« L'âge des guerres s'achèvera-t-il en une orgie de violence ou en un apaisement progressif? »C'est sur cette interrogation, émise en pleine Guerre froide dans laquelle il voyait la troisième des« guerres en chaîne » du XXe siècle, que Raymond Aron concluait sa magistrale étude sur Paix etguerre entre les nations. Grâce au recul qui est le nôtre, il est possible d'apporter à cette questionune autre réponse que celle qu'il avait lui-même proposée, à savoir que « nous savons que nous nesavons pas la réponse à cette interrogation ». En effet, la fin pacifique de la guerre froide à laquellepersonne ne s'attendait a corroboré l'espoir d'un « apaisement progressif » et démenti la crainted'une « orgie de violence ».Depuis la fin de la guerre froide, le système international est caractérisé par une stabilitéd'ensemble, la paix prévaut au niveau du système dans son ensemble, c'est-à-dire entre grandespuissances en général, et entre démocraties occidentales en particulier, d'un côté, des guerreslimitées, à l'échelle locale ou régionale, et récurrentes de l'autre. Comment comprendre l'absence de risque de guerre majeure, au plan international, entre les grandes puissances? Pourquoi de nos jours les États européens et nord-américains n'imaginent-ils même pas recourir à la force dans leurs relations mutuelles? À quels facteurs faut-il attribuer les interventions armées multiples auxquelles ces mêmes pays recourent dans des zones périphériques allant de l'ex- Yougoslavie à la Libye en passant par l'Afghanistan et l'Irak? Qu'est-ce qui explique que certains conflits armés remontant à plus d'un demi-siècle, du Proche-Orient au sous-continent indien, continuent de connaître des épisodes violents? Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre à l'aide d'outils et de concepts empruntés aux théories des relations internationales. La paix qui prévaut de nos jours entre grandes puissances s'explique par la structure unipolaire du système interétatique avec à sa tête les États-Unis. Au sein de cette hiérarchie, les États occidentaux forment une communauté démocratique qui tout à la fois explique la paix régionale dont ils jouissent dans leurs relations réciproques et la face cachée de cette paix que sont les guerres d'interventions menées contre desrégimes qualifiés de voyous. Enfin, les inimitiés durables entre Pakistanais et Indiens d'un côté,Israéliens et Palestiniens de l'autre, renvoient au mécanisme du dilemme de sécurité entre desentités se niant mutuellement le droit d'exister Une réflexion à la fois synthétique et dynamique sur l'état de la politique internationale au début du XXIe siècle.
Nombre de pages
160
Date de parution
20/10/2011
Poids
160g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782361060121
Titre
Paix et guerres au XXIe siècle
Auteur
Battistella Dario
Editeur
SCIENCES HUMAIN
Largeur
125
Poids
160
Date de parution
20111020
Nombre de pages
160,00 €
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Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Le 18 mars 2003, les Etats-Unis de George Bush fils attaquent l'Irak de Saddam Hussein au cours de l'opération "Liberté en Irak". Rappelant à priori l'offensive menée en 1991 par George Bush père, l'intervention de 2003 est en fait radicalement différente. Parce qu'elle est entreprise au nom de l'autorité souveraine des Etats-Unis à utiliser la force pour assurer leur propre sécurité nationale, en dehors de toute autorisation de l'ONU et à l'encontre de la volonté de plusieurs alliés, elle réhabilite l'idée de la guerre comme simple continuation de la politique extérieure. Ce faisant, les Etats-Unis entrouvrent la porte au retour de l'état de guerre. Dario Battistella s'efforce, dans un essai neuf et stimulant, de comprendre les raisons de l'opération "Liberté en Irak", sa portée et sa signification pour l'ordre international au XXIe siècle. En s'appuyant sur la théorie et l'histoire des relations internationales, il démontre qu'au fil du temps une société internationale a vu le jour et un ordre pacifié plus ou moins stable dont les Etats-Unis ont d'ailleurs été le principal promoteur. Or, l'opération "Liberté en Irak" rompt brusquement avec cette évolution, en réintroduisant des pratiques caractéristiques du droit du plus fort. Pourquoi ce retournement? Le nouveau comportement américain renvoie-t-il à de simples causes conjoncturelles d'ordre intérieur ou à des explications liées à l'évolution du système international? Peut-on en évaluer la signification? Quelles suites éventuelles sont à craindre en ce début du XXIe siècle...
Pendant vingt ans, l'après-guerre froide a été un monde unidimensionnel, synonyme de prééminence matérielle des Etats-Unis et d'hégémonie normative du libéralisme international sur la gouvernance mondiale. L'ascension chinoise, le révisionnisme russe, le revivalisme islamiste remettent-ils en cause cet ordre ? C'est à cette question que tente de répondre la 2e édition d'un monde unidimensionnel, dans une postface inédite.
