L(s)1. Ses plumes comme de la neige suivi de Nativité et Volubilis
Bassand Nathalie ; Guellati Mohamed
ESPACE INSTANT
12,50 €
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EAN :9782915037937
De Kyoto à Paris, en passant par Lahore et l'Atlas, trois tableaux où des destins de femmes se déploient dans une danse de mort. La petite L. , fille d'un diplomate espagnol tombé en disgrâce, traverse la première pièce en silence, privée de parole. Ce sont ensuite deux Pakistanaises exilées à Paris qui dialoguent dans un appartement, la nuit. Sur fond de non-dits, de soupçons et d'accusations à peine voilées. l'une d'elles convoque sur scène les fantômes du passé en racontant à l'autre l'étrange transaction qu'elle a conclue avec un homme. Dans le contexte apocalyptique du troisième volet, deux femmes sont confrontées à leur destin, à l'obligation de faire un choix dont l'issue est incertaine. L'écriture de Nathalie Bassand joue volontiers avec le registre fantastico-poétique. Elle repose sur l'incomplétude, et le trouble qui en découle. Dans ce triptyque en forme de poème dramatique, il est question de l'humain tombé en disgrâce, de l'esprit dévoyé qui s'est détourné de sa nature divine originelle. Chacun des textes propose une variation sur le thème de la violence, manifestation et conséquence inévitable de l'état de disgrâce. La violence et son cortège d'attributs : l'impunité, la perte, de soi, de l'autre, la vengeance, la folie des femmes sont autant de motifs qui traversent l'écriture de Nathalie Bassand de manière récurrente. L(s)l a reçu le prix Jean-Jacques Lerrant 2015, décerné par les Journées de Lyon des auteurs de théâtre.
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Nombre de pages
71
Date de parution
25/11/2015
Poids
108g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915037937
Titre
L(s)1. Ses plumes comme de la neige suivi de Nativité et Volubilis
Auteur
Bassand Nathalie ; Guellati Mohamed
Editeur
ESPACE INSTANT
Largeur
140
Poids
108
Date de parution
20151125
Nombre de pages
71,00 €
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Début 2013, Plamen Goranov, photographe et alpiniste bulgare, est l'un des chefs de file des manifestations qui se déroulent en Bulgarie, en protestation contre la pauvreté, la corruption et la faillite de l'Etat. Le 19 février, à Varna, il déclare publiquement qu'il s'immolera le lendemain à 17 heures si l'administration locale refuse de démissionner. Le lendemain, il met ses menaces à exécution, avec plusieurs heures d'avance, sans laisser aucune lettre. Plus d'une douzaine d'immolations dans l'espace public suivront. Son destin évoque naturellement ceux de Jan Palach, après l'écrasement du printemps de Prague, ou du Tunisien Mohamed Bouazizi, déclencheur des printemps arabes. L'Etat parle de Plamen Goranov, le premier à s'être immolé en Bulgarie, mais parle de nous aussi, des Etats que nous créons et de l'état dans lequel nous sommes aujourd'hui.
Bassand Michel ; Compagnon Anne ; Joye Dominique ;
Les espaces publics sont l'épine dorsale des villes contemporaines, faite du réseau des rues, places parcs, établissements publics, etc. qui innervent et quadrillent le phénomène urbain. C'est par l'intermédiaire des espaces publics que se déploient de nombreux autres réseaux essentiels comme ceux des eaux potables et usées, des énergies, des divers modes de transports, des télécommunications, etc., mais aussi et surtout ce sont les espaces publics qui rendent possible la rencontre entre tous les citadins et qui permettent l'accès à tous les lieux urbains. Bref, sans les espaces publics, les villes ne peuvent tout simplement pas fonctionner. Quels usages manifestes et latents les citadins font-ils des espaces publics ? Quelles représentations en ont-ils ? Existe-t-il des usagers plus importants que d'autres ? Qui sont les créateurs des espaces publics et quelles images en ont-ils ? Comment les différents acteurs des espaces publics procèdent-ils à leur création ? Ces idées et questions font l'objet d'une analyse très fouillée par des spécialistes en sciences sociales et à partir de diverses enquêtes menées à Genève. Ce livre fait la synthèse de l'ensemble de ces réflexions et recherches.
