Déjà classique outre-Atlantique, l'oeuvre capitale de Frédéric Bastiat suscite enfin en France l'intérêt qu'elle mérite. Réédités, dès 1964 en langue anglaise, les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat n'étaient plus disponibles en langue française dans leur texte intégral depuis l'édition Paillottet des oeuvres complètes publiée chez Guillaumin (1854-55). Alors que, de nos jours, trop d'économistes se complaisent à produire des ouvrages dont l'obscurité dissimule l'étatisme, Frédéric Bastiat nous rappelle que l'économiste a d'abord pour fonction de mettre en lumière ces rhétoriques irrationnelles qui invalident les politiques économiques. S'inscrivant dans la lignée de la littérature libérale née sous la censure impériale et royale avec les chansons de Béranger et les apologues de Paul-Louis Courier, c'est donc sous une forme littéraire -dialogique autant que logique-que Frédéric Bastiat choisit de présenter les vérités fondamentales de l'économie politique. Alors que Guizot s'en était tenu à des considérations naïves sur le gouvernement représentatif avant d'en empêcher l'épanouissement sous la monarchie de juillet, le futur député républicain Frédéric Bastiat, en stigmatisant la privatisation rampante de l'Etat par les groupes de pression industriels et agricoles, esquisse une véritable théorie libérale de la justice. Démystifiant le "sisyphisme" des politiques de l'emploi et la spoliation légale qu'elles induisent, Bastiat démontre que ce sont les pays et les catégories sociales les moins favorisés qui gagnent le plus à la liberté des échanges. Aussi, le lecteur d'aujourd'hui ne trouvera pas d'argumentaire plus essentiel contre le dernier avatar du protectionnisme, "l'altermondialisme", que les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat.
Nombre de pages
290
Date de parution
10/01/2005
Poids
356g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251390383
Titre
Sophismes économiques
Auteur
Bastiat Frédéric ; Leter Michel
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
356
Date de parution
20050110
Nombre de pages
290,00 €
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Fréderic Bastiat est un des grands pionniers du libéralisme. Génie méconnu en France, ses écrits sont pourtant connus et reconnus aux Etats-Unis au même titre que ceux d'Alexis de Tocqueville. Farouchement opposé au protectionnisme, convaincu par le libre-échange et l'économie de marché, cet éminent économiste, grand penseur du XIXe siècle, est à l'origine de nombreuses théories libérales, théories qui ont inspiré de nombreux autres grands économistes (Friedrich Hayek, Pascal Salin...) et hommes politiques (Ronald Reagan, Margaret Thatcher...) Les Pamphlets de Bastiat (1801-1850) édités sour ce titre en 1850et complétés par le célèbre Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas excèdent en réalité le genre pamphlétaire convenu. Ce sont autant de brefs mais denses essais à visée pédagogique conjuguant critique de la spoliation impliquée par les projets étatistes et socialistes au moment de la révolution de 1848, et esquisse d'une théorie libérale de la justice sociale attachée à promouvoir la liberté individuelle dans les champs les plus variés de la vie économique et parfois bien au-delà : la solidarité, la fonction de l'argent, l'exercice du droit de propriété, l'enseignement, l'intervention de l'Etat, l'impôt, les rapports entre le droit et la loi... Déjà classiques outre-Atlantique, ces pamphlets incisifs et jubilatoires constituent un apport original à la théorie économique et posent les jalons d'une véritable théorie de la justice.
Après avoir donné la parole à Proudhon et sa "vision communiste" de la propriété, ainsi qu'à Adolphe Thiers, chantre conservateur de la propriété privée, L'Esprit du Temps présente aujourd'hui la conception bien plus libérale et "moderne" développée par Bastiat. La confrontation permanente entre ce dernier et le penseur anarchiste Proudhon, constitue un duel idéologique incontournable de cette période de la Révolution de 1848. AUTEUR Frédéric Bastiat (1801-1850) est économiste et homme politique français libéral. Disciple de Jean-Baptiste Say, Turgot ou Adam Smith. Ses travaux sur le libre échange et sa nation de l'Etat ont largement inspiré les politiques économistes ultra-libérales des écoles anglo-saxonne de la seconde moitié du XXe siècle (Margaret Thatcher, Ronald Reagan).
Frédéric Bastiat (1801-1850) prévient : " Il m?apparaît que presque toutes les erreurs économiques qui désolent ce pays proviennent d?une fausse notion sur les fonctions du numéraire ". Pourquoi maudire l?argent ? Selon lui, c?est précisément parce qu?on le confond toujours avec la richesse. " La richesse, c?est le numéraire ; accroître le numéraire, c?est accroître la richesse ". " Si le peuple souffre, c?est qu?il n?a pas assez d?argent. Il en faut faire ", disent les hommes politiques. Et comme il n?est pas aisé de multiplier les métaux précieux, " nous ferons du numéraire fictif, ajoutent-ils, rien n?est plus aisé, et chaque citoyen en aura plein son portefeuille ! Ils seront tous riches ", ironise Bastiat. Dans cette affaire, " ce qu?on voit ", c?est que l?augmentation de la quantité de monnaie permet aux banques de prêter de l?argent aux particuliers et aux États de rembourser facilement leur dette. Mais " ce qu?on ne voit pas ", c?est que cette création de monnaie ne reposant sur aucune création de richesse réelle entraînera l?inflation et la ruine des épargnants.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3