Psychiatrie et démocratie. Conférences brésiliennes
Basaglia Franco ; Colucci Mario ; Di Vittorio Pier
ERES
25,50 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782749208107
Franco Basaglia (1924-1980), psychiatre, a été l'une des figures majeures de la psychiatrie dite "alternative", non seulement en Italie, où sa mise en cause de la condition des malades mentaux fut ratifiée par la Loi 180 décidant la fermeture des hôpitaux psychiatriques, mais aussi dans le monde, où il suscita une interrogation sur les "traitements" généralement "infligés" aux "fous". Ce dernier ouvrage, paru avant sa mort, se présente à la fois comme un bilan qui permet de comprendre le sens général de sa démarche et un programme de transformation de la psychiatrie. En 1979. Franco Basaglia (et l'expérience psychiatrique italienne) constitue une référence, mondialement reconnue, pour toute une génération politiquement et intellectuellement sensibilisée aux processus d'aliénation de l'individu - et ce bien au-delà du champ de la psychiatrie - qui cherche des alternatives aux "pseudo" solutions des institutions dites "totalitaires", dont elle dénonce les effets pervers et destructeurs. Dans un souci d'articuler sa position théorico-politique avec les contenus concrets de la pratique, Franco Basaglia situe ici la Loi 180 comme le moment décisif, certes, mais un moment seulement, d'un processus plus large qui vise à mettre en question et à transformer toute institution "instituante", quel que soit son objet (prison, éducation...). Il est notamment amené à préciser que le problème fondamental n'est pas tant la fermeture des hôpitaux que la médicalisation de la psychiatrie. Ainsi, cet ouvrage, historiquement situé, s'avère paradoxalement d'une brûlante actualité car les questions qui s'y trouvent posées et traitées interrogent les orientations et les choix retenus par la psychiatrie française, telle la pratique de secteur, mais aussi la situation préoccupante qu'elle traverse aujourd'hui. En aucun cas, Franco Basaglia, fidèle à son mode d'être, ne s'institue donneur de leçons; au contraire, il invite ses lecteurs à mettre en cause tout processus aliénant qui méprise l'homme en son humanité, en menant une réflexion exigeante dans un souci permanent et un profond respect de l'autre.
Nombre de pages
220
Date de parution
06/12/2007
Poids
390g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782749208107
Titre
Psychiatrie et démocratie. Conférences brésiliennes
Auteur
Basaglia Franco ; Colucci Mario ; Di Vittorio Pier
Editeur
ERES
Largeur
160
Poids
390
Date de parution
20071206
Nombre de pages
220,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Basaglia Franco ; Bonalumi Louis ; Di Vittorio Pie
Quand il prend la tête de l'hôpital psychiatrique de Gorizia,aux débuts des années 1960, Franco Basaglia constate quel'institution, lieu d'exclusion social, réduit la "folie" à desparamètres purement médico-biologiques, et tend à chosifierradicalement le patient: de sujet, il devient objet, de "personneà comprendre", il devient "problème à gérer". Exproprié dusens de sa souffrance comme de sa parole, le patient, réduit austatut de "danger pour lui-même et la société", n'est plussoigné, mais simplement parqué. Franco Basaglia, en un gesteinédit et révolutionnaire, décide alors de rompre avec lastructure asilaire. Son asile psychiatrique n'est plus un espacefermé, mais ouvert. Les patients peuvent librement en sortir,les proches librement les visiter. Des assemblées générales,quotidiennes et non obligatoires, réunissent psychiatres,personnels soignants et patients, et permettent de fixerdémocratiquement les règles de la vie communautaire.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.