Qu'est-ce que les Relations internationales ? Comment fonctionnent-elles ? À quoi servent-elles ? C'est à ces trois questions que cet ouvrage se propose d'apporter des réponses. En vue de mener à bien ce projet, le livre réunit la fine fleur des internationalistes francophones, en poste ou en devenir dans les universités françaises, belges et québécoises, voire au-delà. Les thèmes abordés constituent un répertoire quasi complet des recherches en cours dans la discipline globale des Relations internationales, et chaque chapitre a été confié à l'un des meilleurs spécialistes de la problématique concernée.
Un dictionnaire encyclopédique qui met à la portée de tous les concepts (acteur, conscience, estime de soi, gouvernance, mondialisation, postmodernité...), les auteurs (Bourdieu, Darwin, Foucault, Mauss, Tocqueville, Weber...), les théories qui forment le corpus actuel des sciences humaines. Un dictionnaire vivant et humain: chaque notion est présentée à partir d'exemples concrets qui permettent de comprendre facilement les enjeux et de les situer dans leur contexte. Un dictionnaire actuel: si la dimension historique est systématiquement prise en compte, ce dictionnaire se veut résolument ouvert aux apports récents dans tous les domaines. Un inventaire des disciplines: les principales disciplines des sciences humaines font l'objet d'un développement spécifique en fin d'ouvrage, qui rappelle les fondamentaux (histoire et définition, méthodes et enjeux) pour chacune d'elles. Par sa conception résolument vivante et pédagogique, grâce à son ouverture à l'interdisciplinarité et aux apports internationaux, ce dictionnaire est le compagnon de travail idéal des étudiants, la référence indispensable pour les professionnels des sciences humaines et un outil de culture générale pour un large public.
Un aperçu de l'Histoire de l'Afrique pour lequel nous explorerons des lieux emblématiques ; des trajectoires de vie ; des énigmes, comme celle posée par les San, qui constitueraient par leur génétique le plus vieux peuple de la Terre... C'est un continent trop peu présent dans nos livres d'histoire. Et pourtant. C'est là où est née l'humanité, là où avec l'Égypte a fleuri le plus durable des empires, là où des femmes ont pu exercer le pouvoir. C'est un bloc géographique, qui a été victime des plus importantes entreprises de déportation et de spoliation de l'histoire, mais aussi un lieu où un philosophe du 17e siècle pouvait être rationaliste. C'est un continent immense qui abrite une part croissante de la jeunesse mondiale et se trouve à l'avant-garde du changement climatique. Il a pour nom Afrique
Quels sont les effets de la musique sur le cerveau ? La musique rend-elle plus intelligent ? La musique est-elle bénéfique ? Autant de questions auxquelles Michel Habib tente de répondre dans cet ouvrage clair et documenté. Parmi les mystères du cerveau humain, une question a longtemps hanté les scientifiques, les enseignants et les philosophes : comment et pourquoi l'évolution a-t-elle doté notre cerveau, parmi toutes ses qualités remarquables, de celle de l'art musical ? Et de cette tendance, tout aussi singulière, à utiliser le rythme et la mélodie pour échanger avec autrui, que ce soit la maman avec son bébé, le danseur avec sa partenaire, le prêtre avec ses ouailles, le militaire dans un défilé, l'orchestre avec son auditoire ou encore les participants à une rave-party ... Les progrès des neurosciences ont commencé à apporter quelques réponses à ces questions séculaires en démontrant, de manière de plus en plus précise, que notre cerveau est en fait un organe éminemment musical, qui abrite en son sein des milliers de résonateurs, véritables boîtes à rythmes animées en permanence d'une activité oscillatoire. C'est en se synchronisant avec cette activité oscillatoire des réseaux de neurones que la parole et la musique prennent tout leur sens ; c'est aussi grâce à cette synchronisation que nous communiquons avec autrui, transformant notre cerveau en un outil fondamentalement social. C'est enfin en agissant sur cette même activité rythmique que la pratique musicale est capable de soigner différentes pannes ou dysfonctionnements du cerveau, depuis l'enfance jusqu'à la vieillesse, comme la médecine le démontre de plus en plus clairement. Tout au long de l'ouvrage, l'auteur nous guide, avec précision et pédagogie, à travers le chemin fascinant de son expérience de neurologue et de musicien, pour terminer sur une vision synthétique de la musique comme un puissant instrument de connexion et de communication, capable à la fois de faire circuler l'information entre les différentes parties de notre cerveau et entre notre cerveau et celui des autres, mais aussi de réparer ces connexions quand elles sont défectueuses.
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