Dans ce volume, à la fois livre-choc et prise de conscience, Michel Bassand conclut 25 ans de recherches urbaines en présentant la Suisse d'aujourd'hui. Les villes que nous connaissions, politiquement et socialement, n'existent plus. Elles ont cédé la place, même dans les statistiques fédérales, à des " agglomérations ", apparemment anarchiques, échappant aux pouvoirs traditionnels des communes et de l'Etat. Sur ces réalités nouvelles, qu'elles soient matérielles ou mentales, cet ouvrage offre au grand public une extraordinaire synthèse. Car c'est bien la vie quotidienne dans la Suisse métropolisée que cet ouvrage décrit : logements, transports, voisinages et quartiers, culture, gouvernance. Face à chacun des problèmes posés par ces bouleversements, l'auteur pose la question " que faire ? ". Ce diagnostic, fondé sur des enquêtes, doit guider toute réflexion sur l'avenir d'une Suisse où la majorité de la population, et son activité mondialisée, se concentreront sur cinq pôles métropolitains : zurichois, rhénan, bernois, lémanique et tessinois.
La Chance de ma vie (And Here I Am) retrace le parcours d'Ahmed Tobasi, né dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie pendant la première intifada. Il est témoin pendant son enfance des répercussions violentes de l'occupation : la deuxième intifada, les raids militaires, l'invasion et la destruction partielle du camp. Engagé dans la lutte armée, il devient prisonnier politique à 17 ans. Il est libéré après quatre ans d'incarcération et s'exile en Norvège où il se forme en tant qu'acteur et metteur en scène. Son engagement résistant prend alors une nouvelle forme, celle d'un théâtre politique qu'il développe à son retour au camp de Jénine en 2013. Hassan Abdulrazzak, auteur d'origine irakienne résidant au Royaume-Uni, s'est saisi de cette histoire en mêlant le réel au fantastique et le comique au tragique pour restituer la complexité d'un voyage aux accents doux-amers. Ahmed Tobasi incarne ainsi son propre personnage dans ce spectacle qui tourne à travers le monde depuis 2017, articulant le parcours d'un homme en quête de sa définition de la liberté avec ! 'Histoire de la résistance palestinienne autant armée que culturelle et artistique.
Ils se prénommaient Szlama ou Kalman, Schiffra ou Rivka, et leurs noms aussi étaient difficiles à prononcer. Tailleurs, casquettiers, maroquiniers, ils vinrent tenter leur chance en France, de la Belle Epoque aux Années folles, fuyant l'antisémitisme et la misère qui sévissaient en Pologne. Ils avaient foi dans la France, et pour seule ambition l'espoir d'une vie meilleure, en travaillant sans relâche, comme tous les immigrés depuis que le monde est monde. C'étaient des hommes et des femmes ordinaires, des familles ordinaires. De fait, ils se marièrent, firent des enfants et tâchèrent d'être heureux, mais le conte de fées prit fin. En octobre 1940, la République se transforma en une dictature antisémite et xénophobe qui allait les pourchasser puis les livrer aux nazis. Ce sont, pendant ces temps extraordinaires, leurs fortunes diverses qui sont racontées ici, où la chance joua le rôle principal, mais aussi leur instinct, leur lucidité. Chez les générations suivantes, leurs silences ou leurs récits parcellaires ont laissé beaucoup de questions sans réponses, des manques, des béances. Frédéric Pluskwa est né en 1953, à Paris. Médecin retraité, il vit dans un hameau du Larzac méridional. Par temps troublés, des familles ordinaires est sa première expérience dans le domaine de l'écriture.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.