Ethnographes et voyageurs. Les défis de l'écriture
Barthélemy Tiphaine ; Couroucli Maria
CTHS EDITION
35,00 €
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EAN :9782735506552
Je hais les voyages et les explorateurs. " Courte et sans appel, la célèbre première phrase de Tristes tropiques a servi de manifeste à des générations d'anthropologues qui ont opposé l'objectivité de l'écriture ethnographique et la rigueur des méthodes sur lesquelles elle reposait à la subjectivité des relations de voyages, tôt rangées au rang de divertissement futile. Ethnographie et voyage, pourtant, n'ont-ils pas toujours eu partie liée ? Peut-on encore opposer une appréhension scientifique de l'altérité à une appréhension poétique, intuitive et vagabonde qui traduirait surtout l'état d'esprit de l'observateur ? Les transformations qui ont travaillé en profondeur le champ des sciences sociales comme celui de la littérature ont, au cours de ces dernières années, radicalement remis en cause le bien fondé de telles distinctions. L'objectivité de l'ethnographe a souvent été dénoncée comme illusoire tandis qu'étaient réhabilités, à travers l'émergence de nouveaux genres littéraires, des types d'écriture qui, plus vibrants, plus engagés, plus personnels, étaient perçus comme mieux à même de traduire le sensible, de rendre compte de l'intraduisible. N'y a-t-il pas dès lors, entre l'écriture de l'ethnographie et celle du voyage bien des similitudes avouées ou inavouées ? Autant de questions que contribuent à éclairer les articles réunis dans le présent volume. Émanant d'historiens, d'ethnographes, de sociologues ou de spécialistes de littérature, elles témoignent de la diversité des expériences de l'altérité tout autant que des jeux de miroirs dans lesquels arts et sciences ont pu se réfléchir et se nourrir mutuellement.
Nombre de pages
279
Date de parution
06/03/2008
Poids
575g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782735506552
Titre
Ethnographes et voyageurs. Les défis de l'écriture
Auteur
Barthélemy Tiphaine ; Couroucli Maria
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
160
Poids
575
Date de parution
20080306
Nombre de pages
279,00 €
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L'élaboration de généalogies suscite aujourd'hui dans un vaste public un engouement fécond, soutenu par l'échange de savoir-faire et de données, et qui se traduit par une profusion d'expressions graphiques, au gré des choix personnels. Dans le même temps, la généalogie, longtemps cantonnée à l'histoire des "grands", se déploie dans le champ élargi de la génétique et des sciences humaines. Amateurs et scientifiques témoignent dans ce volume de la pluralité de leurs investigations, des singularités et des concordances qu'elles font apparaître. La construction d'un arbre généalogique ne renvoie-t-elle pas chacun à l'image de sa propre place dans sa parenté, donc à celle qu'il occupe dans la société ? Derrière le fait biologique de l'engendrement, toute généalogie ne reflète-t-elle pas en définitive les préoccupations, les aspirations et l'imaginaire des vivants ?
Barthélemy Tiphaine ; Combessie Philippe ; Fournie
Le terme " ethnographie " est aujourd?hui largement répandu dans l?ensemble des sciences sociales pour désigner tout à la fois une méthode et ses résultats : le travail qualitatif de collecte des matériaux de terrain, le corpus qui en résulte et le mode d?analyse qui en restitue l?analyse. Ce volume tonifie, en les réactualisant, le concept et la pratique ethnographiques. Anthropologues, ethnologues, sociologues, historiens, urbanistes, spécialistes du sport, chercheurs en sciences de l?éducation, tous montrent l?apport de l?ethnographie pour leur discipline. Cet ouvrage collectif ouvre des frontières entre des approches qui trop souvent s?ignorent.
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Peu étudiées jusqu'à présent, si ce n'est par les anthropologues dans le cadre des sociétés paysannes ou, plus récemment, par les économistes, les transmissions patrimoniales constituent pourtant un angle d'approche particulièrement propice pour tenter d'appréhender les configurations et les fonctions multiples de la famille dans les sociétés contemporaines. Souvent perçue aujourd'hui comme un espace d'intimité construit par les affects et les sentiments individuels, la famille, en effet, n'est-elle pas un lieu privilégié de circulation et de redistribution des richesses matérielles, à l'intérieur duquel normes juridiques, intérêts économiques et contraintes sociales font aussi sentir leur incidence ? Dans cette perspective, les articles réunis dans ce numéro visent à explorer différentes facettes des transmissions patrimoniales, pour en faire ressortir tantôt les spécificités locales, tantôt les régularités statistiques. S'inscrivant dans des traditions disciplinaires différentes - sociologique, anthropologique et économique - ils témoignent également de la diversité des approches théoriques et méthodologiques susceptibles de se croiser sur un même objet, pour en donner des vues qui, précisément parce qu'elles ne convergent pas nécessairement, sont à même de susciter des discussions à l'intérieur du vaste champ des sciences sociales.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.