Elle l'embrassait sur une joue, y laissait une trace de rouge, il l'essuyait avec son mouchoir et voilà : il se baladait dans les rues, la bouche de Marie roulée en boule au fond de sa poche." Lui, c'est Julien, un adolescent de dix-sept ans, amoureux fou de sa cousine Marie, son ainée de quelques années et qui est l'épouse de Gustave, un bon gros dont "une gentillesse naturelle, provenant du coeur, arrondit les joues". Julien parviendra-t-il à conquérir Marie ? Comme l'Histoire se mêle à sa modeste histoire, il croit tenir sa chance le jour de l'assassinat du président de la République Paul Doumer par Gorgulof. On est en 1932, à Jarzieux, une petite ville industrielle de la région lyonnaise. Un petit monde, saisi au jour le jour, dans sa diversité drôle ou émouvante. L'impérieuse Emilie, la mère de Julien, qui est "corsetée jusqu'à la gorge comme dans une armure de combat" et qui veut assurer à son fils un destin de "bourgeois". Boris, un demi-Russe, baptisé prince par un patron de bistrot, Boris qui chevauche une moto rouge et qui regarde Marie "avec des yeux à raconter Le Petit Poucet". L'oncle Malosse, un anar rêveur à la jambe de bois qui hésite entre utiliser un revolver ou écouter chanter un serin. L'abbé Cordes, un don Quichotte portant soutane. Et bien d'autres. Julien restera-t-il seul, dépassé par les événements, prisonnier de ses rêves de passion et de liberté ? Tout sonne vrai dans ce roman aussi précis dans son évocation d'une époque que léger et tendre quand il peint de jeunes amours. Un récit qui fourmille de détails insolites ou originaux.
Nombre de pages
204
Date de parution
14/05/1987
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708376
Titre
Cette nuit, petit père, chaque femme...
Auteur
Basson Pierre
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
19870514
Nombre de pages
204,00 €
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Au petit matin du 7 novembre dans les vapeurs d'un brouillard intense, Simon, le passeur, fait traverser le Rhône à un homme qui, replié sur lui-même, les mains dans les poches, reste obstinément silencieux. Mais quelques minutes après avoir été débarqué sur la lône du rivage, il tire un coup de revolver dissimulé derrière la maison du passeur comme s'il avertissait celui-ci que la prochaine balle lui serait destinée. Mais alors pourquoi le passeur va-t-il nier avoir entendu les coups de feu alors que tout le village de l'autre côté du fleuve les a entendus ?Que se trame-t-il cette nuit du 7 novembre dans les méandres de la lône ? Une ambiance à la Simenon au bord du Rhône, fleuve magique et secret. Cette histoire par ces descriptions et ces dialogues ciselés, nous tient en haleine du début à la fin dans ce huis clos, dans un petit village au c?ur de la France.
Les inégalités sociales de santé (ISS) sont portées au jour, au tournant des années 2000, par une épidémiologie qui peine à penser leurs significations de qualité " sociale ". Depuis peu, les tenants des sciences sociales et humaines dévoilent les mécanismes de la fabrique sociale des discriminations en santé, tant physique que psychique. Le dossier met en évidence que le processus de (re)production des ISS trouve ses fondements dans la structure de l'organisation sociale. Les effets differenciés de l'explosion actuelle des ISS affectant les " pauvres " sont étudiés en considérant la pluralité des classes populaires et la singularité de la période marquée par l'empreinte durable de la Covid-19. Des témoignages d'expérimentations sociales viennent contrer ce déterminisme et développent des formes de mobilisation et d'autonomisation des personnes.
James Basson, paysagiste de renommée internationale, défend une approche naturelle des jardins. Spécialiste des jardins secs, il nous invite à oublier les plantations exotiques ostentatoires et le béton vert, et propose de fondre le jardin dans son environnement avec sobriété. Pour une nouvelle esthétique des jardins du XXIe siècle. Parfaitement intégrés au paysage, les jardins secs de James Basson reflètent la nature méditerranéenne et ne nécessitent aucun arrosage et très peu d'entretien. Il nous engage pour cela à observer et à apprendre du paysage sauvage, de sa flore et de sa faune. Si le style de vie méditerranéen et le style de jardin associé sont devenus à la mode, l'auteur montre ce que nous pouvons en apprendre pour créer partout des jardins authentiques et respectueux de l'environnement. Apprendre à décrypter le paysage et les types de végétation qui s'y développent, comprendre les circuits de l'eau dans les sols, faire des croquis et des aquarelles pour en extraire l'essence... autant d'éléments essentiels pour développer le processus créatif, préliminaire à la conception des jardins. Du paysage au jardin, des plantes adaptées : une palette végétale naturelle de plantes méditerranéennes peu gourmandes en eau pour réussir des plantations qui résistent à l'épreuve du temps et de la sécheresse. Des plantes à feuilles persistantes, des graminées, des plantes colorées et pour chaque plante, une présentation des principales qualités, des conseils de culture et des associations végétales. Une galerie de sept jardins secs résilients créés par James Basson qui traduisent sa démarche à échelle humaine, celle de travailler avec la nature et non contre elle.
Longtemps j'ai pédalé sans un mot. Je me suis muré dans le peloton et dans le silence. Pendant trois ans, je n'ai lâché que des soupirs quand la côte se faisait raide, les jambes dures, le souffle court et l'adversaire impitoyable. J'ai supporté sans broncher tous les excès de ce monde cycliste que je voulais mien. J'ai beaucoup pleuré pendant ces longs mois. Ceux qui couraient en tête ne pleuraient pas et ne suaient pas non plus. J'ignorais qu'il ne suffisait pas de donner sa sueur et ses larmes. Il fallait aussi donner son sang. Le dopage. J'ai appris comment cette médecine dévoyée est devenue indissociable de l'exploit et même de la simple pratique. Je n'ai jamais été capable de tricher pour gagner, malgré la certitude qu'il n'y avait pas de place pour M. Propre dans le peloton. Le Tour de France 1998 aura été ma planche de salut quand il aura été le cauchemar des autres. J'ai fini par me faire remarquer. Aujourd'hui je parle trop. Car je dois raconter le cheminement qui m'a conduit à cette alternative : me doper ou partir. J'esquisse cette autobiographie qui se veut également l'autopsie du milieu cycliste pour la foule qui nous fait une haie d'honneur sur les routes de juillet. Et aussi pour que le gamin, doté de quelque talent et d'une réelle passion pour le vélo, ne soit plus obligé de se planter dans les veines une seringue empoisonnée.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.