Barrat Jacques ; Ferro Coline ; Wang Charlotte ; K
SPM LETTRAGE
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EAN :9782901952770
Au sein de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan présente toute une série de caractéristiques géopolitiques originales. Ce pays doublement enclavé, beaucoup plus peuplé que ses voisins, a une population jeune et dynamique mais dont une part importante est restée rurale. Cultivateurs sédentaires dans des oasis de piémonts plus que millénaires, les Ouzbeks ont fait montre depuis leur indépendance récente d'une grande prudence économique et politique. Elle leur a permis de maintenir une croissance forte et pérenne, de moderniser leur économie et d'évoluer certes lentement mais sûrement vers une société qui se rapproche peu à peu des standards occidentaux en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme. Ce " gradualisme " voulu par le Président Karimov a par ailleurs permis à son pays de résister avec succès à la crise financière mondiale de fin 2008. L'Ouzbékistan est par ailleurs un pays assez riche. Riche de ses matières premières et des sources d'énergie que renferme son sous-sol. Riche de la qualité d'une paysannerie qui a su tout en préservant des techniques de culture jardinatoire les hausser au niveau des exigences d'une agriculture moderne. Riche d'une industrie et d'un secteur tertiaire qui, eux aussi, sont en voie de modernisation rapide. Riche du niveau de scolarisation très élevé de ses habitants. Riche enfin d'un patrimoine culturel dont la simple évocation fait rêver : Boukhara, Khiva, Samarcande,Tachkent... Carrefour naturel de l'Asie centrale, l'Ouzbékistan est doté aussi de caractères géostratégiques qui en font un pays qui s'inscrit dans un nouveau grand jeu. Contrairement aux XIXe et XXe siècle où ce grand jeu s'intégrait dans un monde bipolaire (russo-anglais puis soviéto-américain), il se joue aujourd'hui dans un contexte multipolaire avec au minimum trois partenaires : la Russie, les Etats-Unis, la Chine. À l'échelle régionale, l'Iran, la Turquie et à un moindre niveau la Chine n'ont pu vraiment profiter du retrait russe pour créer une nouvelle sphère d'influence. Quant aux mouvements islamistes, marqués par leurs caractères transnationaux, ils sont à la fois trop nombreux, trop éparpillés, trop rivaux pour servir de facteurs d'unité à cette terre musulmane. Toutefois, grâce à la qualité et à l'habileté de la diplomatie déployée par Tachkent ces dernières années, l'Ouzbékistan s'est hissé au niveau d'une puissance régionale incontournable. II l'a montré, en particulier lorsqu'il a été de juin 2009 à juin 2010 à la tête de l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghai). Ce pays a pu prouver à cette occasion combien il avait su mesurer et prendre en compte de manière pragmatique, les nouveaux grands équilibres et déséquilibres d'une planète de plus en plus globalisée.
Nombre de pages
216
Date de parution
04/01/2011
Poids
320g
Largeur
142mm
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EAN
9782901952770
Titre
Géopolitique de l'Ouzbékistan
Auteur
Barrat Jacques ; Ferro Coline ; Wang Charlotte ; K
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
142
Poids
320
Date de parution
20110104
Nombre de pages
216,00 €
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Le Burkina Faso, ancienne Haute-Volta, compte statistiquement parlant parmi les pays les plus pauvres de la planète. Mais grâce au dynamisme, au courage et au sérieux de ses habitants, héritiers pour la plupart des valeurs de l'ancien empire mossi, le Pays des Hommes intègres a aujourd'hui, en Afrique de l'Ouest, l'image d'une nation solide, raisonnable et fiable. Il est vrai que son rayonnement intellectuel et culturel, bien supérieur à ce qu'on serait en droit d'attendre d'un PMA sahélien, le place au sein des pays francophones les plus doués et les plus remarquables, comme le montre par exemple le prestige qu'il a pu acquérir dans le domaine du septième art. Par ailleurs, le Burkina Faso a su jouer, ces dernières années, un rôle diplomatique déterminant dans la prévention et la solution des crises et des conflits qui ont failli déstabiliser une Afrique subsaharienne qui s'ouvre, depuis peu, à la mondialisation. La collection Géopolitiques du XXIe siècle, dirigée par le Professeur Jacques Barrat, a pour objectif de fournir une analyse géopolitique des grands espaces économiques et culturels, ainsi que des principales constructions politiques et nations du monde.
