pas contre les frappes occidentales qui les poussent sur les chemins de l'exil. Des millions de personnes sont descendues dans les rues pour manifester leur colère face au terrorisme, mais combien ont manifesté avant que des frappes provoquent ces violences, alors que l'on en connaissait les conséquences ? La cause de ces dysfonctionnements est une information le plus souvent délibérément tronquée pour protéger des décisions mal réfléchies, guidées par l'ambition et des visions de court terme. Ce que nous tenons pour des certitudes ne sont souvent que des trompe-l'oeil grossiers.
La propagande, maillon essentiel de la guerrePourquoi autant de guerre sont menées à travers le monde alors qu'elles sont cruelles, immorales, portent préjudices à la grande majorité de la population et surtout sont contraires au droit international ? On l'explique par les aspects historiques, géopolitiques, économiques mais rarement par l'aspect psychologique. On parle alors de propagande de guerre qui permet à une nation de partir à la guerre avec conviction et d'affaiblir le camp adverse. Aujourd'hui, les pays parlent de « Guerre cognitive », à savoir une guerre qui permet d'exploiter les technologies de l'information pour amener des soldats, des techniciens, des ingénieurs, des décideurs et politiques à avoir une représentation erronée du monde? et en tirer profit. La manipulation sémantique, l'illusion provoquée, la saturation de l'attention? en sont des exemplaires parmi des centaines d'autres. Depuis 8 ans, l'OTAN travaille ainsi sur le perfectionnement des techniques de manipulation afin de contrecarrer l'influence de la Chine et la Russie dans ce domaine. « La guerre cognitive », qui est devenu le sixième théâtre d'opérations d'une guerre, avec la mer, la terre, le ciel et l'espace, est "l'un des sujets les plus chauds pour l'OTAN en ce moment" souligne l'ancien lieutenant-colonel français et directeur de l'innovation de l'IHub François du Cluzel. Cet ouvrage fait ainsi le point sur la cognition humaine, sa force et ses faiblesses, son impact sur la décision militaire, avec comme illustrations la guerre en Ukraine et la guerre israélo-palestinienne. François du Cluzel a été jusqu'en 2022 le responsable du rapport sur la « Guerre Cognitive » pour le Centre d'innovation et transformation du Commandement allié de l'OTAN. Il dirige aujourd'hui le service innovation et entrepreneuriat de l'ISAE-SUPAERO, établissement public d'enseignement et de recherche dépendant du ministère des Armées. Bernard Claverie est Psychologue, physiologiste et professeur des universités à l'Institut polytechnique de Bordeaux. Il est le fondateur de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique.
La guerre des mondesAvec la chute de l'Union Soviétique en 1989, l'idéologie communiste et le combat pour l'égalité ont été évincés par le libéralisme économique. L'idéologie capitaliste et libérale règne en maître partout à travers le monde, sous trois formes particulières : libéralisme mondialisé (Biden), libéralisme souverainiste (Trump) et libéralisme étatiste (Chine). Pour bien faire comprendre, ce qui se joue dans le monde occidental entre les deux premières formes de libéralisme, André Bercoff a mis en vis-à-vis les citations des deux principaux propagandistes, à savoir Elon Musk, représentant assumé du libéralisme souverainiste, dit libertaire, et Klaus Schwab, le propagandiste du libéralisme mondialisé. Le premier est un entrepreneur, fondateur de SpaceX, Tesla et Twitter. Il est un des principaux soutiens de Donald Trump. Il a été nommé par celui-ci au ministère de l'efficacité gouvernementale. Le second a fondé le Forum économique mondial de Davos à Davos (en Suisse) en 1987. Dans son sillage, il a promu les « Jeunes Leaders Mondiaux », dont font partis Emmanuel Macron, Von der Leyen, Mark Zuckerberg, Gabriel Attal et Marlène Schiappa. Il a écrit « La grande réinitialisation » qui prône la planification économique au niveau mondial, dont « la crise du Covid a représentée une grande opportunité pour réformer le système » explique-t-il. De nombreux Politiques comme Justin Trudeau, Joe Biden et Boris Johnson se sont prononcés en faveur du plan. Donald Trump est le seul leader mondial à s'opposer au projet. André Bercoff, journaliste, écrivain, éditeur, journaliste à Sud Radio. Il est l'auteur d'une quarantaine de romans, essais et pamphlets, notamment sous le pseudonyme de Caton.
