Barzilai Martin ; Becker Annette ; Kra´lova´ Kater
CREAPHIS
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EAN :9782354282035
En 1942, les Allemands exproprient le cimetière juif de Thessalonique, alors le plus important d'Europe. Les pierres tombales seront utilisées comme matériel de construction dans la ville, par les Allemands puis par les Grecs. Le photographe Martin Barzilai est parti à la recherche de ces fragments de tombes disséminés en menant l'enquête autour de cette mémoire fantôme. A la suite de la Reconquista, Isabelle la Catholique expulse les juifs d'Espagne en 1492. Ils sont accueillis dans l'Empire ottoman, en particulier dans les Balkans et à Salonique. Ils représentent, au xviie siècle, la moitié de la population et, jusque dans les années 1920, sont majoritaires face aux communautés grecque et turque. Dans ce contexte, les juifs de Salonique conservent leur langue : le judéo-espagnol ou ladino. Le cimetière juif de Thessalonique est alors le plus important d'Europe. On estime qu'il contenait environ 300 000 tombes. Une grande partie des inscriptions en caractères hébraïques sur ces stèles ont un sens en ladino et non en hébreu, ce qui les rend difficilement déchiffrables de nos jours. En 1942, alors qu'ils tiennent la ville depuis un an, les Allemands exproprient le cimetière en échange de la libération de 6 000 travailleurs prisonniers juifs, contraints aux travaux forcés. Les pierres tombales seront utilisées comme matériel de construction, par les Allemands puis par les Grecs, notamment pour l'enceinte de la nouvelle gare ferroviaire et dans un grand nombre d'autres chantiers. Aujourd'hui, on les retrouve à travers toute la ville et au-delà. A cet effacement culturel, s'ajoute la destruction physique de la communauté. En effet, c'est à partir de février 1943, que furent appliquées les lois de Nuremberg imposant le port de l'étoile jaune et les restrictions de circulation. Les déportations eurent lieu entre mars et août 1943. Environ 54 000 juifs de Thessalonique furent exterminés, soit 96% de la population juive de la ville. Seule la communauté polonaise connut un taux d'extermination plus important. La plupart des juifs saloniciens furent gazés dans le camp d'Auschwitz Birkenau. Le photographe Martin Barzilai s'est rendu à plusieurs reprises à Thessalonique depuis 2018, à la recherche de ces fragments de tombes disséminés dans la ville, de ce qui a été rendu invisible, ces traces qui ont résisté au temps. De cette enquête il en a aussi tiré un journal et des entretiens avec des personnes concernées par cette mémoire fantôme. Deux historiennes interviennent en contrepoint pour éclairer cette histoire : Katerina Králová et Annette Becker. Quelles sont les traces de ce passé dans la ville et dans les mémoires ? Comment se manifeste cette présence fantomatique qui articule, dans un même lieu, présence et disparition ? Comment est-elle perçue par les habitants ?
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Nombre de pages
202
Date de parution
19/10/2023
Poids
620g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782354282035
Titre
Cimetière fantôme. Thessalonique
Auteur
Barzilai Martin ; Becker Annette ; Kra´lova´ Kater
Editeur
CREAPHIS
Largeur
172
Poids
620
Date de parution
20231019
Nombre de pages
202,00 €
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C'est dans le contexte effervescent de lutte contre le mur qu'est apparue l'idée de ce travail : représenter l'occupation. Mon choix s'est arrêté sur les refuzniks. Photographier ces jeunes qui choisissent de risquer la prison et l'ostracisme plutôt que de faire leur service, ou ces réservistes qui refusent de combattre, permet de parler de la violence de l'occupation sans la montrer directement. Je suis donc parti à la rencontre des refuzniks en juillet 2008. Au fil de nos rendez-vous, au cours des huit années qui ont suivi, j'ai vite perçu une complexité et une tension plus importantes que dans mon idée initiale", Préface d'Eyal Sivan.
Après le véritable plébiscite rencontré par son reflex numérique EOS 350D, Canon a fait évoluer son boîtier phare en l'adaptant aux dernières technologies photographiques de pointe. Le capteur CMOS de l'appareil comporte ainsi 10 millions de pixels. L'ergonomie a également été revue mais l'appareil reprend fondamentalement les mêmes clés qui ont assuré le succès planétaire de son aîné auprès des photographes amateurs. Après un bref exposé sur les technologies intégrées dans ce boîtier, ce livre abondamment illustré, écrit par deux photographes professionnels, montre systématiquement les résultats photographiques réels obtenus en explorant toutes les options et différents menus de l'appareil. Sans jamais se substituer au mode d'emploi, il explique en pratique et en détail comment mieux utiliser l'EOS 400D, en se basant sur des cas de prise de vue concrets et en proposant au débutant des réglages permettant d'obtenir rapidement des images qui " claquent " !