Barrat Jacques ; El Zein Derek ; Ferro Coline ; Ba
Le 21 mai 2011 à Yamoussoukro, se tenait la cérémonie d'investiture du Président ivoirien Alassane Ouattara en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat dont Nicolas Sarkozy et de Ban Ki-moon, Sécrétaire général de l'ONU. Cet événement qui symbolise le retour à la démocratie en Côte d'Ivoire intervenait après dix années d'une crise qui, d'économique était devenue politique puis globale, car au cours de ces deux dernières années on avait pu constater l'effondrement du pays dans pratiquement tous les domaines. Le refus pendant cinq ans de Laurent Gbagbo d'organiser des élections présidentielles puis sa volonté par la suite d'en ignorer le verdict parce qu'il lui était défavorable, laissera sans aucun doute pour longtemps des traces profondes et traumatiques dans ce pays qui avait été le phare de l'Afrique noire francophone au lendemain des indépendances. Faut-il rappeler que cette ancienne vitrine de la coopération française est encore aujourd'hui confrontée aux problèmes du sous-développement, en même temps qu'elle doit relancer une économie tombée au plus bas et rasséréner des esprits encore choqués par des souvenirs de pillages, d'exactions, de déplacements de population. Certes, le milieu naturel ivoirien est riche. Mais il est aussi en danger. Certes, la population du pays est jeune, dynamique, de plus en plus citadinisée. Mais elle est demeurée un puzzle d'ethnies encore trop souvent rivales, comme l'a montré la guerre civile qui a ravagé ces dernières années les espaces et les esprits. Pourtant, le père de la nation, Félix Houphouët-Boigny avait su en faire un pays en plein essor en choisissant dès le début de l'indépendance l'économie de marché alors que plusieurs de ses voisins s'enlisaient dans les déboires d'un socialisme à l'africaine, disparu aujourd'hui. De fait, ce sont des turbulences économiques qui ont provoqué peu après la mort du " vieux " la fin du " miracle ivoirien ", et ce, parce que le pays était sans doute trop dépendant des cultures de rente. Cette dégradation a eu pour conséquence une lente désagrégation des structures politiques de la nation qui s'est parallèlement traduite par l'émergence d'une forte hostilité vis-à-vis des étrangers. Le pays allait même jusqu'à connaître la guerre civile, la partition et le jeu de pouvoirs factieux. Cela est d'autant plus étonnant que la tolérance politique et religieuse avait auparavant facilité l'installation sur le sol ivoirien de plus de 4 millions d'immigrés. On a pu croire un moment, à partir des années 2007, que la reprise économique était au rendez-vous dans un contexte national et international apaisé. Il n'en fut rien et ces deux dernières années furent sans doute les plus mauvaises que les Ivoiriens aient connues depuis l'indépendance, malgré les efforts développés par le gouvernement d'Union nationale dans l'attente d'élections présidentielles sans cesse repoussées. Enfin organisées, elles donnèrent la victoire à Alassane Ouattara. Les troubles qui s'en suivirent menèrent la crise à son paroxysme. L'arrestation de l'ancien chef d'Etat donna un coup d'arrêt à cette descente aux enfers. Exsangue aujourd'hui, la Côte d'Ivoire devra se relever, panser ses plaies tant physiques que morales et retrouver son unité. C'est la tâche ardue qui attend le Président Alassane Ouattara. Il reste aussi à espérer que revenue à la démocratie, la Côte d'Ivoire puisse, aidée par des pays amis et les institutions internationales, reprendre en matière économique sa place de " poumon vital " de l'Afrique de l'Ouest. Le pari est difficile. Il peut être tenu.
