Les images ont, depuis quelques décennies, acquis droit de cité parmi les documents qui apportent leur contribution à la compréhension des sociétés de l'Occident médiéval. Cependant, la tâche n'a rien d'aisée, car l'analyse des oeuvres visuelles confronte à des difficultés particulières et les historiens, surtout familiers des textes et des matériaux archéologiques, ne sont pas forcément bien armés pour les étudier, dans le respect de leurs modes d'expression et de fonctionnement propres. Destiné à la fois aux historiens et historiens de l'art, ce volume se veut, selon l'esprit de la collection, une introduction et une aide concrète, susceptible d'accompagner pas à pas les étudiants, les jeunes chercheurs et tous les passionnés d'art médiéval, qui souhaitent comprendre les images du Moyen Age (miniatures, sculptures, mobilier, vitrail, retables, peintures murales, etc.) et appréhender leur rôle au sein de la société. Cet ouvrage est réalisé par une quarantaine d'auteurs internationaux (France, Belgique, Italie, Brésil, Corée, Etats-Unis, Pays-Bas, Allemagne, Roumanie, Russie), de Michel Pastoureau à Jean Wirth, de Claudia Rabel à Cristina Pereira, collaborateurs, anciens étudiants ou collègues proches de Jean-Claude Schmitt, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris), qui a renouvelé l'approche des images médiévales et à qui est dédié cet ouvrage.
Nombre de pages
507
Date de parution
02/04/2015
Poids
1 098g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782503551586
Titre
Les images dans l'Occident médiéval
Auteur
Baschet Jérôme ; Dittmar Pierre-Olivier
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
157
Poids
1098
Date de parution
20150402
Nombre de pages
507,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Age peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire se loge une singulière période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen. Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace. L'Eglise, colonne vertébrale de la société, assure la cohésion des entités locales tout en conférant à la chrétienté une prétention à l'universalité. Les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps révèlent les paradoxes d'une civilisation exceptionnellement féconde. Ainsi, le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, pourrait bien être l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète. Porté par une thèse originale, La Civilisation féodale s'est imposé dès sa première parution comme une somme incontournable sur l'histoire médiévale.
1e janvier 1994. Dans le Sud du Mexique surgit un mouvement politique absolument neuf. Autour de son porte-parole, le sous-commandant Marcos, émerge une ample dynamique sociale, forte de décennies de luttes menées par les paysans indiens du Chiapas. La rébellion zapatiste, prenant ses distances à l'égard des doctrines de Lénine ou de Che Guevara, ouvre la voie à une autre pensée révolutionnaire. Son but n'est pas de prendre le pouvoir, mais de construire un monde où il y ait place pour de nombreux mondes ; son combat pour la justice sociale et la dignité partagée, qui se déploie dans l'expérience de l'autonomie, s'adresse à tous ceux qui résistent à l'ordre néolibéral. Etude approfondie des idées et des valeurs du zapatisme, ce livre met aussi en perspective les apports et les stratégies d'un mouvement qui continue d'être une source d'inspiration bien au-delà du Mexique, rencontrant un vif écho auprès d'intellectuels et d'activistes du monde entier.
L'image médiévale n'est pas, comme le veut l'idée commune, la "Bible des illettrés'! Critiquant les ?uvres fondatrices d'Émile Mâle et d'Erwin Panofsky, Jérôme Baschet reconsidère le concept d'iconographie: il écarte toute dissociation entre le fond et la forme et prône la plus extrême attention aux procédés plastiques par lesquels la pensée figurative dote de sens les images. À l'heure où l'usage des bases de données en ligne est en passe de modifier notre rapport aux ?uvres, le rappel de leur matérialité est loin d'être inutile car les images médiévales ne peuvent être analysées sans prendre en compte la fonction des objets dont elles sont le décor et les usages sociaux auxquels ceux-ci sont associés. L'ouvrage permet d'aborder les ?uvres visuelles de l'Occident médiéval à travers des exemples méconnus - reliefs romans de Souillac, abbaye de Saint-Savin ou portail de Bourg-Argentai -, de comprendre la"cohérence"d'une ?uvre, d'analyser la structure d'ensemble indispensable pour une iconographie renouvelée. Loin des caractères stéréotypés que l'on prêtait à l'art médiéval, il fait enfin apparaître une extraordinaire inventivité des images. Biographie: Jérôme Baschet est maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales; il appartient au Groupe d'anthropologie historique de l'Occident médiéval. Il enseigne également à l'Universidad Autonoma de Chiapas, à San Cristobal de Las Casas au Mexique"
Un livre-monde, pour savoir d'où l'on vient, où l'on va. Découvrir qui sont les autres, nos voisins, nos contemporains. Se construire et devenir un citoyen du monde. Être enfant en France, fils de Louis VIII au Moyen Âge ou future reine de Corée à huit ans, au XVllle siècle. Élève dans la Grèce antique, tisseuse au XIXe ou servante à Florence au XVe. Enfant en Chine ancienne ou au temps des Égyptiens. Dans la rue au XVIIIe siècle ou dans la mine au XIXe. Enfants d'aujourd'hui, en Europe ou en Amérique latine, chez les Inuit ou chez les Hopi. Petit gardien de buffles en Indonésie ou fille de nomades Touaregs, soldat au Congo ou blagueur à Madagascar, fils de migrants à Paris ou collégienne dans le Bordelais. Enfants du monde entier, d'Orient ou d'Occident, tous différents dans leurs façons de faire et de dire, de vivre leur réalité sociale et leurs rituels, mais proches par ce qu'ils partagent de l'enfance.
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.