Basaglia Franco ; Bonalumi Louis ; Di Vittorio Pie
ARKHE
19,90 €
Épuisé
EAN :9782918682189
Quand il prend la tête de l'hôpital psychiatrique de Gorizia,aux débuts des années 1960, Franco Basaglia constate quel'institution, lieu d'exclusion social, réduit la "folie" à desparamètres purement médico-biologiques, et tend à chosifierradicalement le patient: de sujet, il devient objet, de "personneà comprendre", il devient "problème à gérer". Exproprié dusens de sa souffrance comme de sa parole, le patient, réduit austatut de "danger pour lui-même et la société", n'est plussoigné, mais simplement parqué. Franco Basaglia, en un gesteinédit et révolutionnaire, décide alors de rompre avec lastructure asilaire. Son asile psychiatrique n'est plus un espacefermé, mais ouvert. Les patients peuvent librement en sortir,les proches librement les visiter. Des assemblées générales,quotidiennes et non obligatoires, réunissent psychiatres,personnels soignants et patients, et permettent de fixerdémocratiquement les règles de la vie communautaire.
Nombre de pages
311
Date de parution
21/03/2012
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782918682189
Titre
L'Institution en négation
Auteur
Basaglia Franco ; Bonalumi Louis ; Di Vittorio Pie
Editeur
ARKHE
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
20120321
Nombre de pages
311,00 €
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Basaglia Franco ; Colucci Mario ; Di Vittorio Pier
Franco Basaglia (1924-1980), psychiatre, a été l'une des figures majeures de la psychiatrie dite "alternative", non seulement en Italie, où sa mise en cause de la condition des malades mentaux fut ratifiée par la Loi 180 décidant la fermeture des hôpitaux psychiatriques, mais aussi dans le monde, où il suscita une interrogation sur les "traitements" généralement "infligés" aux "fous". Ce dernier ouvrage, paru avant sa mort, se présente à la fois comme un bilan qui permet de comprendre le sens général de sa démarche et un programme de transformation de la psychiatrie. En 1979. Franco Basaglia (et l'expérience psychiatrique italienne) constitue une référence, mondialement reconnue, pour toute une génération politiquement et intellectuellement sensibilisée aux processus d'aliénation de l'individu - et ce bien au-delà du champ de la psychiatrie - qui cherche des alternatives aux "pseudo" solutions des institutions dites "totalitaires", dont elle dénonce les effets pervers et destructeurs. Dans un souci d'articuler sa position théorico-politique avec les contenus concrets de la pratique, Franco Basaglia situe ici la Loi 180 comme le moment décisif, certes, mais un moment seulement, d'un processus plus large qui vise à mettre en question et à transformer toute institution "instituante", quel que soit son objet (prison, éducation...). Il est notamment amené à préciser que le problème fondamental n'est pas tant la fermeture des hôpitaux que la médicalisation de la psychiatrie. Ainsi, cet ouvrage, historiquement situé, s'avère paradoxalement d'une brûlante actualité car les questions qui s'y trouvent posées et traitées interrogent les orientations et les choix retenus par la psychiatrie française, telle la pratique de secteur, mais aussi la situation préoccupante qu'elle traverse aujourd'hui. En aucun cas, Franco Basaglia, fidèle à son mode d'être, ne s'institue donneur de leçons; au contraire, il invite ses lecteurs à mettre en cause tout processus aliénant qui méprise l'homme en son humanité, en menant une réflexion exigeante dans un souci permanent et un profond respect de l'autre.
Dans le discours public ou la vie de tous les jours, les mots désignant des émotions et les productions culturelles qui les représentent et les expriment jouent un rôle crucial. L'étude de l'étymologie et de l'histoire de ces termes (comme "joie", "amour", "peur", "colère") et des constellations lexicales apparentées, offre une perspective ouverte sur notre propre temps. La généalogie sémantique et culturelle, de l'antiquité à nos jours, fondée sur des oeuvres ou événements précis, est un outil précieux pour mieux comprendre, voire critiquer ou maîtriser certains enjeux majeurs de notre monde contemporain, où les émotions persistent à nous mouvoir, à nous troubler et à nous construire.
Comment réparer ce qui est souvent décrit comme irréparable ? Comment se réapproprier son corps après un viol ? Pourquoi est-ce si difficile à penser et à accomplir ? Les violences sexuelles infligent à la chair, au langage et aux vies des victimes des dommages sévères et considérables. Par leur force destructrice et leur empreinte durable sur les corps, elles mettent en péril notre façon même d'habiter le monde et de nouer des relations avec les autres. Dès lors, comment penser la réparation sans en faire une injonction à guérir ? Peut-être cet "après" consiste-t-il en une nouvelle manière d'exister, d'habiter son propre corps et de retrouver une place dans le monde. En somme, de s'efforcer de redevenir sujet. La puissance de la parole individuelle et collective, le rôle d'autrui dans la reconnaissance des victimes, et la force de la vulnérabilité - comme reconquête d'une existence authentique - permettent d'esquisser les contours d'une nouvelle pensée de la réparation : ancrée dans le corps, à hauteur des expériences vécues et profondément politique. Cet essai propose un regard renouvelé sur l'expérience du viol, ses effets à long terme et les réponses que la société peut - ou devrait - apporter. Il répond au besoin de comprendre, dans toute sa profondeur et sa complexité, l'expérience même du viol, de lui donner du sens, pour reprendre corps, et s'engager sur le chemin, fragile, de la réparation.
Prince des Ténèbres, Porteur de Lumière ou Roi des Enfer, le Diable a autant de noms que de visages. Mais où est passé le monstre aux yeux exorbités, aux cornes d'ébène et à la gueule pestilentielle, la Bête vers qui convergent toutes les déchéances et les déviances du genre humain ? Grâce à une lecture brillante des textes et des images de la Renaissance et du Moyen Age, Daniel Arasse décrit l'irrésistible essor du Diable et révèle comment la culture humaniste a combattu cette ténébreuse créature médiévale pour la reléguer au rang de superstition. Pourtant, aujourd'hui, comme hier, Satan continue de hanter l'esprit des hommes. Mais depuis, nous lui avons prêté notre visage, nos habitudes, il est devenu une métaphore du "mal" qui ronge le coeur de l'humanité. Alors que la Bête ne danse plus dans les flammes de l'Enfer, le Diable n'est plus l'Autre de l'homme, le Diable est en l'homme.