La guerre des mondesAvec la chute de l'Union Soviétique en 1989, l'idéologie communiste et le combat pour l'égalité ont été évincés par le libéralisme économique. L'idéologie capitaliste et libérale règne en maître partout à travers le monde, sous trois formes particulières : libéralisme mondialisé (Biden), libéralisme souverainiste (Trump) et libéralisme étatiste (Chine). Pour bien faire comprendre, ce qui se joue dans le monde occidental entre les deux premières formes de libéralisme, André Bercoff a mis en vis-à-vis les citations des deux principaux propagandistes, à savoir Donald Trump, représentant assumé du libéralisme souverainiste et 47ème Président des Etats-Unis, et Georges Soros, représentant légendaire du libéralisme mondialisé depuis 50 ans. Le premier est un entrepreneur, milliardaire, président des Etats-Unis de 2017 à 2021 et juste intronisé pour un second mandat en 2025. Le second est un financier, milliardaire d'origine hongroise. Il a été un pionnier de l'industrie des Hedge funds. Il finance un grand nombre de révolutions dans le monde, en particulier en Europe. L'objectif affiché est de promouvoir le développement des sociétés démocratiques et ouvertes. Il s'est investi fermement contre Donald Trump. André Bercoff, journaliste, écrivain, éditeur, journaliste à Sud Radio. Il est l'auteur d'une quarantaine de romans, essais et pamphlets, notamment sous le pseudonyme de Caton.
Xavier Boniface révèle dans cet essai comment l'Ukraine est devenue une « autre terre sainte », théâtre d'un affrontement où religion, politique et identité s'entremêlent de façon inextricable. Il examine la complexité des relations entre les différentes confessions religieuses, et leur rôle crucial dans le conflit actuel.L'auteur dévoile les multiples facettes de cette guerre, de la rupture entre les Églises orthodoxes à la situation des minorités religieuses, en passant par les enjeux géopolitiques et diplomatiques. Et aussi comment la sacralisation du territoire ukrainien par la Russie, et la quête d'indépendance spirituelle de l'Ukraine, transforment un conflit territorial en guerre sainte.Cette étude rigoureuse offre une perspective unique sur les dynamiques religieuses qui sous-tendent le conflit russo-ukrainien. Les lecteurs découvriront comment les institutions religieuses, du Vatican au conseil œcuménique des Églises, tentent de défendre la paix sans condamner, tout en comprenant les implications profondes de cette guerre pour l’avenir des relations entre foi, politique et identité nationale en Europe de l’Est.
Cueilli impréparé, j'étais de ces taulards qui font leur entrée dans le monde sans aucun effet personnel". Irkoutsk, Sibérie orientale. Yoann Barbereau dirige une Alliance française depuis plusieurs années. Près du lac Baïkal, il cultive passions littéraires et amour de la Russie. Mais un matin de février, sa vie devient un roman, peut-être un film noir. Il est arrêté sous les yeux de sa fille, torturé puis jeté en prison. Dans l'ombre, des hommes ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom inventé par le KGB : kompromat. Il risque quinze années de camp pour un crime qu'il n'a pas commis. L'heure de l'évasion a sonné...
La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j'y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J'existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m'y débusquer." Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988 deux ans après la catastrophe, il appartient à la "génération Tchernobyl". Pour lui comme pour ses camarades d'errance, la Zone - cette Zone d'exclusion nucléaire où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale - est devenue "une terre de paix, figée et hors du temps". Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de deux cents jours à explorer la Zone, "à renifler et toucher chaque débris de cette poubelle, chaque fragment du passé". Il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque à la découverte de "l'endroit le plus exotique du monde".
Parce qu'elle s'étend de l'Est européen à l'océan Pacifique, la Russie est à la croisée des grandes aires géopolitiques mondiales. Au sud, le Moyen-Orient est perçu comme un arc de crise en proie à l'islamisme, dont les contrecoups se répercutent dans le Caucase, en Asie centrale et dans les républiques musulmanes de la Volga. Au nord, l'océan Arctique semble retrouver la valeur géostratégique qui était la sienne pendant la guerre froide. A cette immensité répondent les ambitions du pouvoir russe. Son projet ? Redonner à la Russie un statut de puissance mondiale, en opposition à l'Occident. Expliquer la géopolitique vue de Moscou, montrer son enracinement dans l'histoire, éclairer les implications de ces conceptions et leurs modalités pratiques en analysant l'évolution des politiques russes, tel est l'objectif de cet ouvrage.