Toni Morrison et l'écriture de l'indicible. Minorations, fragmentations et lignes de fuite
Barroso-Fontanel Marlène
L'HARMATTAN
40,00 €
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EAN :9782343199214
Par l'écriture, Toni Morrison met en lumière les voix de protagonistes occultées par l'esclavage, des voix confrontées à une double, voire triple marginalité par l'institution esclavagiste. Elle propose ainsi une ré-écriture de l'Histoire au travers de sa trilogie historique, composée de Beloved, Jazz et Paradise, déjà en germe dans son second roman, Sula. À travers l'étude de ces quatre romans, cet ouvrage se propose de mettre au jour la généalogie de l'indicible dans l'oeuvre de Toni Morrison, mais aussi d'analyser le lien dynamique entre minoration et écriture chez cette auteure qui a toujours revendiqué son statut de romancière noire américaine. Les femmes occupent une place centrale dans ce corpus car, à la minoration raciale qui relègue déjà les Africains-Américains en marge de la société américaine, s'ajoute pour les femmes noires la minoration sexuelle.
Nombre de pages
360
Date de parution
02/09/2020
Poids
554g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343199214
Titre
Toni Morrison et l'écriture de l'indicible. Minorations, fragmentations et lignes de fuite
Auteur
Barroso-Fontanel Marlène
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
554
Date de parution
20200902
Nombre de pages
360,00 €
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L'artiste rebat les cartes. "Je hais les voyages et les explorateurs" écrivit Claude Lévi-Strauss à l'entrée de Tristes tropiques. Pas les exploratrices. Cristina Barroso est née à São Paulo, au Brésil, elle vit à Stuttgart où coule le Neckar, elle fait une halte sur les bords de la Seine, à la Maison de l'Amérique latine. Son regard est éloigné mais son lointain est toujours intérieur. Si bien qu'on ne se baigne jamais deux fois dans sa même rivière intérieure. Une exposition qui aurait enchanté Elisée Reclus, géographe universel, anarchiste et écologiste visionnaire, lui qui écrivit comme s'adressant à Barroso son merveilleux cycle des eaux. Apollinaire disait, parlant de Jarry, dans Le flâneur des deux rives : "Il était sorti trempé du lit où s'écoulait son onde". Découvrant son exposition à l'orée de la Saison brésilienne, sous le regard éclairé du commissaire Léo Marin, nous sortons trempés du lit de la rivière intérieure où s'écoule l'onde amazonienne qui pousse C. Barroso.
La Havane, 1959. Martin Losada, après plusieurs années passées dans les geôles franquistes, débarque à Cuba. Il pense y retrouver son ami, Albert Dalmau. Idéalistes reconvertis dans le banditisme, ils avaient ensemble pillé quelques banques pour venger les républicains de leur défaite. Jusqu'au jour où les choses avaient mal tourné. Mais à La Havane, où Albert Dalmau a, semble-t-il, mené grand train pendant quelque temps, personne ne sait ce qu'il est advenu de lui. Personne sauf, peut-être, la Maffia. Avec l'aide d'un chauffeur de taxi, ex-champion de boxe poids lourd, aussi candide et bon que noir de peau, Martin Losada va devoir se lancer dans une longue et dangereuse enquête. Hommage au roman noir américain, Des fourmis plein la bouche fait revivre, au rythme des boléros et sons, les splendeurs coloniales d'une Havane étalant sur le Malecon ses casinos et maisons de jeu peuplés de gangsters et de fonctionnaires corrompus, tandis que s'effondre le régime de Batista et que Fidel Castro est aux portes de la capitale.
Barroso Jose ; Lermusieaux Jocelyn ; Mouhoubi Samy
Coupes du monde et politique, un siècle d'histoires sulfureuses. Menaces de boycott sportif et diplomatique, morts de milliiers d'ouvriers migrants sur les chantiers de construction des nouveaux stades, soupçons sur les conditions d'attribution : s'il est celui de tous les scandales, le Mondial 2022 au Qatar restera aussi, quelle que soit son issue, comme celui du triomphe total du "soft power". L'apothéose d'un siècle de liens sulfureux entre Coupes du monde de football, politique et géopolitique, dont ce document, aboutissement d'un colossal travail d'enquête, retrace les épisodes les plus marquants en vingt-deux histoires passionnantes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...