Le thème de ce numéro est la cité au XXIe siècle. Diverses questions autour de la démocratie et la citoyenneté, ont inspiré ce numéro du Visiteur, qui réunit des textes d'architectes, mais aussi de juristes, de philosophes, et d'écrivains. Le thème de ce numéro est la cité au XXIe siècle. La crise de la démocratie représentative nous conduit souvent à convoquer la notion de cité, comme s'il fallait rappeler les ori-gines de nos civilisations pour en conjurer les dérives. Cette notion qui associe l'ordre politique à l'ordre urbain, si elle a encore un sens, est mise à rude épreuve. Que devient-elle à l'ère des réseaux sociaux, de la mondialisation, de la financiarisation, de la surveil-lance numérique et de l'érosion des libertés ? Appartient-elle au passé ? Ou peut-elle encore définir un projet de société urbaine et démocratique à l'heure des métropoles surpeuplées et des direc-tives sécuritaires, auxquelles s'est ajoutée récemment la " distancia-tion sociale " imposée par la pandémie ? De quelle citoyenneté avons-nous pris le chemin, à notre insu, en laissant s'installer nos nouvelles habitudes (commande d'un objet qui sera livré le jour même ou le lendemain, au prix de déséqui-libres sociaux, écologiques et économiques ? Née avec le débat public dans l'agora, la cité peut-elle trouver aujourd'hui un espace démocratique où la parole de tous peut être entendue ? La plupart des lieux urbains imaginés au XXesiècle, qu'ils soient pro-gressistes ou historicistes, n'ont pas intégré un espace public pour la parole : il y manque quelque chose qui fait le citoyen. De quelle réalité politique et sociale ce manque est-il le symptôme ? L'intérêt général et la perspective à long terme sont-ils possibles dans les conditions actuelles ? Ces questions, et bien d'autres encore, ont inspiré ce numéro du Visiteur, qui réunit des textes d'architectes, mais aussi dejuristes, de philosophes, et d'écrivains.
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Nombre de pages
171
Date de parution
14/04/2022
Poids
690g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9782889680290
Titre
LE VISITEUR NO 27 - VOL27
Auteur
Basbous Karim
Editeur
INFOLIO
Largeur
223
Poids
690
Date de parution
20220414
Nombre de pages
171,00 €
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Depuis sa renaissance en 2008 [après cinq ans d'interruption], Le visiteur entend donner la paroleau discours critique, et installer un espace de pensée au service d?un réel débat, où l?on pourranotamment discuter la question ? souvent éludée ? de la réussite architecturale, en s?appuyant surdes cas précis. Cette revue tentera l?alliance entre un certain appétit littéraire et la culture duprojet.
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
Tous les six mois, la revue Le Visiteur entend donner la parole au discours critique en architecture et installer un espace de pensée au service d'un réel débat, où l'on pourra notamment discuter la question - souvent éludée - de la réussite architecturale, en s'appuyant sur des cas précis. Le Visiteur tente l'alliance entre un certain appétit littéraire et la culture du projet. SOMMAIRE - Karim Basbous, Editorial - " Le projet en question " : - Arnoldo Rivkin, L'invention inactuelle - Franco Purini, Architecture et politique - Rémi Rouyer, Le pixel et le surplus - Rémi Rouyer, Les figures de transposition du projet - Laurent Salomon & Judith Rotbart, N'être qu'un peintre égaré dans l'architecture - Benoît Goetz, La maison du projet - Joseph Abram, La terre et la pierre. La référence à l'Egypte antique dans le rationalisme architectural du XXe siècle - Mike Davis, Qui bâtira l'Arche ? - dossier sur l'architecte chilien José Cruz-Ovalle : - Fernando Pérez Oyarzun, José Cruz Ovalle, architecte : approche d'une situation - Alejandro Gabriel Crispiani, Hériter de l'avant-garde, ou l'empreinte de la forme - Jose Cruz-Ovalle, Quatre coordonnées simultanées, l'université Adolfo Ibánez AUTEURS : Ont collaboré à ce numéro : Joseph Abram, Karim Basbous, Alejandro Gabriel Crispiani, Jose Cruz-Ovalle, Mike Davis, Benoît Goetz, Fernando Pérez Oyarzun, Franco Purini, Arnoldo Rivkin, Judith Rotbart, Rémi Rouyer, Laurent Salomon
Dans ces plis de toile et de glace, un récit se tisse : celui d'un paysage qui se transforme sous nos yeux, d'un temps qui s'accélère et de notre propre place face à l'impermanence du monde. Depuis le milieu des années 2000, de nombreux glaciers des Alpes ont été recouverts de bâches géotextiles, censées ralentir la fonte de la glace durant la saison estivale. Des nouveaux paysages se créent, ceux d'une ère géologique transformée par l'activité humaine, qui ont attiré l'attention de plusieurs photographes et artistes internationaux et suisses. Réunies pour la première fois dans un ouvrage, ces photographies révèlent l'ambivalence de nos rapports au monde, entre fascination et malaise, émerveillement et désolation. Témoins d'un monde en disparition, tableaux vivants saisissants, ces glaciers appellent à une nouvelle sensibilité. Au fil des pages, c'est le récit d'un temps qui défile à toute vitesse, celui d'une photographie qui montre et immortalise, celui de nos rapports dominateurs et intimes au monde, celui d'un paysage en pleine transformation.
Georges Simenon a écrit 192 romans et près de 200 romans populaires publiés d'abord sous divers pseudonymes ! Tous ces romans se réfèrent à des lieux que l'écrivain a connus, de Liège à Paris et sa banlieue, en passant par le Midi de la France, la Vendée, l'Afrique noire, l'Europe centrale et les Etats-Unis. Ce livre propose un parcours chronologique de cette oeuvre immense, constitué d'arrêts sur des romans - "Maigret" ou "romans durs" - se déroulant dans les lieux habités ou visités successivement par l'écrivain. Chaque roman choisi fait l'objet d'une présentation qui en renouvelle l'approche. Ainsi ce livre présente à la fois les grandes étapes de la vie hors du commun de Simenon en même temps que quelques-unes de ses oeuvres les plus représentatives de sa vision du monde et de son art.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Résumé : Les textes de David Lowenthal réunis dans cet ouvrage explorent divers registres paysagers sur le mode de l'essai historique et géographique. La domestication de la nature sauvage par l'homme y est analysée en fonction d'options révélatrices d'identités culturelles distinctes. Ainsi, les écarts entre Ancien et Nouveau Mondes suivent-ils des pistes inspirées par l'esprit du lieu, mais aussi dictées par les traditions locales respectives. Le paysage est donc aménagé et interprété selon tout un spectre de significations et de valeurs reconnues par l'auteur, qui a voyagé à travers le monde entier et débusqué les retentissements des sites visités.