Fils d'un notaire de Montauban, René Bousquet devint en 1929, à l'âge de 20 ans, chef de cabinet du préfet de Tarn-et-Garonne. Sa conduite courageuse au cours de graves inondations en mars 1930 lui valut la Légion d'honneur à titre exceptionnel. De 1930 à 1938, il fait partie de différents cabinets ministériels. Il est nommé en 1940, à l'âge de 30 ans, préfet de la Marne, puis préfet régional, avant d'être appelé par Pierre Laval en avril 1942, comme secrétaire général de la police de Vichy. A-t-il cédé aux exigences allemandes en acceptant de livrer les juifs étrangers en zone occupée ? A-t-il agi de sa propre initiative par un froid calcul de technocrate policier ? Basée sur de nouveaux documents et témoignages, cette biographie reconstitue le contexte de l'époque, en particulier celui de la mise en application de la Solution finale de la question juive à l'échelle européenne, dès 1940. Surtout, il convient de rappeler, ce que de nombreux historiens français oublient que ce n'est pas Vichy qui a pris l'initiative de déporter et d'exterminer les Juifs, mais les nazis qui dominaient toute l'Europe. Vichy a certainement été complice en acceptant la Collaboration d'Etat, mais pouvait-il faire autrement ? A Vichy on a aussi essayé de limiter la mainmise allemande, on a discuté et tenu tête aux Allemands. Si 75 % des Juifs ont eu la vie sauve en France, c'est d'une part parce que des Français et des Françaises ont eu le courage de désobéir et de secourir des Juifs, et c'est aussi parce qu'à Vichy, certains n'appliquaient pas avec zèle les lois et ont pris des initiatives pour faire échouer les plans de déportations des Allemands. Bousquet fait partie de ces fonctionnaires - ministres, secrétaires d'Etat, policiers, gendarmes, maires, préfets - qui ont eu le courage d'agir discrètement à l'encontre des exigences du gouvernement de Vichy et des autorités allemandes. Cette biographie propose une histoire plus nuancée et vient combler les "trous noirs" de l'historiographie.
Clément de Metternich est un prince de la diplomatie du XIXe siècle. Allemand de la vallée du Rhin, par son père, et Alsacien par sa mère, il va se mettre au service de l'Autriche pendant toute sa carrière. Il servira les Habsbourg pendant près de 40 années en tant qu'ambassadeur puis ministre des Affaires étrangères. Metternich cumulera ces fonctions diplomatiques avec celles de chancelier sur les 27 dernières années de son parcours qui s'arrête en 1848, chassé qu'il est du pouvoir par la Révolution. Pendant la première partie du XIXe siècle, il aura été l'homme fort de l'Empire d'Autriche. Son principal adversaire, jusqu'en 1815, sera l'empereur Napoléon Ier. Il le craint et donne l'impression qu'il se soumet à lui. Il favorise son mariage avec Marie-Louise, la fille de l'empereur d'Autriche, François II. En fait, Metternich va sournoisement combattre l'empereur des Français et va exploiter ses erreurs pour obtenir, avec les autres pays européens, sa reddition. Napoléon comprend à qui il a affaire et assez tôt, il dira de lui : "Monsieur de Metternich ment très bien, il est tout près d'être un homme d'Etat". Grand manipulateur, grand séducteur, Metternich saura convaincre aussi bien les hommes politiques que les femmes. Il aura trois épouses légitimes et, successivement, au moins une douzaine de maitresses officielles, pour la plupart impliquées dans la diplomatie européenne. En 1815, le Congrès de Vienne, qu'il préside, sera le moment fort de sa carrière. Face aux souverains et aux chefs de gouvernement du moment, il usera de ses exceptionnels talents de négociateur pour remettre les pays européens dans des frontières équilibrées. Ce continent sera orienté sur le chemin de la paix grâce au "système Metternich". Ce dictionnaire pédagogique de deux cent soixante notices vous aidera à découvrir et à comprendre les multiples facettes de ce personnage, européen avant l'heure, qui est aussi complexe que fascinant. La vie de Metternich est plus extravagante que la plupart des histoires romancées
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Pinot Anne ; Réveillard Christophe ; Guillebon Ala
Le retour de la Russie sur l'échiquier géopolitique est une actualité qui nous interroge, tant les évolutions sont rapides et les changements profonds. Après avoir analysé les déterminants intérieurs de la Russie, l'ouvrage évoque les rapports qu'entretient le pays avec son "étranger proche" puis la projection de sa géopolitique dans une dimension mondiale. Fruit de nouvelles études sur l'actualité des fondamentaux de la puissance russe - le territoire, l'appareil militaire et la richesse énergétique - ce travail complète également les connaissances à propos des questions de démographie et de cohésion sociale et religieuse.