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La Bellevilloise, fondée aux lendemains de la Commune de Paris, sur les hauteurs de Belleville et de Ménilmontant, (Paris, XIXe et XXe arrondissements), a été l'une des sociétés les plus représentatives et les plus célèbres du mouvement coopératif français.Autour de la distribution de produits de consommation courante, La Bellevilloise a progressivement développé des oeuvres sociales, éducatives et culturelles étonnamment étendues. Les enfants pouvaient participer à son patronage et bénéficier de séjours en colonies de vacances. Les veuves ou les grévistes y trouvaient le soutien nécessaire pour faire face aux difficultés immédiates. On pouvait y apprendre l'espéranto ou la dactylographie, pratiquer un sport ou chanter, s'initier au théâtre ou assister à un concert donné par de grands interprètes, emprunter des livres à la bibliothèque ou venir danser à l'occasion de nombreuses fêtes, assister à la projection du Cuirassé Potemkine interdit par la censure ou suivre des conférences sur la tuberculose ou la guerre au Maroc, consulter un médecin ou se faire soigner les dents. ?uvrant très tôt aux côtés du Parti socialiste, puis du Parti communiste, La Bellevilloise fut un instrument particulièrement efficace de solidarité ouvrière et de socialisation politique. Son histoire mouvementée, retracée dans cet ouvrage, soulève des questions toujours d'actualité, entre autres : les économies sociales alternatives relèvent-elles de l'utopie ? l'organisation des consommateurs, conjointement avec celle des travailleurs, est-elle réalisable ? quels rapports la culture de masse peut-elle entretenir avec les avant-gardes culturelles ?
Résumé : A partir de petits carnets oubliés dans une maison abandonnée, Pas vu Maurice raconte la vie quotidienne d'un hameau du Haut-Forez dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, à 900 m d'altitude. Une histoire rurale disparue. Ces carnets, une quinzaine, de 1997 à 2000, ont été retrouvés parmi les matelas éventrés, les empilements de journaux et les bocaux de haricots périmés par le nouveau propriétaire de la maison, Claude Benoit à la Guillaume, photographe. Il les a montrés à sa plus proche voisine qui a bien connu la personne qui les remplissait. En découvrant et ouvrant ces carnets, Laurence Hugues a souhaité donner à entendre cette voix qui s'est tue. Elle a entrepris de transcrire ces textes de listes, très contemporains dans leur style, leur énoncé, leur répétition, sans affect même lorsque des morts surviennent et de les reprendre dans sa propre écriture, au sens de repriser, comme on répare un tissu. Le récit repose sur une part d'histoire de vie. Marie, paysanne, consigne son univers quotidien dans ces petits agendas recyclés en carnet de bord dans une écriture de plus en plus serrée au fil des années qui passent et la solitude qui s'installe chez elle. Elle y inscrit les travaux et les jours, les visites du neveu, Maurice (tel jour "vu", tel autre "pas vu"), le nombre de bocaux de confiture ou de haricots, le temps qu'il fait. Les notes se répètent à chaque saison, presque à l'identique, comme ces tâches répétées tout au long de sa vie et de la vie du hameau. Cette vie rurale disparue, ou presque, a aussi sa noblesse et de nombreuses vertus. Ténacité, frugalité, accord avec les saisons... un sens du travail en commun, de la communauté, même. A la lecture de ces chroniques de la vie ordinaire (infraordinaire aurait dit Georges Perec), Laurence Hugues a puisé dans ses souvenirs les motifs listés de la corvée de patates, la mise à mort du cochon, les slips qui battent au vent. Autour d'extraits des carnets elle propose une écriture à deux voix des moments de la vie de deux femmes, à des années de distance. Le photographe, de son côté, a documenté par l'image les carnets. Son travail, en contrepoint des écritures mêlées, donne à voir de très belles photographies au plus près du matériau même des agendas et des objets de l'univers de Marie. Dans l'imbrication d'une approche intime, documentaire mais aussi littéraire et artistique, se dessinent en creux deux portraits de femmes, au tournant du millénaire, dans un même lieu mais avec des vies bien différentes. C'est aussi une manière très concrète d'évoquer la désertification des villages. Mais ce double témoignage n'a pas seulement caractère d'archive. Il peut faire écho chez celles et ceux qui aujourd'hui sont tentés par une vie plus simple, plus sobre, loin des grands centres urbains.