Le royaume de l'insolence. L'Afghanistan, 1504-2001
Barry Michael
FLAMMARION
21,40 €
Epuisé
EAN :9782082101028
L'Afghanistan est entré dans l'histoire du monde - ou du moins dans la conscience du monde - une première fois avec l'invasion soviétique du 27 décembre 1979, une deuxième fois au lendemain des explosions du 11 septembre 2001, quand les Américains décidèrent d'y pourchasser les réseaux terroristes de l'islamisme international. Ces deux dates ne marquent pourtant que les ultimes et sanglantes étapes d'une longue et sourde lutte politique - surnommée le " Grand Jeu " par les Anglais des Indes au XIXe siècle - livrée par les Puissances pour dominer le c'ur stratégique de l'Asie : le plus souvent en pure perte. Car la chronique de l'Afghanistan depuis un demi-millénaire est aussi, voire avant tout, celle d'une résistance énigmatique et tenace contre tous les empires, où les montagnards opposent aux envahisseurs la plus déroutante des techniques de lutte : l'éparpillement en tribus et en clans, le refus de collaborer. Ainsi le pays profond sut-il toujours conserver son indépendance contre les Moghols, les Perses, les Britanniques, les Russes. Or, les plus archaïques mécanismes de combat de cette contrée que ses voisins nommaient autrefois Yâghestân, le Royaume de l'Insolence, viennent encore de prévaloir sous nos yeux : hier contre l'Année rouge, aujourd'hui pour abattre une théocratie mafieuse aux ramifications planétaires.
Nombre de pages
510
Date de parution
22/01/2002
Poids
557g
Largeur
136mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782082101028
Titre
Le royaume de l'insolence. L'Afghanistan, 1504-2001
Auteur
Barry Michael
Editeur
FLAMMARION
Largeur
136
Poids
557
Date de parution
20020122
Nombre de pages
510,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'Afghanistan est entré dans l'histoire du monde - ou du moins dans la conscience du monde - une première fois avec l'invasion soviétique du 27 décembre 1979, une deuxième fois au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, quand les Américains décidèrent d'y pourchasser les réseaux terroristes de l'islamisme international. Ces deux dates ne marquent pourtant que les ultimes et sanglantes étapes d'une longue et sourde lutte politique livrée par les Puissances pour dominer le coeur stratégique de l'Asie - le plus souvent en pure perte. Car la chronique de l'Afghanistan depuis un demi-millénaire est aussi, voire avant tout, celle d'une résistance énigmatique et tenace contre tous les empires, où les montagnards opposent aux envahisseurs la plus déroutante des, techniques de lutte: l'éparpillement en tribus et en clans, le refus de collaborer. Ainsi le pays profond sut-il toujours conserver son indépendance contre les Moghols, les Perses, les Britanniques, les Russes. Or, les plus archaïques mécanismes de combat de cette contrée que ses voisins nommaient autrefois Yâghestân, le Royaume de l'Insolence, viennent encore de prévaloir sous nos yeux: hier contre l'Armée rouge, aujourd'hui face à une coalition occidentale désormais entravée dans sa lutte contre une résistance fanatisée arc-boutée sur les confins afghanopakistanais, mais aux ramifications planétaires.
Les racines du drame afghan Au moment crucial où les troupes américaines quittent l'Afghanistan, ce livre fait comprendre comment l'histoire de ce pays et le contexte géopolitique régional et mondial ont conduit au drame d'aujourd'hui. Par le titre-choc de son ouvrage, Michael Barry souhaite relayer le cri d'alarme de ce pays martyr, l'Afghanistan, qui se voit actuellement menacé de retomber sous le joug des Tâlebân. Avec sa grande connaissance de l'histoire de cette zone de l'Asie centrale, à la fois carrefour de civilisation et en butte aux convoitises des différents prédateurs mondiaux , il reprend pas à pas les étapes qui ont mené à la situation actuelle, démonte les ressorts de telle ou telle décision, relève les bévues, dénonce les responsabilités. Il analyse de façon lumineuse les différentes tendances des mouvements islamistes, l'illusion qu'a constitué l'instauration d'un Etat communiste et laïque, la montée d'al-Qâ'ida et de Dâ'esh, le rôle complexe du Pakistan. Américain ayant vécu de près, en acteur de Médecins du Monde, bien des épisodes tragiques, il montre comment son pays a, jusqu'à aujourd'hui, manqué de considération à l'égard d'une population dont il ignorait la culture et qu'il considérait à tort dans son ensemble comme arriérée, violente, dangereuse.
Behzâd, enlumineur figuratif né au XVe siècle dans le royaume centrasiatique de Hérât (actuel Afghanistan), reste le plus grand nom de toute l'histoire de la peinture musulmane d'Orient: maître incontesté de cet art dit de la "miniature persane" et personnage mythique qui aurait insufflé son style à l'illustration de tous ces manuscrits exquis copiés pour les sultans d'Istanbul, d'Ispahan et de Delhi. Reconstituer le catalogue de l'?uvre authentique de Behzâd demeure donc une exigence centrale pour rédiger l'histoire raisonnée de l'art figuratif d'une civilisation entière. Ce livre, visuellement très riche, va plus loin qu'une pure critique de la forme. Son étude poussée des peintures de Behzâd et de ses disciples dégage, pour la première fois, l'ensemble du langage allégorique caché dans ces images gemmées: avec le sens précis de chaque personnage, geste, fleur, bijou, arme, rocher, arbre ou animal. En outre, nombre des calligrammes introduits à dessein par Behzâd dans ses décors d'architecture, jamais déchiffrés jusqu'ici, se révèlent être des textes de Maître Djâmî (1414-1492), l'autorité religieuse la plus éminente et la plus respectée du monde islamique de l'époque. Or, les vers de Djâmî cités par le peintre signifient l'approbation totale, par un haut clerc de l'Islam, de l'art même de l'enluminure figurée. Les implications de cette connivence entre un peintre de cour et le plus célèbre théologien musulman de son temps sont révolutionnaires, car elles renouvellent notre compréhension du rôle paradoxal dévolu aux arts figuratifs, dans le contexte d'un islam traditionnel que l'on a cru longtemps sévèrement hostile aux images. Ce livre, véritable déchiffrage de hiéroglyphes visuels, en restitue le propos et s'inscrit donc de manière délibérée dans la lignée des travaux d'Emile Mâle sur le symbolisme de l'art médiéval chrétien. L'histoire de l'iconographie islamique accuse un bon siècle de retard sur l'étude du Moyen Age byzantin ou occidental. Or, la peinture de Behzâd, comme celle de ses grands contemporains russes ou flamands, reste tout autant chargée de sens: car la "miniature persane", comme sa s'ur gothique, est bien un art sacré.