Immigration et espace public. La controverse de l'intégration
Bastenier Albert ; Dassetto Felice
L'HARMATTAN
27,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738417237
Les migrations de ce siècle sont une nouvelle étape du peuplement européen. Elles élargissent les sociétés du vieux continent. Mais l'inclusion des nouvelles populations émerge comme question sociale nouvelle. Souvent elle est appréhendée à partir des "problèmes sociaux" qui se posent et des tensions que la cohabitation fait surgir. Elle est perçue avant tout comme dysfonction, accident et anomalie. Ceci empêche de percevoir d'abord et d'analyser ensuite les processus bien réels de restructuration et de recomposition sociale que les migrations engendrent en Europe. C'est dans l'espace public que "vieux nationaux" et "nouveaux entrants" négocient leur coprésence : depuis les lieux de la vie quotidienne en passant par les institutions et administrations, jusqu'à la définition même de la citoyenneté. Un immense travail est ainsi en cours au sein des sociétés européennes pour réaffirmer les positions sociales de chacun, les appartenances et les définitions de soi. La question de l'intégration des migrants devient de cette manière celle de l'intégration de la société. Ce livre tente de reformuler les termes du problème controversé de l'intégration. En faisant le pont entre la sociologie des migrations, de l'ethnicité et de l'espace public, il vise à dégager des concepts féconds pour l'analyse des enjeux sociaux induits tant par les anciennes que par les nouvelles migrations qui s'annoncent.
Nombre de pages
317
Date de parution
03/05/2000
Poids
348g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738417237
Titre
Immigration et espace public. La controverse de l'intégration
ISBN
273841723X
Auteur
Bastenier Albert ; Dassetto Felice
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
348
Date de parution
20000503
Nombre de pages
317,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les sociétés européennes se révèlent de plus en plus hétérogènes et cosmopolites, démographiquement et culturellement transformées par les flux migratoires que la mondialisation intensifie. Ce sont en réalité les sources et les modalités du peuplement européen qui connaissent une profonde mutation. La trame de la société en est affectée et les tensions sociales qui en résultent sont visibles. Elles ne disparaîtront pas spontanément. Or, s'il s'agit d'intervenir avec plus de lucidité dans des situations et des luttes qui s'imposent par leur urgence, de quelles catégories d'analyse disposons-nous pour penser le devenir des rapports sociaux parmi les plus caractéristiques de cette transition sociale ? La thèse développée dans ce livre est celle-ci : pour comprendre le devenir de ces sociétés, il faut résolument recourir à la notion de société ethnique. Même si cela déplaît à beaucoup qui n'y voient d'abord qu'une atteinte à leur modernité et une concession à ce qu'ils appellent la " peste communautaire ". Car, d'une part, on ne peut plus intellectuellement s'en remettre au seul discours antiraciste. Et il y a, d'autre part, des motifs suffisants pour revisiter la notion d'ethnicité. On peut y discerner tout autre chose qu'un archaïsme culturel rétif au compromis : l'un des fruits paradoxaux de l'hyper-modernité des sociétés européennes elles-mêmes, où vient à s'imposer le défi d'organiser socialement les différences massivement co-présentes sur un même territoire. Sur la base de nombreuses observations empiriques, mais en réinterrogeant aussi la théorie sociologique de l'action et le rôle qu'elle confère aux pratiques symboliques, l'auteur propose un cadre de pensée qui donne sa place à la " conscience ethnique ". Il permet ainsi de mieux saisir comment se pose désormais à notre société la question des identités et des appartenances culturelles.
Bastenier Albert ; Boubeker Ahmed ; Battegay Alain
Dans la genèse et la conduite des débats auxquels l'immigration a donné lieu en Europe depuis de nombreuses années, le rôle dévolu aux médias n'a jamais été négligeable. Il était dès lors des plus intéressant de s'enquérir de la manière dont, au moment du déroulement d'un événement aussi chargé politiquement et symboliquement que fut la guerre du Golfe, les mass-médias intervinrent dans la construction sociale de la réalité. Au travers d'analyses de presse et d'interviews de journalistes en Italie, en France et en Belgique, les trois contributions ici rassemblées ont cherché à comprendre à quelles logiques sociales répondait la production médiatique au cours de cette période, quelles ont été les attitudes adoptées par les mass-médias à l'égard des minorités ethniques présentes dans ces pays et le comportement de celles-ci.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...