Les contes napolitains sont drôles, remplis de péripéties et souvent poétiques. C'est Giambattista Basile qui le premier, au XVIIe siècle, décida de les consigner dans son grand livre: le Conte des contes, mais à sa manière. Celle d'un homme qui aimait les belles histoires mais aussi les farces, les mythologies grecque et latine, et les créatures fantastiques. Voici donc L'oisonne, le plus drôle de tous, le plus insolent aussi car on y parle sans détour du postérieur d'un prince. Ninella et Ninello, une histoire de méchante belle-mère et d'enfants perdus qui commence comme il se doit dans la forêt profonde, se poursuit dans le ventre d'un gros poisson et se termine à la cour du roi. Les gourmands se régaleront de la Statue merveilleuse faite d'amandes de Milan et d'eau de rose, sans oublier le sucre de Palerme? Les frères que leur petite s'ur exaspère commenceront par le dernier conte du recueil, Les sept palombes, où l'on découvrira à quel point l'étourderie d'une benjamine peut se révéler désastreuse pour ses aînés (mais pas pour toujours, bien sûr!). La galerie de cristal devrait séduire tous ceux qui ont le goût du risque et qui n'hésiteront pas à prendre celui de surprendre un dialogue d'ogres!
Nombre de pages
124
Date de parution
01/05/2003
Poids
166g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782211068802
Titre
Contes napolitains. L'oisonne
Auteur
Basile Giambattista ; Morvan Frédéric
Editeur
EDL
Largeur
125
Poids
166
Date de parution
20030501
Nombre de pages
124,00 €
Disponibilité
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Écrit en napolitain vers 1625 par Giambattista Basile, Lo cunto de li cunti (cinquante récits répartis sur cinq journées) n'a jamais fait l'objet à ce jour d'une traduction intégrale en français. Il s'agit pourtant de l'une des productions majeures de la littérature européenne du XVIIe siècle intitulé Le Pentaméron. par son premier éditeur napolitain du fait de sa construction proche du Décaméron de Boccace. Ce sont en réalité des contes, écrits dans une langue pleine de jubilation, de verdeur et de violence érotique qui se trouvent, bien avant les versions édulcorées de Perrault ou des frères Grimm, faire la synthèse des histoires populaires nourries du creuset des cultures orientales, arabes, germaniques ou celtiques. Le présent volume est composé des quatorze contes principaux dont quatre nouvellement traduits.
Ecrit en langue napolitaine, sous l'anagramme Gianlesio Abbattutis, autour de 1625, et édité, posthume, en 1634-1636, Lo cunto de li cunti de Giambattista Basile n'a jamais fait l'objet d'une traduction intégrale en français. Il s'agit pourtant de l'une des productions majeures de la littérature européenne du XVIIe siècle. Il peut être considéré comme un recueil de contes pour enfants, ainsi que son sous-titre l'indique et l'on peut tenter de rechercher quelle inspiration les contes du Napolitain avaient pu fournir à Perrault ou à Grimm. D'autres critiques, comme Italo Calvino, hésitent à inclure Basile dans ce patrimoine, préférant souligner la richesse de l'invention métaphorique et le délire de l'imagination voyageant du "sublime au sordide". Ainsi selon Calvino "le Conte des contes est le rêve d'un Shakespeare napolitain difforme, obsédé par tout ce qui est effroyable, n'ayant jamais son compte de sorcières et d'ogres, fasciné par les images alambiquées et grotesques, où la vulgarité se mêle au sublime". Et sans doute ont-ils raison. Mercenaire à la solde de la Sérénissime République de Venise, académicien, courtisan au contact des centres culturels les plus prestigieux d'Italie, Venise d'abord, et Mantoue où sa soeur, la chanteuse Adriana Basile régnait en diva, poète dilettante et gouverneur de fiefs provinciaux aux environs de Naples, Basile est un "aventurier de la plume". Le Conte des contes n'est pas seulement un conte (celui de la princesse Zoza, que Lucia, l'esclave mauresque aux jambes de sauterelle, dépossède du prince qu'elle a ressuscité par ses pleurs) qui engendre d'autres contes (ceux que les femmes racontent à Lucia à qui Zoza a donné l'envie irrépressible d'entendre des histoires), c'est un monument narratif qui orne et enrichit les structures élémentaires du merveilleux d'une expérience d'artiste et d'homme.
Porras Omar ; Sabbatini Marco ; Basile Giambattist
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