Le Savoir Africain représente un parcours initiatique dans la maîtrise de l'Etre africain sans doute vécu de façon intuitive par certains d'entre nous, donc du dedans, mais incontrôlé du dehors, sur le plan rationnel, c'est-à-dire philosophique et scientifique. L'Africain moderne n'a pas conscience que son modèle de création est, en toute chose, conforme à la loi du cosmos et qu'en fait, il demeure un maître de l'Univers malgré la régression de sa pensée et de sa science traditionnelles. Avec l'ordre cartésien-capitaliste du savoir et de l'avoir, nous avons cessé d'être nous-mêmes. Cette coupure entre l'Etre du dedans et l'Etre du dehors explique à bien d'égards, nos errances spirituelles, morales, religieuses, culturelles et scientifiques, avec leurs cortèges de comportements paradoxaux. Une analyse des représentations scientifiques de la réalité laisse entrevoir la façon dont les sages d'Afrique ont pensé l'Univers et rendu sa complexité intelligible pour tous. Ce faisant, elle nous permet d'évaluer la portée fondamentale des mythes à partir desquels ont été édifiées la connaissance rationnelle (la science, la philosophie) et l'expérience de cette connaissance (la spiritualité, la religion, l'âme, la conscience, l'initiation). Notre constat est clair : la Connaissance rationnelle n'a jamais quitté la terre africaine. Ce qui a fait défaut à son essor, ce sont les contradictions engendrées par la greffe, contre nature, des modèles religieux, sociaux et culturels exogènes, naguère incapables d'en décrypter la Valeur (Maât, axiologie). En faisant écho à un Principe d'Ordre universel indépassable par la rationalité humaine, la pensée africaine formalise un mode d'accès à ce qui est (ontologie), sur le plan de l'organisation des phénomènes de création physique, chimique, biologique, humaine et sociale. Nous refondons, sur cette base, la Science de la science ou encore la théorie de la connaissance (épistémologie) appelée à s'imposer pour le salut de l'Afrique et de l'Humanité.
Date de parution
25/04/2014
Poids
601g
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EAN
9782923821146
Titre
LE SAVOIR AFRICAIN
Auteur
BASSONG M
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
0
Poids
601
Date de parution
20140425
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Partout en Afrique noire, le modèle de l'Etat-nation montre ses limites : le néocolonialisme, la corruption, la pauvreté, le chômage, la traite des enfants, les déviances sexuelles, les conflits fratricides, les guerres civiles, les génocides, les élections truquées, la ruse constitutionnelle, les putschs militaires, le pillage des ressources, etc., nous fondent à penser autrement l'Etat de droit. L'idée qui émerge de ce constat d'échec est celle d'une indispensable réhabilitation politique du pouvoir africain authentique. Nous formalisons sur cette base la théorie de l'Universisme ; l'enjeu est de conjurer le chaos engendré par le modèle de l'Etat-nation et sa démocratie libérale, présumée à tort, légitime et universelle. Il apparaît urgent de restructurer les normes et valeurs de l'Afrique "profonde". Nous risquerions, dans le cas contraire, d'hypothéquer les chances de survie des jeunes générations en renonçant à la pensée africaine, seule susceptible de faire écran au modèle dominant qui aliène, depuis bientôt cinq siècles, les intérêts matériels et immatériels du Monde noir.
Nous sommes désormais fondés à penser une théorie économique africaine capable de suggérer à l'humanité postmoderne, une somme de connaissances susceptibles de conjurer le chaos que préparent l'économie de marché, la polarisation mondiale du capital et la destruction de l'ordre écologique à l'échelle planétaire. Il y a trois raisons à cela. Premièrement, la question de la valeur, toujours non résolue depuis Karl Marx, trouve sa solution dans la pensée économique africaine. La présente contribution a pour but d'en dévoiler l'identité symbolique, la signification matérielle, la portée scientifique et la puissance de la forme. Deuxièmement, le communautarisme africain et son corollaire, le primat de la valeur, laissent entrevoir une lutte efficace contre le désordre social, politique, économique et écologique induit par la raison économique et l'individualisme méthodologique de l'Occident. Nous montrons comment fonctionne l'instance politique et idéologique dans la réalisation du phénomène économique de la valeur et la conjuration du désordre économique. Troisièmement, l'Afrique doit renouer avec son humanisme ancestral porteur d'un développement avec épanouissement sinon elle ne sera plus face à la misère structurelle, au chômage, au pillage de ses ressources naturelles et à la corruption sans cesse croissante de l'élite politique à la solde d'intérêts matériels et immatériels opposés à son épanouissement. Elle y attend une réhabilitation du pouvoir initiatique africain et l'invention d'une forme de l'Etat compatible avec la palabre africaine et les intérêts des communautés historiques auto-instituées. Tels sont les grands axes de la présente réflexion.
Des recherches probantes nous fondent à penser que les Africains ont toujours entrevu la question de Dieu sous l'angle d'une réflexion scientifique, en rapport avec l'état du savoir aux diverses époques de l'histoire. Dans l'ensemble : pas de messie, pas de prophète, pas de révélation, pas de dogme. Pour n'avoir jamais rencontré Dieu, les sages d'Afrique ont échafaudé une religion rationnelle dont la symbolique dévoile des vérités conformes aux découvertes de la cosmologie de notre temps. Certaines de ces vérités ont été reprises par les religions du Livre (christianisme et islam) qui s'en sont progressivement détachées, en ouvrant la voie à des notions nouvelles telles que la "foi", la "révélation", le "dogme", etc., très éloignées de leur version première, scientifique et négro-égyptienne. C'est en fin de compte l'homme qui dit Dieu et le sacré selon son bon vouloir. Aussi faut-il en finir avec ces certitudes "absolues", sources de tant de fanatismes, d'exclusivismes, de guerres de religions et de religions de guerre qui font tant de mal à l'humanité. Si la loi de la vie c'est bien la diversité, autant tourner le dos à cet archaïsme culturel qui prescrit de contraindre des nations à adopter des religions différentes des leurs, de surcroît intolérantes, esclavagistes et guerrières par ailleurs, sans rapport avec les avancées de la science.
Le déficit d'une herméneutique rationnelle, cohérente et pertinente des mythes africains est au cœur du cul-de-sac théorique de la philosophie africaine moderne. Celle-ci se heurte encore à l'obstacle épistémologique des traditions rationalistes dominantes. Ce qui est ainsi en jeu, c'est la problématique du statut ontologique de la vérité pour laquelle la méthode philosophique moderne n'a pas de réponse, malgré les concepts ingénieux développés depuis l'antiquité grecque. La philosophie moderne est en crise : crise à la fois ontologique et épistémologique au terme d'une connaissance dite rationnelle qui ignore ce qui réellement est. Parce que les mythes cosmologiques africains rencontrent la science dans la quête de la vérité, il importe de prendre au sérieux la pensée symbolique africaine dont la génération actuelle des philosophes a à peine tiré quelque enseignement digne d'intérêt. Tel est le sens que nous donnons à la présente contribution.
Résumé : "TikTok m'a tuée" est l'histoire vraie de Lucie, une adolescente de 14 ans prise au piège par son addiction à TikTok. Ce livre, écrit avec sa mère, raconte comment cette application populaire est passée d'un simple passe-temps à une obsession dangereuse qui a bouleversé sa vie.